Salade de fenouil, Ossau Iraty et noix du Brésil

Ecrit et réalisé par Very Easy Kitchen





J’ai passé les fêtes de Pâques tranquillement à Annecy et plutôt sous un beau soleil. Nous n’avons pas encore commencé le potager et vivons encore avec les légumes de cet été (pois gourmands) et de cet hiver (chou-fleur) qui ont été congelés ou ceux qui sont encore en terre comme les poireaux. Nous avons quand même acheté quelques légumes primeurs : fenouil, radis et asperges. Mais ma mère trépigne déjà et prépare ses futurs plans de salades dans des jardinières. Graines et plans de pommes de terre sont prêts à être plantés dès que le temps permettra de labourer le potager. Ensuite il faudra suivre les lunes pour effectuer les diverses plantations. On ne change pas les traditions et notamment celle de la chasse aux oeufs avec mes nièces qui en font une compétition dès le réveil. Le plus drôle est de les cacher sans que Emy, le golden retriever du voisin ne les récupère derrière notre dos. Pas facile pour elle de comprendre pourquoi on cache de la nourriture dans les creux des arbres ou dans les tulipes.

Quant aux 3 chats, ils vaquent à leurs occupations dans les vergers et les haies, et viennent à peine faire leur pause croquettes à la maison. Juste le temps de vérifier qu’ils n’ont pas de tiques ou de blessures et ils repartent à leur chasse aux campagnols (ou à leur sieste dans la grange). Dans 3 semaines quand je reviendrai, les pommes de terre pointeront j’espère, le bout de leurs feuilles dans le potager.




Le fenouil s’est transformé en une belle salade avec des lamelles d’Ossau Iraty et de noix d’Amazonie ou noix du Brésil : pas très locavores mais les grosses noix du Brésil sont délicieuses légèrement grillées et concassées. Etrangement c’est l’aliment qui contient la plus forte radioactivité naturelle.
Quant à l’Ossau Iraty, ce fromage basque/bearnais est un pur brebis AOP à pâte pressée non cuite, que j’aime quand il devient un peu sec. Coupé en fines lamelles il est parfait dans les salades.


Salade croquante de fenouil, Ossau Iraty et noix d’Amazonie 
Adapté d’une recette du magazine Saveurs (avril 2010) 
pour 2 personnes 
1 bulbe de fenouil 
4 radis 
60 g d’ossau iraty plutôt bien affiné 
60g de pain de campagne en tranches finement grillées 
30 g de noix d’amazonie (ou noix de macadamia) 
Huile d’olive 
Vinaigre de vin 
1 jus d’un demi citron 
Persil plat 
Cerfeuil 


Préparez votre vinaigrette en mélangeant 2 cuillères d’huile d’olive, le vinaigre et le demi jus de citron. Salez et poivrez. Coupez le fenouil à la mandoline en tranches fines. Faites de même avec les radis. Coupez l’ossau iraty en fines lamelles comme vous le feriez avec un parmesan. Faites griller le pain de campagne et les noix du Brésil au four. Concassez noix et tranches de pain quand elles sont devenues croustillantes. Mélangez le fenouil, quelques brins de persil plat et de cerfeuil, les fines tranches de radis, les noix et le pain. Versez la vinaigrette. Mélangez et servez avec les fines lamelles d’Ossau iraty.


A déguster avec un coteaux d’Aix-en-Provence.

Vous aimez le fenouil, suivez le lien avec deux recettes de Gilles Choukroun, que j'avais particulierement appréciées.

Tsatsiki de fenouil


Salade de pêches aux 2 fenouils



Le risotto au citron et mondeghili à la milanaise de Federica

Ecrit et réalisé par Very Easy Kitchen


Je vous ai déjà parlé des fabuleux Sbrisolona mantovana du Caffè dei Cioppi, ce petit restaurant du 11ème arrondissement qui ne désemplit pas. Une cuisine simple avec de bons produits comme en Italie, rien de mieux pour profiter d’un bon plat tout en passant un minimum de temps en cuisine. Dans un Elle du mois de février, j’ai vu que Federica, copropriétaire du Caffé proposait la recette préférée de son sicilien de mari Fabrizio, un risotto au citron et des boulettes à la milanaise (mondeghili). Et moi, je ne résiste pas à des boulettes maison... ou alors c’est au risotto auquel je ne résiste pas, je ne sais plus mais c’était drôlement bon. La cuisine milanaise est riche : safran (pour le risotto), panure (pour l’escalope), viande de veau (osso bucco) ou les magnifiques Panettone pleins de fruits confits.






Risotto au citron et mondeghili à la milanaise
Pour 2 personnes
300g de veau haché
200g de riz Carnaroli (j’ai pris un Arborio aux grains plus ronds)
1 oeuf
1/2 oignon doux
25g de beurre
15 cl de vin blanc
1/2 litre de bouillon de poule
270g de parmesan
100g de chapelure
1 gros citron bio car nous utiliserons le zeste uniquement.
huile d’olive
sauge ciselée
sel et poivre


Dans un saladier, mélangez le veau haché, l’oeuf entier, la chapelure, 200 g de parmesan, poivrez largement, rajoutez la sauge et salez un peu car parmesan et chapelure sont déjà salés. Federica met du lait mais je n’en ai pas mis car je n’aime pas que la farce soit trop liquide.
Mélangez à la main afin d’obtenir une farce avec laquelle vous pouvez façonner des boulettes. Vous pouvez en préparer d’avance et les congeler pour les plus organisés. Gardez les au frais.
Préparez un risotto de façon très classique. Faites suer dans une sauteuse, l’oignon coupé en petits dés et le riz dans un mélange de beurre et d’huile d’olive. Quand le riz a bien absorbé le gras, mouillez avec le vin blanc en restant toujours sur feu vif. Diminuez le feu et versez une louche de bouillon. Recommencez par petites louches jusqu’à absorption. Votre risotto est cuit au bout de 18 minutes. N’oubliez pas de remuez régulièrement afin que la cuisson du riz soit homogène et que l’amidon se libère rendant le riz crémeux. Coupez le feu, ajoutez le zeste d’un citron bio, une grosse noix de beurre et 70g de parmesan rapé. Mélangez et couvrez pour 2 minutes environ pour bien finir la cuisson. Pendant ce temps vous aurez fait revenir à feu vif vos boulettes dans un mélange de beurre et d’huile d’olive. Elles cuisent en 10 minutes et doivent être bien dorées. Servez bien chaud avec le risotto et supplément de zestes de citron et de sauge pour ceux qui le souhaitent.



Un plat parfait pour le printemps.
Pour la recette des sbrisolonas, c'est ici.




Oeuf en croute de pain et gelée d'orange sanguine à la noix de coco

Ecrit et réalisé par Very Easy Kitchen


J’aime les blogs de cuisine anglo-saxons totalement décomplexés qui nous proposent de savants mélanges de cuisine bio, de comfort-food, de plats fusions, et de pâtisseries totalement régressives frisant l’overdose de sucre. Les auteurs s’amusent et sont très loin des codes de la cuisine européenne. De la côte Ouest nous vient un de mes blogs préférés : Spoon Fork Bacon, tenu par deux filles Teri et Jenny qui mixent cuisine asiatique (surtout coréenne), classiques américains et cuisine saine californienne. Photos et graphismes sont clairs, lisibles et modernes. J’aime beaucoup aussi le blog Inspiring the everyday, qui surfe sur la tendance nature et cool comme d’autres mais les recettes sont trop jolies pour que l’on puisse y résister.


 Les deux recettes que je vous propose dans ce post sont inspirées par ces deux blogs. La première recette est un plat que Teri ou Jenny servent au petit-déjeuner : un petit pain creusé dans lequel elles font cuire un oeuf en omelette mélangé à des herbes que l’on peut varier en fonction des saisons. Facile et un effet assez waouh plus original que l’oeuf servi en ramequin ou à l’assiette. Et si le morceau de pain est trop gros, on le coupe en grosses tranches.







Oeufs en croute de pain.
Par personne
1 oeuf
1 petit pain (ici le petit pain vient de chez Gontran Cherrier) ou un buns
1/2 oignon nouveau émincé 2 morceaux de coppa grillé ou dés de jambon ou dés de chorizo
1 cuillère à soupe de crème fraiche épaisse herbes (coriandre, cerfeuil, persil ou autre)
un légume : poireau émincé, asperges, céleri branche, épinards...
un fromage : gruyère rapé, fromage de chèvre, bleu...
Sel et poivre


Préchauffez votre four à 180°C. Coupez un chapeau dans votre petit pain et creusez le légèrement afin de laisser de la place pour le mélange oeuf. Faites griller la coppa. Dans un saladier, battez votre oeuf en omelette avec la crème épaisse, rajouter les herbes ciselées, la coppa grossièrement émiettée, l’oignon tranché en fines rondelles, les légumes en petits morceaux et déjà pré-cuits. Rajoutez le fromage. Le mélange ne doit pas être trop liquide sous peine de transpercer la croute de pain. Salez et poivrez à votre convenance. Remplissez généreusement le petit pain et placez le dans un plat allant au four. enfournez pour 20 minutes environ. Servez chaud.

Idéal pour un repas rapide ou pour un brunch avec une belle salade.






La seconde recette m’a permis de profiter des oranges sanguines que l’on trouve encore sur les étals. Elles sont présentées en gelée accompagnées d’une pannacotta à la noix de coco. En petite verrine, elles peuvent être un pré-dessert ou un petit dessert de brunch.





Gelée d’orange sanguine, pannacotta à la noix de coco
Pour 4 personnes
Les suprêmes de 2 oranges sanguines
2 verres moyens de jus d’orange sanguine
1 feuille et demi de gelatine
2 cuillères à soupe de sirop d’agave
20 ml de crème de coco
20 ml de crème liquide
1 cuillère de sirop d’agave
1 feuille de gélatine.
Décoration selon vos envies et vos placards


Prélevez les suprêmes des oranges sanguines et réservez les. Dans une petite casserole, versez le jus des oranges et la gélatine qui aura ramolli dans un peu d’eau froide . Mélangez la bien au jus des oranges et au sirop d’agave en faisant chauffer doucement le liquide sans atteindre l’ébullition. Dans des verres, placez les suprêmes d’orange sanguine et versez dessus la gelée jusqu’au 3/4 des verres. Placez au froid quand le liquide a refroidi pour au moins deux heures. Préparez la panna cotta en mélangeant la crème de coco, et la crème liquide dans une casserole en leur rajoutant une feuille de gélatine ramollie et essorée. Vous pouvez sucrer le mélange avec un peu de sirop d’agave. Faites également chauffer le mélange sans atteindre l’ébullition. Laissez tiédir avant de couvrir les gelée d’orange qui auront déjà pris au réfrigérateur. Laisser prendre la pannacotta pendant deux heures au réfrigérateur avant de décorer (tranches fines de kumquats confits, violettes, copeaux de noix de coco, copeaux de chocolat blanc, etc). Laissez faire votre imagination.



Allez un peu de musique pour finir avec encore un groupe français... Y'a pas que les anglosaxons dans la musique.





Crème caramel selon Thoumieux (JF. Piège) - Borough Market (Londres)

Article écrit et réalisé par Very Easy Kitchen




La Brasserie Thoumieux revit depuis quelques années, grâce à la reprise des fourneaux par le médiathique Jean-François Piège. Un restaurant gastronomique, un hôtel et des salons privés sont venus compléter l’offre de la brasserie. L’endroit est sympa, aux tarifs du quartier (donc pas donné le soir et le week-end mais le menu est intéressant à midi). La carte change régulièrement mais de grands classiques comme la crème caramel sont proposés en permanence.






Crème caramel selon Thoumieux
Pour 6 crèmes caramel
100g de sucre en poudre
40g de crème liquide
35 g de beurre salé au sel de Guérande
4 jaunes d’oeufs et un oeuf
70 g de sucre
35 cl de lait entier + 1 petite brique de crème liquide
1 gousse de vanille grattée


Préchauffez votre four à 180°C. Préparez 6 verres à tapas ou contenants allant au four. Préparez le beurre en le coupant en morceaux et préparez la crème liquide. Ayez tout sous la main car le caramel n'attend pas. Faites votre caramel : versez le sucre dans une casserole à fond épais sur feu moyen et à sec attendez qu’il caramélise. Une fois qu’il devient légèrement brun, coupez le feu et versez la crème et le beurre. Mélangez bien pour obtenir un caramel fluide et homogène. Si vous l’aimez plus salé, rajoutez quelques grammes de fleur de sel. Versez une belle cuillère de caramel dans le fond de chaque verre.


Faites bouillir le lait, la crème et la vanille grattée. Fouettez les oeufs avec le sucre. Une fois que le lait bout, versez le en mince filet sur le mélange oeuf/sucre. Mélangez bien votre crème. A l’aide d’une petite louche, versez délicatement votre crème sur le caramel en évitant qu’ils ne se mélangent. Placez au four pour 35 minutes à 180°C. Dégustez tiède ou froid. Le caramel remonte du fond du verre et éclate à la surface.

La prochaine fois je ne mettrai pas de vanille car elle disparait derrière le caramel.







Borough Market
Quelques images d’un des plus beaux marchés de Londres, le Borough Market
A 15 minutes de la magnifique gare de Saint-Pancras International par la Northern Line (descendre à London Bridge), aucune raison de le zapper lors de votre prochain week-end à Londres. Je m'y suis rendue pour la première fois samedi dernier. 






Le marché de détail n’est ouvert que le jeudi, vendredi et samedi et réunit d’excellents producteurs anglais et quelques produits étrangers. On peut y manger ce qui en fait une bonne idée de visite à l’heure du déjeuner. Si le marché date du Moyen-Age, il est devenu depuis quelques années, un endroit très touristique pour gastronomes et bobos de toutes nationalités. 





La sélection des producteurs est drastique et les produits de grande qualité sont relativement chers. Vous y trouverez le meilleur fromager de Londres Neals Yard Dairy pour ramener des souvenirs gourmands et même des meringues prêtes à se transformer en pavlovas. 




Je reste toujours ébahie par la couleur presque fluo de la rhubarbe anglaise. 



Poireau vinaigrette, rapé glacé de foie gras inspiré de Bertrand Grébaut

Article écrit et réalisé par Very Easy Kitchen



Le Salon de l’Agriculture a ouvert ses portes samedi à Paris et pour la première fois, j’y suis allée. M’occupant de l'aménagement du stand d’une enseigne très connue des urbains, Monoprix, j’ai ainsi vu rapidement les coulisses de la plus grande ferme de France comme on le dit souvent.

Et bien c’est impressionnant, même pour moi qui connait assez bien le monde de l’agriculture. L’arrivée des plus belles bêtes de France, vache laitière, vache à viande, taureau, cochon, mouton, chèvre, chevaux de trait, âne mais aussi les poules et lapins (sur pied mais aussi en produits transformés sur les stands des terroirs et régions de France) après pour certains plus de 12 heures de route, est émouvante. On sent l’inquiétude de l’agriculteur qui retrouve ses bêtes au bout de tous ses kilomètres et son soulagement et fierté de les voir, descendre lentement du camion, fatiguées, apeurées pour certaines mais prêtes à se faire belles pour l’ouverture du salon. De lourds percherons tapent du pied dans le camion qui peine à tracer sa route au milieu des transpalettes et fenwicks. Des veaux appellent leurs mères qui leur répondent de loin, les Abondance et les Tarentaise après 8h de route, ont retrouvé leur appétit, presque ravies de ne plus être serrées à l’étable en attendant que la neige fonde. 


Arlequin, taureau de 1700 kg, boude et refuse d’aller à la douche. Les sacs de couchage des stagiaires en charge des animaux pendant 9 jours, trouvent leur place entre deux stalles alors que l’odeur d’étable envahie rapidement le Hall 1 du Parc des Expos. C’est un beau salon, vivant, où l’on ressent physiquement l’investissement du monde agricole à présenter le meilleur de lui-même, sans compter ses heures et si injustement payé en retour pour son temps passé.
Je ne vous parle pas des kilomètres d’allées bordées de stands vendant fromages, charcuteries, céréales, fruits confits, huile d’olive, aussi bien de France, que d'Europe et même du Japon (!). Très tentant de se faire une fondue fribourgeoise ou un morceau de Pata Negra avec une belle baguette issue des farines des moulins présents.
Rien à voir avec cette version de poireaux vinaigrette, inspirée de Bertrand Grébaut qui les sert avec un rapé glacé de foie gras dans son restaurant Septime. J’avais une préférence pour son précédent resto l’Agapé dans le 17ème, plus cosy et beaucoup moins bruyant que l’actuel.
Aucune raison de bouder le poireau car il vous veut du bien; Comme l'oignon, il est riche en composés soufrés qui peuvent le rendre indigeste et dont l'odeur rebute parfois. Pour le rendre moins agressif pour les papilles et plus facile à digérer, cuisez le poireau à découvert en laissant s'échapper les composés volatils. Il est très diurétique également et plein de vitamine E et antioxydant pour une belle peau.
Je les préfère jeunes et pas trop gros (1,5 centimètre de diamètre maxi) pour réaliser de beaux poireaux vinaigrette.


Poireau vinaigrette, rapé glacé de foie gras
Inspiré de Bertrand Grébaut
4 jeunes et petits poireaux par personne 
20 g de foie gras de canard par personne que vous aurez préalablement congelé
Huile d’olive
Vinaigre balsamique blanc (qui est plus véritablement un condiment qu’un vinaigre. Il est plus doux et moins acide également)
Préparez vos poireaux en ne conservant que 12 cm environ du pied (le blanc jusqu’à la limite du vert). Enlevez la première peau et lavez les bien pour enlever la terre. Faites les cuire à la vapeur 10 minute environ car ils sont petits. Gardez-les au chaud.
Préparez votre vinaigrette : 1 cuillère de vinaigre balsamique blanc pour 4 cuillères d’huile d’olive, sel et poivre. Pas de moutarde qui tuerait le goût délicat du poireau et du foie gras.
Servez vos poireaux tièdes avec un peu de vinaigrette. Déposez avec une rape fine une belle neige de foie gras glacé. Servez immédiatement avec un pain grillé.





Cake aux noix et à la mélasse noire


Article écrit et réalisé par Very Easy Kitchen




La mélasse noire, kesako ?

La mélasse noire est un sirop très épais et très visqueux, résidu du raffinage de la canne à sucre. C'est elle qui permet de fabriquer du rhum, elle peut être aussi utilisée pour fabriquer du biocarburant (éthanol).
En cuisine et en pâtisserie elle est intéressante car elle est plus riche en minéraux et en fer que le sucre blanc. Elle apporte aussi moins de calories et elle permet aussi de réduire le sucre dans un gâteau. En revanche elle teinte fortement la pâte et apporte une saveur chaude presque réglissée aux pâtisseries. Vous la trouverez facilement en rayon dans les magasins bio, tout comme la mélasse de grenade, très utilisée en cuisine orientale.



feuilles de tabac séchées dont j'adore la couleur


A noter : attention au sucre roux que vous achetez. Souvent c'est un vulgaire sucre blanc coloré avec du caramel (usage chez beaucoup d'industriels). Préférez un sucre roux bio et lisez les étiquettes quel que soit le sucre que vous achetez.






Cake aux noix et à la mélasse
Recette de Cléa légèrement modifiée dans une version moins light
80 g de sucre de canne blond

1 c. à soupe de mélasse noire

2 oeufs

150 g de farine avec poudre levante incorporée

20 cl de crème fleurette
 (ou crème d'avoine)
100 g de cerneaux de noix 


Préchauffez votre four à 180°C. Mixez les noix en poudre grossière (pour ma part j’aime quand on sent les petits éclats de noix). Au fouet électrique, battez le sucre avec la mélasse et les oeufs. Le mélange doit doubler de volume avant d’incorporer la farine. Ajoutez la crème. Incorporer la poudre de noix au mélange et verser dans un moule à cake. Cuire au four à 180 °C pendant 40 à 50 mn (vérifier la cuisson à l’aide d’un couteau). Laisser refroidir avant de démouler.






La mélasse noire ne soigne pas malheureusement le lumbago qui m'a saisi depuis une semaine. Premier de  ma vie, pour moi plus habituée à souffrir des cervicales que des lombaires. Je pense que le froid a fragilisé mon dos. Vivement les doux rayons du printemps et un peu de musique pour adoucir la douleur. Que du français et des albums qui sortent d'ici quelques jours ou semaines. On a hâte.


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Gnocchis au bouillon de parmesan et abricot - Verot et Kaffeehaus

Article écrit et réalisé par Very Easy Kitchen









En France, il n’y a que les températures qui baissent, pourrait-on dire, à juste titre depuis quelques jours. Ce froid sibérien, cette neige tourbillonnante occupent les médias qui redécouvrent qu'en hiver il peut faire très froid et qu’il y a des sans-abris dans nos rues aussi bien à -15°C qu'à 10°C.






C'est une vraie recette hivernale, imaginée par William Ledeuil avec des gnocchis sardes qui sont des pâtes courtes de blé dur en forme de petits gnocchis, typiques de Sardaigne. Pas évident de les trouver sauf si vous avez une épicerie italienne bien achalandée proche de chez vous. N’ayant pas envie de parcourir tout Paris pour en trouver, j’ai hésité à faire la recette avec d’autres pâtes qui prennent bien la sauce, avant de décider que je pouvais aussi la tester avec des gnocchis de pommes de terre. Je ne devrais pas vous donner la recette. Elle est tellement bonne, que vous allez la refaire, encore et encore.





Gnocchis au bouillon de parmesan et abricots secs
Inspiré de William Ledeuil
Recette donnée pour 4 mais vous pouvez diviser les quantités pour 2 personnes
 200 g de parmesan rapé
80 g de beurre (j’ai mis du beurre Bordier au Yuzu pour moitié)
40 cl de lait
40 cl de bouillon de volaille
1 gros citron jaune bio
160 d’abricots secs (moelleux)
500g de gnocchis de pommes de terre
4 cuillères à soupe d’huile d’olive fruitée
Gros sel
Quelques feuilles de basilic


Préparez votre bouillon en portant à ébullition dans une casserole, le bouillon de volaille et le lait. Hors du feu versez le parmesan et incorporez le beurre coupé en dés en fouettant. Donnez un coup de mixer pour bien homogénéiser le bouillon et filtrez si vous voulez un résultant parfaitement lisse mais ce n’est pas vraiment nécessaire. (cette base de sauce est parfaite pour toutes les pâtes) Zestez le citron (vous pouvez faire blanchir les zestes et les refroidir dans l’eau glacée). Coupez les en petits dés avant de les mélanger à 3 cuillères d’huile d’olive. Coupez vos abricots en petits morceaux et réservez les. Faites cuire les gnocchis dans un grand volume d’eau avec le gros sel. Egouttez les quand ils sont cuits et remontent à la surface ce qui est très rapide. Dans une sauteuse, portez à ébullition 3 petites louches de bouillon de parmesan. Versez les gnocchis dans le bouillon. Les gnocchis vont absorber un peu de bouillon (faites de même si vous avez utilisé des pâtes). Incorporez les abricots, l’huile aux zestes de citron et quelques feuilles de basilic ciselé. Servez dans des assiettes creuses en répartissant le reste du bouillon dans chaque assiette. Vous pouvez décorer avec une ou deux feuilles de basilic. Servez très chaud.


Bonnes adresses parisiennes

Je souhaite vous donner deux adresses que vous connaissez pour certains sur Paris.


Il y a un article que je lis toujours dans Libé tous les jeudis : la mise en avant d’un produit, d’un plat, d’un métier de bouche ou une habitude alimentaire française. Toujours très bien écrits, ils permettent de découvrir l’histoire d’un plat et la recette est souvent donnée.
Jeudi dernier : pleine page sur le pâté en croute de Gilles Verot.




Charcutier de tradition, Vice-champion du monde du Pâté en Croute à Tain l’Hermitage en décembre dernier. «Paté en croute de cochon, volaille jaune et foie gras de canard» (le champion du monde est Eric Desbordes- ched des cuisines du 114 Faubourg / Le Bristol).  Un bon pâté-croûte doit allier une pâte bien torréfiée et croustillante, trois saveurs maximum, un montage très régulier et esthétique, pour Eric Brunet, membre du jury.

Gilles Verot, issu d’une famille de charcutier de Saint-Etienne, apprend son métier à Lyon avant de venir sur Paris d’abord chez Léautey, avant d’ouvrir au 3 rue Notre-Dame-des Champs sa première boutique. Spécialités lyonnaises avant tout mais belles andouillettes aussi. Je ne suis pas une dingue de charcuterie mais j’apprécie beaucoup le pâté en croute, c’est le plat parfait pour un déjeuner complet avec une belle salade verte, un cornichon et des petits oignons. J’aime son côté traditionnel qui se modernise accompagné avec des chutneys, des fruits et l’introduction de nouvelles viandes ou épices comme au Bristol.

Gilles Verot 
Deux adresses à Paris Deux adresses à New-York et une à Londres en partenariat avec Boulud


Autre adresse à partager : Le Kaffeehaus










Enfin pour ceux qui s’en souviennent, il existait au 11, rue Poncelet dans le 17ème, une pâtisserie alsacienne et allemande : le Stübli. Cette adresse a réouvert avec un nouveau nom : le Kaffeehaus repris par l’équipe de la pâtisserie L’Ecureuil dont je vous ai déjà parlé. Leur spécialité, les koughoffs (à partir du jeudi et passer avant midi si vous en voulez un car ils ne sont pas chers et vraiment très bons de 4 à 8 euros). les Stöllen, Apfelstrudel, Forêt Noire, et autres tartes aux fruits. Vous pouvez en plus y déjeuner de plats allemands et de l’Est : pirojkis, bretzels. Le pain allemand et les pains aux céréales viennent compléter l'offre du Kaffehaus. Parfait en ces jours de grands froids car c'est le moment où jamais pour manger riche et c'est moins cher qu'un voyage à Vienne.





PS : Mon chat Titus est bizarre car depuis que les températures sont largement négatives, il a décidé de passer ses nuits dehors et de revenir au petit matin... il doit y avoir minette sous roche ou alors il a décidé de tester sa couche de gras et son duvet hivernal en conditions extrêmes histoire de rentabiliser ses croquettes.

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