Cake au sésame noir, salade acidulée au crabe- le lundi de Toshiro et les vins en biodynamie



Je cherchais une recette qui puisse faire le lien entre les derniers beaux jours et les premières brumes de l’automne. On a encore envie de manger dehors d’un repas rapide pour profiter du soleil. J’ai trouvé cette recette de petits cakes au sésame noir accompagnés d’une salade acidulée au crabe dans le dernier Gala Goumand. L’association du sésame noir à la saveur chaude et de l’acidité du pamplemousse fonctionne très bien.




Cakes au sésame noir et salade acidulée au crabe
Pour 4 petits cakes
3 oeufs 
160 g de farine à levure incorporée
100 g de pâte de sésame noir (en épicerie japonaise)
30 g de beurre fondu
sel de guérande et poivre du moulin
Pour la salade
1 boite de chair de crabe
1 pamplemousse rose
1 cuillère de crème fraiche
ciboulette
sel et poivre


Préchauffez votre four à 180°C. Battez les oeufs avec la pâte de sésame noir. Rajoutez le beurre fondu et la farine. Salez et poivrez. Versez dans des moules à cake individuels. Faites cuire environ 25/30 minutes au four. Démoulez les cakes quand ils sont tièdes. Préparez la salade en mélangeant la chair de crabe avec des morceaux de chair de pamplemousse que vous aurez pelé à vif, et la cuillère de crème fraiche. Rajoutez la ciboulette émincée, et rectifiez l’assaisonnement. Pour servir, coupez la tête de vos cakes et creusez les légèrement. Remplissez l’intérieur avec la salade acidulée. Servez comme un plat complet pour un déjeuner léger.




Nous poursuivons l’aventure des Lundis de Fulgurances organisé par Hugo et Sophie au Kitchen Studio de Boulogne.
La dernière édition nous emmenait encore en Belgique avec le second de L’air du Temps dirigé par Sang Hoon Degeimbre, Toshiro Fujii. On commence à reconnaitre quelques visages. Cela devient vite un rendez-vous d’habitués.
Voir le Lundi de Toshiro

Quelques plats intéressants, la mise en bouche Eau de Sakura, fraiche et floral en bouche, l’association du foie gras (français) , de l’anguille fumée (si typiquement belge) et la sauce ponzu (purement japonaise), traits d’union de la cuisine de ce soir. Maquereau, tomate et fleur de capucine. Chou et poutargue. Mais toujours cette cuisine à la pince à épiler qui est très esthétique mais trop attendue...trop artistique pour être vivante. A trop vouloir sublimer le produit on arrive parfois à ne plus le cuisiner mais à l'assembler à d'autres produits afin de voir les interactions possibles. Ce serait un défaut commun à cette cuisine dite du Nord.

L’équipe de l’Air du Temps est présente derrière Toshiro alors que Sang Hoon profite de la soirée accompagné de son plus fidèle client : près de 500 visites chez le chef ! Le jardinier en chef Ben est lui aussi présent, tous les légumes viennent du jardin du restaurant.






Les plats étaient accompagnés par des vins sélectionnés par Wouter de Bakker, sommelier belge, qui nous a proposé des vins natures ou produits en biodynamie. Je n’arrive pas pour l’instant à apprécier ces vins, et ce fut l’objet d’une discussion intéressante avec Laurent des GoT.

Ces vins renaissent de l’idée de révéler les terroirs, de ne plus utiliser de produits chimiques mais uniquement des levures naturelles présentent sur les grains de raisins pour la fermentation. Mon goût est formé aux vins conventionnels contemporains dans lesquels sont parfois rajoutées des levures aromatiques qui artificiellement «fabriquent» des vins aux notes florales, épicées ou fruitées sensées plaire au plus grand nombre et surtout aux critiques. Au final ce sont des vins très minéraux, très vifs et francs et surtout très différents les uns des autres. Impossible de confondre un terroir avec un autre.
Cette culture du vin en biodynamie semble être la voie dans laquelle de nombreux producteurs s’engouffrent (5% des producteurs actuellement) afin de créer des vins avec une vraie identité, respectueux de leur environnement et du consommateur. Ce sont aussi des vins qui se gardent mieux que des vins artificiellement travaillés. Affaire à suivre car la biodynamie semble être la voie de la viticulture de demain. Un article intéressant à lire, et aussi celui remarquable d'Eric du blog Boire Manger ,  quant à moi qui ne suis pas une grande amatrice de vins, toute ma ré-éducation reste à faire.

Allez pour finir un petit morceau de The Horrors, groupe que je découvre seulement maintenant et qui sait retenir le meilleur des 80's.







17th Century Honey Cake - Dîner chez Septime

Article écrit et réalisé par Very Easy Kitchen



On peut dire cette année que nous avons eu un été anglais et encore suis-je, là, un peu mauvaise langue car lors de notre périple printanier dans le Sussex et le Kent, la température avait été très agréable. Les nuages qui jouent avec le soleil au Nord de la Loire, nous obligent presque à envisager des goûters à l’intérieur autour d’une tasse de thé. Il reste un mois d’été, voilà qui promet.





En Angleterre il existe deux organisations : English Heritage et National Trust dont le but est de préserver les monuments historiques. Le National Trust a été fondé en 1895 avec l'objectif de « promouvoir la préservation permanente, pour le bénéfice de la nation, des terres et des habitations d’intérêt historique ou de grande beauté ». Il est depuis devenu la plus grande organisation de conservation d’Europe. C’est une organisation indépendante du gouvernement qui ne reçoit ni subvention ni donation publique pour son activité. Il compte sur le soutien de ses 3,6 millions de membres, des 55 000 bénévoles et des 15 millions de visiteurs, sans compter les mécènes, les partenaires, etc. Le travail des bénévoles est important avec près de 3 millions d’heures de travail, l’équivalent de 25 millions de £. Le coût d'un visite d'un lieu protégé par le National Trust est onéreux mais cela permet d’ouvrir à la visite de nombreuses maisons, manoirs, jardins, châteaux ou lieux industriels intéressants. L’achat d’un National Trust Pass est intéressant si vous avez prévu plusieurs visites lors d'un séjour en Grande-Bretagne.





Au cours d’une visite, j’avais acheté un livre : National Trust tea time baking book, comprenant des recettes de scones, breads, cakes et pies de toutes les régions d’Angleterre la plupart inconnues en France. Beaucoup de lieux tenus par le National Trust, proposent une cuisine de qualité, fraiche et simple, ancrée dans son terroir ainsi que des produits à emporter : confitures, lime curd, miels, biscuits et bonbons. Je n'avais pas encore étrenné ce livre mais ce dimanche maussade et ma visite chez deux anglophiles enthousiastes m’ont stimulé à tenter cette recette du 17ème siècle : un cake au miel très simple recouvert d’un glaçage plus moderne.





17th-Century Honey Cake
Pour un gâteau de 22 cm de diamètre (8 personnes)
175g de beurre doux
175g de sucre blond
3 oeufs battus
175g de farine à levure incorporée tamisée
1 belle cuillère à soupe de miel clair
1 cuillère à thé de bicarbonate de sodium
quelques gouttes d’essence d’amandes améres 


pour le sirop
1 belle cuillère de miel clair
1 jus de citron


 Pour le glaçage
150 g de fromage frais (type philadelphia ou nature à tartiner)
100 g de sucre glace
1/2 jus de citron


 Préchauffez votre four à 180°C. Battez longuement le beurre et le sucre. Rajoutez les oeufs battus. Continuez à fouetter. Rajoutez le miel, l’amande amère et versez la farine en deux fois dans laquelle vous aurez incorporé le bicarbonate. Mélangez longuement votre pâte. Versez dans un moule beurré et placez au four pour 50 à 60 minutes. A mi-cuisson recouvrez votre gâteau avec un papier de protection car le gâteau colore très vite. Le gâteau est cuit quand la lame d’un couteau ressort sèche. Pendant la cuisson, préparez votre sirop en mélangeant le miel et le jus de citron. Dès que le gâteau est cuit, sortez-le du four et imbibez-le de sirop. Attendez son complet refroidissement pour le glacer. Pour cela mélangez intimement le fromage frais avec le sucre et le citron. Faites prendre votre glaçage au frais. Sortez le gâteau du frigo au moins une heure avant dégustation. Ce gâteau est meilleur le lendemain.






Si vous souhaitez une recette encore plus ancienne, faites un tour du côté de mon Lapin au Syrop du 14ème siècle. Vous avez raté la découverte des jardins du Kent et du Susses, suivez le lien.


Pour finir, un petit compte-rendu de ma visite chez Septime en juillet. J’avais déjà donné mon avis sur Itaste mais pas encore partage sur le blog.

Chaque année, j'attends de tester les restos qui font le buzz surtout ceux des chefs pleins de promesses comme Bertrand Grébaut (ex Agapé). A peine ouverts, la liste d'attente est déjà longue. Avant de vous donner mes conclusions voici ce que nous avons dîné ce soir de juillet.
Entrée : tomates anciennes eau de tomate râpé de chèvre



Entrée 2 : gnocchis juste poêlés purée de maïs vieux gouda 24 mois






Poisson : merlu purée de courgettes emulsion de jambon italien chou pointu



Viande : agneau, aubergine fumé oignon en robe des champs






Dessert : chocolat (ganache), café et glace à la menthe




Vins : vin d'anjou nature de chez Mosse 2010 et un vin de Savoie 2009 Grandes Jorasses de chez Beluard.
 Infusions : excellents notamment celle au Shisho/mandarine






Tout était très bon mais un très gros coup de gueule sur ces menus imposés "carte au chef" pour une cinquantaine d'euros : honnêtement il n'y a rien dans les assiettes : portions microscopique : si nous avons mangé 50 g de poisson et 50 g de viande c'est bien le bout du monde, on aurait presque pu compter les 5 gnocchis dans l'assiette. A ce vouloir "bistrot gastronomique" il faut aller jusqu'au bout de l'idée : amuse bouche, mignardises, entre-plat façon Bistrot. De quoi amuser les convives.

Moralité : entre chaque plat on mange du pain, et on boit des vins natures parfois difficiles à apprécier. Au royaume de la boboitude, il faut être stoïque... Dommage car le chef est très doué

. Je préfère Spring : au moins les plats sont généreux même si cela reste bcp plus classique. Points à améliorer les portions vraiment minuscules 
la carte des vins : trop de vins natures produits en bio dynamie,  certains produits viennent par avion (mandarine d'uruguay...) pas terrible et surtout beaucoup trop bruyant.

Deux chefs et des tomates : gaspacho tomates/figues et tomate farcie au nougat

Article écrit et réalisé par Very Easy Kitchen






C’est la pleine saison de la tomate et des figues. Autant j’adore la tomate, autant je n’aime pas la figue mais en voyant la recette d’Alain Passard dans le Régal de la rentrée, je me suis dit qu’il fallait tester ce gazpacho tomates et figues. Il est hyper rapide à faire et permet de faire le plein de vitamines et sels minéraux.






Ayant rapporté de belles tomates du jardin d’Annecy : des Roma, des Marmande et de belles Cornue des Andes (mes préférées car très denses, peu juteuses et avec moins de pépins que les autres), j’en profite pour tester également une recette de tomates en dessert. Après avoir essayé les Tomates aux 12 saveurs (une merveille de Passard), voici que je teste la tomate farcie aux nougats d’Eric Fréchon également dans le dernier Régal de septembre (Eric Fréchon 3 étoiles au Bristol à Paris).





Gaspacho de tomates et de figues selon Alain Passard 
Pour 4 personnes 
500 g de tomates bien mûres pelées : mélange de Cornue des Andes et de Marmande
200 g de figues bien mûres et pelées 
2 oignons nouveaux 
quelques éclats de piments verts 
huile d’olive 
poivre noir 
sauge 
et pour accompagner des palets de chèvre frais (ne sont pas dans la recette d’origine). 

Dans un blender ou au mixer girafe, mixez finement es tomates, les figues, le piment vert et les oignons. Rallongez avec un peu d’eau glacée si le mélange est très épais. Placez au frais au moins deux heures avant de servir. Servez avec un morceau de chèvre frais. Poivrez largement et salez. Décorez avec des petites feuilles de sauge, quelques gouttes d’huile d’olive et servez avec du pain grillé. 



Plus surprenante la seconde recette de tomates servies en dessert.






Tomates farcies au nougat selon Eric Fréchon 
Pour 4 personnes   
8 petites tomates (en grappe environ 3/4 cm de diamètre) 
200 g de nougat mou 
8 cuillères à soupe de miel de fleurs 
1 gousse de vanille 
3 petits bâtons de cannelle 
1 badianes (anis étoilé) 
1 cuillère à soupe de coriandre en grain 


Faites bouillir le miel puis ajoutez toutes les épices : la vanille fendue en 2, la cannelle, l'anis étoilé et la coriandre. Laissez infuser jusqu'à refroidissement complet et passez le tout au chinois.   Coupez les tomates en 2 aux 3/4 de leur hauteur pour faire un chapeau. Évidez-les. Concassez grossièrement le nougat.   Préchauffez le four à 80/100°C . Disposez les tomates dans un plat à gratin avec le chapeau sur le côté. Garnissez-les tomates de nougat. Versez le miel sur les tomates avant d'enfourner.   
Enfournez et faites cuire pendant 45 minutes en arrosant fréquemment les tomates avec le miel du plat. Lorsque les tomates sont confites, couvrez-les de leur chapeau et servez-les nappées de leur jus de cuisson. Servez avec une boule de glace au lait d’amandes ou une belle cuillère de yaourt à la grecque.





Le gaspacho est une vraie réussite. Il est fruité et très équilibré.

Je suis plus partagée sur la tomate farcie au nougat notamment par la saveur prononcée de la coriandre qui l'emporte un peu dans la recette. Je vous conseille de diminuer la quantité de coriandre en grains. Je préfère la tomate aux 12 Saveurs dans le registre de la tomate en dessert.
Ces deux recettes ne sont pas présentées avec des photos mais dans de petits encarts dans Régal. il aurait été facile de les rater mais cela aurait vraiment dommage.

L'été finira dans un mois. Profitons encore des beaux légumes.

Lotte au Banyuls - Madeleines de voyage

Article écrit et réalisé par Very Easy Kitchen




La blogosphère culinaire vit sa baisse de régime annuelle. Il ne se passe pas grand-chose sur les blogs, bloggueurs et lecteurs préférant (on les comprend) se faire dorer à la plage. Comme j'en ai marre moi aussi de voir sur les blogs que des jolis plats sucrés, bien mis en valeur (à croire que l'on ne se nourrit que de sucré, verrines, muffins ou cakes sur les blogs) je voulais aussi présenter un plat en sauce afin de répondre à l'article des Carnets parisiens . Il y a aussi des déjeuners faits de plats cuisinés, bourgeois ou de terroir.





De retour après un grand week-end dans la région de Paimpol/Perros : temps radieux comme d’habitude, plage et tournée des popotes. C’est vraiment un coin magnifique surtout avec un grand ciel bleu, pas de vent, les agapanthes et les hortensias en fleurs. J’ai fait mes réserves de conserves la Paimpolaise et de vinaigre d’hydromel.


Tous droits réservés par Côtes d'Armor Tourisme



Et qui dit retour de Bretagne, dit envie de poisson. Mais cuit avec une sauce au vin doux naturel issu de vieilles vignes cultivées en terrasses sur les coteaux pentus des Pyrénées qui surplombent la Méditerranée. Désolée les bretons mais vous n’êtes pas encore au point pour la vigne. Je ne sais pas d’où est originaire cette recette de lotte qui est un poisson commun à la Bretagne et à la Méditerrannée mais c’est un poisson qui se cuisine un peu comme de la viande donc parfait avec une sauce au vin.




Lotte au Banyuls
Pour 4 personnes
8 tronçons de lotte tranchés de façon égale par votre poissonnier
8 fines tranches de poitrine de porc fumée
6 échalotes
2 feuilles de laurier
2 brins de thym
8 oignons nouveaux
50 cl de Banuyls
Huile d’olive sel et poivre


Préparez vos médaillons de lotte en entourant chaque morceau d’une fine tranche de poitrine fumée que vous maintiendrez avec de la ficelle alimentaire.
Pelez et émincer finement les échalotes et les faire revenir dans une poêle anti-adhésive. Ajoutez le vin,le thym et le laurier, amenez à ébullition et laissez réduire de moitié. Réservez au chaud.
Pelez et coupez la queue des oignons. Les faire dorer dans une sauteuse avec un peu d’huile d’olive. Rajoutez les tronçons de lotte en les faisant cuire sur la poitrine fumée (roulez le médaillon sur lui-même pour dorer toute la surface. Le poisson va cuire en une dizaine de minutes par simple contact avec la poitrine.
Versez la sauce dans un plat et déposez les morceaux de lotte et les oignons dessus avant de servir bien chaud.


Servez avec de belles pommes grenaille ou une fine purée de pommes de terre ou de courgettes.



La semaine dernière, j'ai fait un aller/retour dans la journée à Strasbourg. Et entre deux repérages, j'en ai profité pour me glisser Au fond du Jardin, petit restaurant, salon de thé à côté de la cathédrale dans un esprit totalement victorien dont la spécialité sont les Madeleines de Voyage.




Vous pouvez les commander en ligne mais le lieu mérite le détour. Les Madeleines sont de pures rêveries au nom de voyages : Marrakech, Vancouver, Tibet, ou de personnages imaginaires Angel (praliné touche d'orchidée glaçage curaçao), Sherlock Holmes, de personnages célèbres Carla Bruni, etc.





C'est parfois compliqué et un peu tiré par les cheveux mais les madeleines sont bonnes. Les propriétaires sont passionnés, fournissent la Cour d'Angleterre et se jouent des conventions. Ils sont dans leur univers et le partagent avec vous.




Vous pouvez aussi choisir des thés et des infusions. Le brunch y ait parait-il excellent mais à réserver impérativement car ce petit cocon ne peut accueillir qu'une quinzaine de personnes. Des dîners aux chandelles y ont régulièrement lieu.

Au fond du jardin
6 Rue Râpe, 
67000 Strasbourg
03 88 24 50 06


Je pars pour ma seconde semaine de vacances à Annecy. De gros travaux sont prévus à la maison donc ce ne sera pas de tout repos...

Pêches, citron, safran, sirop de grenadine - Popelini

Article écrit et réalisé par Very Easy Kitchen




Une recette d’Alain Passard, issue de son superbe livre de collages. Un dessert acidulé et doux pourtant. Malgré le mauvais temps, les fruits sont mûrs. La température fraiche nous pousserait à envisager tartes et crumbles mais je suis toujours optimiste et prête pour un dessert léger et frais.






Je suis en manque d’inspiration actuellement en cuisine. L’été est plus propice aux assemblages qu’à la cuisine : de belles tomates, de la roquette, une mozarella de qualité, basilic, chèvre frais, abricots, melon, pêches, des produits qui se consomment crus et ne nécessitent pas de cuisson. Et pourtant, je vous propose une recette à la cuisson lente.








Pêches et citron au pistil de safran
pour deux personnes
2 pêches jaunes
1/2 citron jaune bio
1 petite prise de pistils de safran
2 cuillères à café d’huile d’olive de très bonne qualité
1 cuillère à soupe de miel d’acacia
1 cuillère à soupe de sirop de grenadine
beurre salé
amandes effilées grillées


Coupez les pêches en 6 quartiers et le demi-citron en 3 quartiers sans les éplucher. Faites fondre une grosse noix de beurre salé dans une sauteuse. Déposez dans le beurre fondu, vos pêches, citron, le safran, le miel et la grenadine. Sur feu doux, laissez confire les pêches dans le sirop de citron safran et grenadine pendant 20 minutes environ. Je les ai retournées à mi-cuisson afin qu’elles aient une belle couleur uniforme. La peau des pêches se détache, ce n’est pas grave. Réservez les citrons et servez les pêches avec le sirop safrané.
Parfumez avec l’huile d’olive et décorez de quelques amandes effilées. Passard recommande de les déguster tièdes mais pour les avoir gouté froides c’est excellent.



Sous une pluie battante hier à Paris, je suis allée goûter aux choux de Popelini. N’étant pas addict des macarons, cupcakes et autres petits gâteaux, mais ayant un faible pour les choux, j’espérais beaucoup de ma visite dans ce temple dédié uniquement à cette gourmandise (Popelini en 1540 à créer la pâte à chou). Comme pour les macarons ou le café, ils sont vendus en pack (sleeve) de 6 pièces à 11 euros (ou à l’unité). Première déception : les parfums sont très classiques : vanille, café, praliné, pistache, Grand-Marnier, rose, caramel, chocolat, citron.



Le chou du jour est à la figue avec une espèce de chantilly au dessus. J’aime les choux de pièce montée : un peu croquant avec du caramel et fourré d’une crème pâtissière légère. Ici le chou est haute-couture avec sa pastille de fondant et la crème pâtissière riche et généreuse. La pâte à chou était un peu molle (probablement à cause de la météo et des trombes d’eau qui tombaient).

Si vous êtes dans le quartier et n’êtes pas vraiment en finances pour aller chez Genin (à 200 m), n’hésitez pas une seconde à craquer pour un joli chou. Est-ce que j’y retournerai ? pour tester un parfum plus original : sûrement.

Popelini
29 rue Debelleyme
75003 Paris

Enfin, dans la nuit de vendredi à samedi est morte Amy Winehouse, à 27 ans comme Brian Jones, Jim Morrison, Janis Joplin, ou Kurt Cobain. No Future.

Abricot rôtis à la vanille, glace au lait d'amandes et un tour chez Pantruche

Article écrit et réalisé par Very Easy Kitchen




Départ ce soir pour quelques jours de vacances à Annecy. Histoire de prendre aussi la température d’une ville qui n’a pas remporté son pari d’organiser les jeux d’hiver en 2018 ; mais il faut avouer qu’un annécien sur deux n’était pas franchement enthousiaste à l’idée de partager sa ville avec le monde entier et de voir les paysages changer et ses impôts augmenter. Annecy reste une ville assez secrète, une ville qui n’a pas forcément envie de vendre son âme pour des anneaux olympiques. Pour vivre heureux, vivons cachés.
On ne sait pas ce que l’on aurait gagner à remporter les jeux, on sait en revanche ce que l’on n’aura pas à subir. N’empêche que cela aurait été quand même assez excitant à vivre.Je vais finir par croire que je porte la poisse aux villes dans lesquelles je partage mon temps : Paris et Annecy perdent leurs paris olympiques...

Histoire de me faire pardonner un petit dessert d’été avec des abricots bien mûrs et une glace au lait d’amandes bombesque.




Abricots rôtis à la vanille
Pour 4 personnes
8 abricots bien mûrs
10 g de beurre doux
40 g de sucre roux
1 gousse de vanille (Grandes Comores de chez Roellinger)


Ouvrez vos abricots en deux. Enlevez le noyau. Dans une casserole, faites fondre le beurre. Quand il est chaud, placez vos abricots avec le sucre et les grains de vanille. Faites compoter doucement les abricots pendant 10 minutes environ. Faites refroidir votre compote et placez la au frais pendant au moins 3 heures.




Glace au lait d’amandes
(pour 75 cl de glace) - Préparation à faire la veille
50 g de pâte d’amande de bonne qualité (avec minimum 50% d’amandes)
25 cl de lait d’amandes
50 cl de crème anglaise maison pas trop vanillée.
2 gouttes d’essence d’amandes amères


Mixez la pâte d’amandes avec le lait d’amandes. Rajoutez votre crème anglaise et l’essence d’amandes amères. Mixez bien. Placez la préparation dans un récipient hermétique et placez au frais 24h avant de passer en turbine. Cela permet aux saveurs d’amandes de s’affirmer.
Passez en turbine ou en sorbetière. Servez aussitôt avec la compote d’abricots bien froide ou placez la glace en bac au congélateur pour une utilisation ultérieure. Attention à bien sortir votre crème glacée à l’avance pour qu’elle redevienne moelleuse et à température.





Testé la semaine dernière, un excellent bistrot Le Pantruche dans le 9ème à deux pas de chez Rose Bakery et Delmontel. Une formule à 17 euros (entrée/plat du jour ou plat du jour/dessert). Très sonore, service un peu lent pour le déjeuner (nous n’avons pas eu le temps de gouter aux desserts) mais pardonnés car c’est bon.

En entrée
Oeuf mollet sur piperade, crème de chorizo impeccable et gourmand avec un pain de chez Poujauran à tomber à la renverse.
Crème de concombre, daurade et une crème fouettée au curry pour mon compère




En plat
Suprème de volaille, petits pois carottes, frais et crèmeux
Saumon poêlé sur pousses d’épinards du marché




Pas de dessert mais un verre de Pinot Gris de chez Zellberg que j’adore et qui était idéal avec l’oeuf.

Leur spécialité en dessert : le soufflé au Grand Marnier... cela donne envie d’y retourner, non ?

Le Pantruche - 3 rue Victor Massé, 75009 Paris - 01 48 78 55 60

Il faudrait aussi que je vous parle du Petit Usagi à l'hotel Citizen mais je vous avoue que je ne sais pas quel bout le prendre ce satané lapin...

Le Yellow Granola et une tartelette abricots, miel et pignons

Article écrit et réalisé par Very Easy Kitchen


A la demande générale (je compte au moins deux personnes qui veulent la recette, c'est un bon début) voici la recette du Granola à l’ananas et à la noix de coco, que j’appelle le Yellow Granola, en hommage à l'une de mes chansons préférées : Yellow de Coldplay. Une fois que l'on a appris à faire son propre granola, impossible de revenir aux céréales commercialisées avec conservateur, trop de sucres et de lipides.





The Yellow Granola
Pour 700 g de granola environ
300 g de flocons d’avoine (les gros)
100 g d’ananas confits en cubes
80 g de noix de coco en lamelles (Chez Terre d'énergies)
60 g de graines de courges
60 g de graines de lin
50g de raisins secs de préférence blonds mais je n'en avais plus
50 g de noix de coco en poudre
50g de quinoa soufflé
2 cuillères à soupe de miel doux ou sirop d’agave
2 cuillères à soupe d’huile de macadamia
1 pincée de sel
10 cl d’eau chaude (que vous pouvez remplacer par un jus de fruits comme de la mangue par ex)


Mélangez tous les ingrédients secs dans un saladier.
Mélangez tous les ingrédients liquides dans un autre en mélangeant bien pour que l’eau chaude dissolve le gras, le sucre du miel.
Versez le liquide sur les graines et malaxez bien pour imbiber vos ingrédients.
Versez le mélange sur une plaque de cuisson (j’ai pris un grand moule à tarte en silicone) et mettez dans votre four préchauffez à 160°C pour 40 minutes environ. Remuez régulièrement pour que le mélange sèche bien. Eteignez votre four en laissant le granola à l’intérieur jusqu’à total refroidissement. Sortez-le et cassez si nécessaire les gros morceaux si certaines graines se sont amalgamées et conservez le au sec. A déguster avec un fromage blanc ou un yaout au soja.



Alors que tout le monde s’exclame sur le livre de Gwyneth, moi je reste convaincue que ce qu’il y a de mieux chez elle, c’est son mari....

et Coldplay ... c’est dimanche soir à Arras au Main Square Festival. Pour tout ceux qui trouvent que Coldplay c'est un peu mou du genou, il faut les découvrir en concert pour comprendre leur succès.





Je ne vous laisse pas partir sans une petite tartelette aux abricots, miel et pignon sans prétention. Si j'ai le temps je publierai la recette de la tarte aux abricots et praliné qui est une vraie bonne découverte.





Une base de pâte à tarte sucrée (recette de Pierre Hermé), quelques abricots bien mûrs coupés en lamelles, une cuillère à café de miel sur les abricots et des pignons de pins pour décorer. Au four pour 20/ 25 minutes à 180°C. Tartelettes à déguster tièdes ou froides avec une boule de glace aux pignons ou lait d'amandes...


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