L'Arnsbourg, le trésor gourmand de l'Est



Si les chercheurs d’or essayaient de trouver leur bonheur dans l’Ouest américain, en France il faut plutôt le chercher vers l’Est…
Entre Alsace et Lorraine, 3 étoiles qui brillent au-dessus d’un ruisseau, perdues au milieu d’une forêt de sapins… une belle maison forestière qui révèle un intérieur sombre et élégant, un trésor pour les gastronomes et aux commandes certainement le chef le moins médiatisé de tous les triple étoilés.


“J’assemble des goûts qui étonnent et surprennent. Comme une pièce de théâtre, il faut de l’émotion, et comme au théâtre, de la mise en scène. » Voilà la cuisine de Jean-Georges Klein, chef autodictate, pour qui nous avons fait l’aller/retour dans la journée de samedi depuis Paris. Il faut dire que ses meilleurs ambassadeurs depuis 14 ans, Patrick et Olivier, nous vantaient sans réserve les mérites de ce coin de forêt de Bitche. Dès Noël notre table était bookée, et spécialement pour nous, le menu servi à la Saint-Sylvestre avait été à nouveau préparé.



Accueillis chaleureusement par Cathy, le jeune et international personnel du restaurant (merci Patrick et Mario), nous a guidé vers la vaste salle du restaurant comme suspendue dans la nature. Verrerie de Saint-Louis (forcément nous sommes dans le pays du cristal), monumentaux vases d’orchidées blanches, joli plafond en bois, table sobre, il n’y a plus qu’à nous laisser guider par notre sommelière Fumiko (si j'ai bien compris son prénom), jeune japonaise parlant parfaitement notre langue qui nous servira tout au long du repas. Et le travail du sommelier est ardu car près de 17 plats nous attendent.

Petits savoureux apéritifs, champagne Spéciale Cuvée BollingerHabituellement, d’innombrables amuse-bouches façon tapas sont servis avant le repas. Il n’y en eu que 3 pour ce menu, mais quels apéritifs, qui à leurs seuls souvenirs me feraient reprendre immédiatement le TGV pour l’Est !

- Truffe fraiche en blanc-manger et en tartelette : un nuage en bouche, l’onctuosité du jaune d’œuf et la truffe en bouquet…



- Découpe de langoustines, raisins et féta, sorbet au vinaigre… la fraicheur après la douceur, le gras de la féta, le piquant du vinaigre… j’adore



- Huitres aux trois saveurs



Ma première huitre de toute ma vie, moi qui ne suis pas l'amie des coquillages ! L’huitre est un prétexte à nous faire découvrir 3 agrumes en sorbet, en bille et confit : le pomelos, le yuzu et le calamansi, qui à l’odeur particulière et délicate de la clémentine et du kumquat. Une explosion en bouche, je n’ai pas croqué dans l’huitre ce qui aurait rajouté de l’iode à l’acidité des agrumes.

Afin d’accompagner les trois premiers plats, nous avons choisi un Riesling grand cru Vorbourg Saint Landelin Muré 2002. J’ai trouvé qu’il se mariait parfaitement en apportant une note d’orange, presque de mandarine aux plats.


Perles de Caviar “impérial”, gelée de pomme acidulée à la feuille d’or “rue de rivoli”…



Rue de la Paix aurait été plus approprié, au regard du luxe de ce plat. N’aimant pas le caviar que j’ai généreusement partagé entre mes deux voisins, je n’ai pas d’avis particulier sur ce plat. Une seule remarque assez unanime sur la lourdeur du jaune d’oeuf mollet/cuit qui n’apportait trop de gras au caviar.


Ensuite un de mes plats préférés du repas : des écrevisses à la nage vanillée, bonbon d’oignon confit et kaeffir.


J’ai adoré le bouillon vanillé et citronné très "Pierre Gagnaire", chef qu’adore Jean-Georges Klein. Une simplicité asiatique et une longueur en bouche remarquable pour ce merveilleux bouillon.


Une aile de raie bouclée, écrasé de ratte, beurre noisette mousseux, un plat classique magnifiquement revisité.



Tout simplement énorme. Certainement un des meilleurs plats que je n’ai jamais mangé. Nous avons du mousseux, du moelleux, du grillé, l’odeur irrésistible du beurre noisette dans le nez, le piquant du câpre. J’en ai presque oublié que la raie était un peu trop salée. Cathy nous explique que c’est un plat que n’aime pas faire le chef et quel dommage, à la vue de la gourmandise et de la générosité de cette assiette.

Selon Patrick, le chef Klein travaille merveilleusement deux produits : le foie gras et le pigeon. Pas de pigeon dans ce menu mais en revanche un foie gras grillé, à l’ananas poêlé aux épices, écume de poivre long.


Je ne suis pas une fan du foie gras poêlé que je trouve écoeurant, douceureux et que je digère particulièrement mal. Il est vrai que j’aime quand il est cuisiné avec des fruits qui casse cette lourdeur tout comme la cigarette croustillante de carotte. Adorant le poivre long, j’ai beaucoup aimé la chaleur qu’il apporte au foie.


Le menu se déroule à merveille. Après le Riesling, un Pinot gris grand cru Schlossberg P. Blanck 2004 pour accompagner des gnocchi soufflés de potiron et truffe blanche, bouillon de riz noir versé à l’assiette.




Notre maître d’hôtel nous conseille de commencer par le potiron. Si le potiron me laisse indifférente, que dire du gnocchi de truffe qui explose dans la bouche et le nez. Orgasmique ! Je me damnerai pour de la truffe et cela tombe bien car nous n’en avons pas encore fini avec elle ! Les avis sont partagés sur le bouillon de riz noir que beaucoup ont apprécié et qui ne m’a pas spécialement conquise.


Encore un plat d’une richesse incroyable où l’on retrouve aussi bien une inspiration de Ferran Adrià (dont Jean-Georges Klein est un fervent admirateur) pour le cannelloni de spaghetti de parmesan, les couleurs franches du plat avec le rouge du homard, l’orangé du potimarron et le noir veiné de la truffe généreusement rapée au dessus de l’assiette.



Incroyable. Nous l’avons tellement admiré que nous avons fini par manger ce plat presque froid. Peut-être une remarque : un peu plus de sauce pour accompagner le cannelloni.

Non prévue au menu mais l’ayant vue servie à une table voisine, nous ne résistons pas à l’envie de tester une explosion de foie gras, au bouillon d’estragon.



Servi dans un verre à martini, un bonbon glacé de foie gras se réchauffe au contact d’un bouillon à l’estragon. 20 secondes de patience avant de gober le tout et de croquer dans le bonbon encore froid. Une association détonnante mais si évidente en bouche que nos papilles s’en souviennent de longue minutes.


Avant de passer à la viande, un cornet de choux rouges, crème glacée à la moutarde nous nettoie des précédentes saveurs.


La crème glacée piquante nous secoue les papilles, les petits grains se croquent. C’est surprenant. Nous sommes remis à neuf pour la suite.

Et quelle suite…

Dos de faon de biche laqué de son jus, choux vert confit et coing.




Un tableau magnifique que ce plat. Sur une fine gelée de coing, le dos farci du faon est nappé de sa sauce légèrement cacaotée, accompagné d’un trait de pinceau de cassis. Et que dire du choux vert sur une aérienne pâte croustillante et d’une cigarette transparente de chou rouge. Ce plat ressemble au pays qui l’entoure, on y retrouve l’obscurité des forêts, le vert parfois fluo des sapins et de la mousse, le violet sombre des baies, le pinceau dessine le ruisseau qui coule dans la vallée, le soleil éclaire l’écorce du chou rouge, la viande est roulée comme une grume de bois… Superbe assiette avec laquelle nous avons dégusté un Chateauneuf du Pape, Château Beaucastel Perrin 2000.

Emulsion de pommes de terre et truffe.




Habituellement, le chef sert un cappucino de pommes de terre à la truffe. C’est le plat terrien par excellence car tous les ingrédients en viennent. C’est généreux, léger, goûteux, simple et pourtant si difficile à réaliser. A ce stade là je ne voudrais vivre que de pommes de terre et de truffes ! et aussi de chocolat quand vous verrez le dessert !

Avant d’aller au dessert et après discussion, nous tentons le plateau de fromages car il est impossible de résister au Munster au cumin, au Comté 48 mois d’affinage ou 42 ou 36 mois je ne sais plus, à la brebis de Savoie… bon honnêtement c’est superflu et je me suis contentée d’un morceau de Munster alors que les garçons qui criaient au grand jamais ne vouloir de fromages, ont finalement fait une razzia sur le plateau.

Trois desserts, rien que ça pour finir en beauté.

- un bonbon de noisette au caramel, émulsion de Chartreuse. Là encore un bonbon qui fond sur la langue accompagné d’un caramel beurre salé et d’une émulsion de Chartreuse. Noisette, caramel et Chartreuse : j’adore cette association.



- Un fuseau croustillant au chocolat lacté, crème d’amande, copeaux de truffe (pour le 31 décembre servi avec de la truffe blanche d’Alba !). La truffe sublime le chocolat et l’amande



- Enfin un nuage d’azote accompagne une omelette norvégienne crio posée sur une brunoise de fruits exotiques et d’un bouillon aux épices alsaciennes.




L’omelette découvre un cœur de sorbet à la mangue. C’est aérien et on garde en bouche la douceur des épices qui nous rappellent les sablés et le stolhen de Noël.

Avec ces desserts nous sont proposés des petites mignardises : pâtes de fruits framboises, passion, une coque de chocolat, crème coco et passion, un ananas au gingembre meringué et des tuiles rose et morille.


Pour le café, nous passons au salon. Guimauve légère comme une plume, truffes à l’anis, palets chocolat/sésame, bonbons de caramel, petits beignets saupoudrés de 4 épices, nous ne sommes pas aux frontières de l’Alsace pour rien.



A peine le temps de jeter un coup d’œil à l’hôtel K qui surplombe le restaurant et nous devons reprendre la route pour une visite éclair à la cristallerie de Saint-Louis et le TGV pour Paris.

Nous avons vécu un véritable moment de plaisir et de gourmandise dans ce restaurant. Une des meilleures tables que j’ai pu faire et celle qui m’a apportée le plus de surprises avec les Magnolias (à un autre niveau bien sûr) à Bry sur Marne. Et je n’ai jamais mangé autant de truffe dans un même repas…Nous avons eu le droit de nous rendre en cuisine pour une petite démonstration de Pacojet, l'objet de tous les fantasmes pour Fabien et Patrick.




C’est un lieu chaleureux, généreux et décontracté malgré ses 3 étoiles, d’un rapport qualité/prix exceptionnel ( 240 euros avec le fromage et les vins – 140 euros le menu seul). On y accueilli avec plaisir et sincérité, et on y reviendra avec encore plus de bonheur.

L’Arnsbourg
57 230 Baerenthal
03 87 06 50 85



PS : nous vous conseillons le TGV de 8h39 jusqu’à Metz, compter environ 1h30 de route dont les 3/4 en voie rapide ou autoroute. Retour par le TGV de 20h à Metz. L’aller/ retour dans la journée est possible et vivement conseillé à moins que vous ne vouliez tenter une nuit et un petit déjeuner pantagruélique au K (avec des Prems à 17 euros pour Metz si vous vous y prenez en avance). Le restaurant est situé à 50 minutes de Strasbourg en voiture.

Cake au chocolat et sésame blanc



Je ne peux absolument pas résister à l’odeur du sésame grillé et j’adore l’huile de sésame pour faire sauter des légumes et leur donner un goût d’Asie. Alors quand je suis tombée sur cette recette de cake au chocolat et au sésame, impossible d’aller plus loin.. Vous trouverez la recette d’origine sur le blog de Caroline "Assiettes", prise à Julie Andrieu et voici ma version encore plus sésame...



Cake chocolat-sésame
2 oeufs
150 gr de chocolat Valrhona ou Bonnat
160 gr de sucre brun
150 gr de farine à levure incorporée
1 grosse cuillère de tahiné (purée de sésame)
5 cuillères à soupe d'huile d’olive
3 cuillère à soupe d’huile de sésame
1 grosse cuillère à soupe de graine de sésame

Préchauffez votre four à 180°C. Faites fondre au bain-marie 150 g de chocolat et laissez le tièdir. Fouetter 2 oeufs avec 160 g de sucre brun jusqu'à obtention d'une mousse qui fait un ruban. Ajouter le tahiné, 150 g de farine à levure incorporée et les deux huiles. Incorporez le chocolat fondu. Versez dans votre moule à cake graissé. Saupoudrez de graines de sésame. Enfourner pour 40 à 45 minutes. Le cake doit être bien cuit à l’intérieur et gonflé


Pour résumer cette petite semaine de semi-vacances :
- architecture (quelques images de la Cité Radieuse de Le Corbusier à Firminy dans la Loire),
- un resto catastrophiquement drôle (le restaurant de Cordes toujours à Firminy : à oublier très vite tellement c’était mauvais chichiteux et de mauvais goût alors qu’il se veut gastronomique),
- Lausanne et sa nouvelle boutique Nespresso qui ouvre lundi (le flagship de la marque en Suisse),
- du repos à Annecy et quelques plats sympas (flan de chou-fleur et bœuf carotte cumin) issus du dernier Régal,

et demain… l’Arnsbourg, départ aux aurores pour un repas certainement inoubliable.



Rouleaux d’hiver au fenouil, pomme et jus de clémentine



Une recette sans conséquence pour la ligne. Que des légumes et des fruits, la feuille de riz ne peut pas décemment compter comme féculent, n’est-ce pas? Une recette piochée sur le blog Le sens du goût qui est un blog que j’aime beaucoup. Et cette recette peut se décliner en salade si vous avez la flemme de préparer des petits rouleaux. La vinaigrette asiatique au clémentine est vraiment une bonne idée d’assaisonnement.




Rouleaux d'hiver au fenouil, pomme et jus de clémentine
Pour 2 personnes
6 feuilles de riz
1/2 pomme verte
1/2 bulbe de fenouil
3 cuillères à soupe de graines germées (haricots Mungo pour moi)
1 citron
6 feuilles de roquette
1 grosse clémentine
1 cuillère à café de sauce soja
1/2 cuillère à soupe de noisettes concassées

Emincez finement le fenouil et la pomme en fins bâtonnets. Citronnez-les afin que les morceaux ne noircissent pas.
Réhydratez une feuille de riz. Déposez un peu de pomme, un peu de fenouil et les graines germées. Enroulez-la sur elle même jusqu'à la moitié, repliez alors les côtés, posez une feuille de roquette pour la déco et finissez de rouler la feuille de riz.
Pour l’assaisonnement : pressez la clémentine et mélangez le jus obtenu à la sauce soja. Rajoutez vos noisettes émincées au dernier moment, poivrez la sauce légèrement
.



Il n’y a plus qu’à croquer…


Pour finir cette photo de jeune mésange en train de picorer le morceau de beurre que nous laissons sur la fenêtre à Annecy pour les mésanges et les rouge-gorge notamment. Elles n’arrêtent pas de venir picorer leurs boules de graines et le chat devient fou derrière la fenêtre à les voir voler sous son nez.

Je vous laisse pour quelques jours avant un grand tour de France élargie à la Suisse entre Lyon, Lausanne, Annecy et Baarenthal pour une visite à L'Arnsbourg. Si j'ai le temps je vous laisserais peut-être une recette rapide comme d'habitude.

Verrine Pomme Granny /concombre à l'huile de pistache


Une verrine fond de frigo librement inspirée d’une recette de Pierre Gagnaire parue dans Elle il y a quelques mois, qu’il déclinait avec des avocats. N’étant pas très fan des avocats mais très tentée par la recette, j’ai sauté sur l’occasion de finir des pommes granny smith pour décliner la recette.



Verrine Pomme Granny/Concombre à l'huile de pistache
Pour deux personnes
1 pomme Granny coupée en petits dés et légèrement citronnées
1/3 de concombre épépiné et coupé en dés
Quelques langoustines ou Saint-jacques
1 cuillère à soupe de mascarpone ou crème épaisse
Sirop de vinaigre balsamique (option)
Huile de pistache
Noisettes et pistaches torrifiées et coupées en fins éclats
Fleur de sel
Dans une verrine, placez quelques dés de granny citronnés, ensuite une couche de de concombre salés et poivrés. Ils auront été préalablement laissés au frais afin de rendre leur eau.
Mélangez la cuillère de mascarpone avec 1/2 jus de citron, une cuillère d’huile de pistache et un trait de sirop de balsamique. Posez une grosse noix de cette crème sur vos dés.
Finissez la verrine par quelques morceaux de langoustines crues ou cuites selon votre envie, un trait d’huile de pistache et les fruits secs qui apportent du croquant.





Très facile à réaliser et délicieuse en petite entrée froide. J’avais mis un peu de sirop de vinaigre balsamique pour atténuer l’acidité de la pomme et du citron mais vous pouvez faire l’impasse et assaisonner d’une autre manière.
L’huile de pistache fonctionne bien avec la granny et le concombre. Et les morceaux de noisettes torrifiées la rendent totalement irrésistible.

Bon week-end, moi je file à Annecy.

Galette Melchior



Pas de benchmark des meilleures galettes parisiennes cette année. Je suis sage et je ne suis même pas allée chez Sadaharu Aoki acheter une petite galette thé vert matcha haricots rouges azuki (enfin pour l’instant car je ne suis pas à l’abri de craquer si je passe à côté d’un point de vente). En revanche, après la galette Bourbon de l’année dernière (ananas, crème de coco), j’avais envie de faire une galette Melchior, recette de G. Mulot. Et comme l’année dernière, je ne me suis pas plus lancée cette année, dans la réalisation de la pâte feuilletée, la honte ! d’autant plus que j’ai appris que mon arrière-grand-mère maternelle en faisait une délicieuse. J’ai comme excuse d’avoir un petit plan de travail…

Melchior était le roi et mage (prêtre) de Haute-Mésopotamie soit la Perse, c’est pourquoi on retrouve les pistaches dans cette galette. Avec Gaspard roi et mage de Mésopotamie centrale, ils devaient se rendre à Jérusalem à une conférence sur la paix dans le monde (sic) et en chemin, ils ont croisé… On connaît la suite.



Galette Melchior500 g de pâte feuilletée du boulanger ou deux pâtes feuilletée du commerce
12 noisettes entières
12 amandes entières
12 pistaches entières
1 fève
Pour la crème Melchior
30 g de pâte de pistaches : j’avais de la crème de pistache au fridge dans laquelle j’ai rajouté des pistaches mixées pour plus de goût
500 g de crème d'amandes :
75 g de beurre
75 g de sucre semoule
75 g de poudre d'amandes
1 cuillère à soupe de maizena
2 oeufs moyen
2 c à soupe de rhum ou de liqueur de pistache pour moi mais pas terrible en goût
pour dorer
1 oeuf
1 pincée de sel et de sucre

Faites torréfier noisettes et amandes et réservez et laissez refroidir.
Dans un saladier travaillez le beurre mou à la spatule et incorporez le sucre, les amandes, la liqueur et la Maïzena. Mélangez cette crème d'amandes avec la pâte de pistaches. Etalez la pâte bien froide et faites 2 disques de 28 cm de diamètre.
Préparez la dorure en fouettant l'oeuf avec 1 c à soupe d'eau, le sel et le sucre. Etalez la crème Melchior à 4 cm du bord du disque de pâte. Placez la fève et parsemez des fruits secs (pistaches, noisettes et amandes grillées).
Avec un pinceau trempé dans la dorure, mouillez le bord de la galette, pour mieux souder les 2 disques de pâte.
Superposez le 2ème disque de pâte sur le premier, bord à bord. Soudez les en pinçant les bords délicatement.
Festonnez la galette : avec l'envers d'une lame de couteau, soulevez et entaillez légèrement le bord de la pâte pour créer une vague. Laissez-la reposer 1 h au réfrigérateur pour que la pâte soit bien froide quand vous la mettrez dans un four chaud à 200°C .Badigeonnez la galette à l'oeuf sans couler sur les bords. Avec la lame du couteau, dessinez des motifs dessus et piquez-la à plusieurs endroits. Cuire 45 mn . Dès qu'elle commence à dorer, ramenez le th à 6 (180 degrés C)

Alors pour la petite histoire, j’en ai fait deux et demi : une grande pour le bureau juste avec la crème de pistache, une moyenne avec les fruits secs en plus pour les L2 et une toute petite individuelle pour goûter si c’était mangeable… avec des pâtes différentes et bien, la moyenne a totalement raté : pas gonflée (pâte fraiche et non surgelées ) et pas bonne du tout. Outre le fait que la pâte n'était pas bonne, la crème n'avait pas beaucoup de goût. Décidement cela ne vaut pas une frangipane au vieux rhum. Dommage pour les Laurent. Moralité : l’année prochaine je fais ma pâte feuilletée moi-même afin de voir vraiment la difference. Ca me laisse peut-être le temps de prendre un cours.


En attendant demain soir, le dernier album de Daniel Darc, chanteur survivant de Taxi Girl. Je suis fan.

Passion curd, du soleil en pot



J’ai une véritable passion pour ce fruit. J’adore son goût acidulé. J’aurais pu boire des litres de jus de maracuja en Guadeloupe. J’aime également beaucoup sa fleur : la passiflore que je trouve très belle. Il existe plus de 15 espèces de cette liane que l’on trouve dans beaucoup de pays tropicaux et pour moi, le fruit de la passion reste synonyme de soleil et de vacances. Et au creux de l'hiver, nous avons bien besoin de chaleur.



Tout naturellement, j’ai toujours une petite réserve de purée de fruits de la passion dans le réfrigérateur. Et je n’ai pas résisté longtemps avant de faire ce passion curd ou cette pâte à tartiner aux fruits de la passion. Vous pouvez l’utilisez avec un fromage blanc
La recette est de Pascale Weeks : "Cadeaux Gourmands"

Photos des fruits et de la fleur : source Flickr




Passion CurdPour deux beaux pôts
200 gr de purée de fruits de la passion (ou 12 cl de jus de fruits)
le jus d’un demi-citron vert
150 g de sucre semoule
4 œufs
75 g de beurre

Dans un cul de poule, versez les fruits de la passion, les œufs légèrement battus, le jus de citron, le sucre, et le beurre coupé en petits morceaux. Mettez le cul de poule sur un bain marie sans que le bol ne touche l’eau frémissante. Mélangez régulièrement en surveillant la cuisson. Votre crème va épaissir au bout de 10 minutes environ. Lorsqu’elle est épaisse et forme des becs, versez la dans deux pots propres et stériles.







Délicieux en pâte à tartiner ou en fond de tarte, sur de la brioche ou dans un fromage frais. Elle se conserve 10 jours au frais.
Allez, plus que 2 mois et demi avant le printemps.

Un 31, 3 étoiles

Il y a des 31 décembre dont on se souvient : tellement ratés qu’ils en deviennent drôles, tellement alcoolisés ou enfumés que nous ne vîmes jamais passer la nouvelle année, sur une plage aux Antilles, à Goa ou au Rajasthan, aux Arcs avec un somptueux plateaux de fromages Androuet (souvenez-vous). Et il y a des 31 parfaits : celui-ci en fait partie.




Parce qu’il y a une atmosphère douce et élégante, des amis autour d’une table, et une harmonie des sens : boissons, plats, musique. Parce que rien ne vient troubler la fête : nous en avions presque fini par oublier les 12 coups de minuit, ni imprévu, ni drame. On se souvient d’anciens 31, on ressort des vieux tubes underground des années 80, on se ressert un verre, on parle des Etats-Unis, d’Ugly Betty, de l’homme à la barrette, … mais surtout on salue unanimement le travail de nos chefs/hôtes d’un soir qui d’un coup de baguette nous ont préparé et servi un merveilleux repas de fête : 3 étoiles pour Patrick et Olivier.

Patrick ou Olivier : ou comment organiser, préparer et servir un repas digne d’une brigade chevronnée pour 10 personnes en 48h ?
Il vous faudra un carnet de fournisseurs à toutes épreuves, une cuisine semi-pro (je sais Patrick il te manque encore les lampes infrarouges) mais surtout beaucoup de goût, d’organisation et de maîtrise pour composer un menu de chefs : Ducasse, Veyrat, Hermé.

Voyons cela. Il est 22h, l'heure de l'apéritif... Foie gras de canard et Chutney de mangue -King crabe,Tartare d’avocat - Consommé aux morilles
Champagne Lassalle Spécial Club 1995.




Nous passons à table. Pour commencer des noix de Saint Jacques, topinambours et croustelines accompagné d’un Clos Floridène blanc 2001. J’adore cette purée fine de topinambours parfaitement réalisée par le maître es purées : Olivier.



Ensuite, un foie gras de canard grillé, dattes et citrons confits arrosé d’un Chateau La Tour Blanche 2002Je découvre pour la première fois un accompagnement de foie gras à base de dattes mais je préfère la note acidulée des citrons confits qui se marient bien avec le gras du foie



Sorbet liqueur de noix et caviar osciètre recette de Pierre Hermé. J’entends encore nos soupirs devant le sorbet… une merveille pour commencer la nouvelle année car les 12 coups viennent de sonner.



Dos de biche, jus pistaché, ananas et lobes de fenouil - Chateau La Lagune 1990Qui d’autre que Marc Veyrat pouvait imaginer une sauce salée aux pistaches ? Même si Patrick n’était pas satisfait de la sauce qui en réchauffant s’est liquifiée, je vous assure que ce plat vaut vraiment le détour. Surprenant et bon.



Je passe sur le fromage pour arriver au dessert. J’adore, il me faut absolument une turbine à glace.

Pina Colada ice cream selon Ducasse : une gelée d’ananas surmontée d’une glace à l’ananas (coco je pense aussi) un granité au rhum et une tranche d’ananas rotie. C’est frais, léger, parfait. Quand je pense que tu as raté le dessert Fabien, shame on you !



Enfin pour accompagner les cafés, des petits pots chocolat aux parfums du Maghreb, et des mini banana bread au pavot bleu que je n’ai pas pris en photo mais qui ont été mangés en 2 temps 3 mouvements à 3h du matin.

Alors ? Epatés? c’est pas fort de commencer l’année de cette façon ? D’autant plus que nos charmants hôtes ont gardé le sourire pendant tout le repas malgré la préparation des plats en cuisine car tout était servi à l’assiette, bien sûr.
J’espère que ce menu vous a plu autant qu’à moi. Je vous souhaite à tous une très bonne année 2008.

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