C'est la crise : salade de pommes de terre à la parisienne

Article écrit et réalisé par Very Easy Kitchen




C’est la crise. L’Europe est au bord de l’explosion, croissance nulle à l’horizon pour la France. La fin d’un monde, peut-être. Si l’Europe économique s’en sort, elle n’en sera que plus forte et assainie. On souhaite revenir à des valeurs plus sûres, plus simples. On recherche à consommer local, on cherche à réduire nos paniers, à privilégier quand on le peut les petits producteurs, éviter les sur-emballages, les produits hors saison. 


Dans cette idée, rien de plus simple et local que cette salade. La recette est ancestrale, même si elle est cuisinée par Joel Robuchon. Ce livre de poche à 6 euros devrait être dans toutes les cuisines de France : Le meilleur et le plus simple de la pomme de terre avec la recette emblématique de la purée de pommes de terre selon Robuchon

Si elle est apparue en 1540 en France, nous avons mis plus de deux siècles avant de consentir à en faire un légume pour tous : riches et pauvres. On la trouve sur toutes les tables. Elle est inimitable, ni salée, ni sucrée, ni amère et ni acide. Elle s’imprègne des saveurs qui l’accompagnent et reste toujours très moderne quelque soit la façon de la cuisiner. 
Vous vous en doutez : mon plat préféré : les petites pommes de terre nouvelles juste sautées avec un peu de fleur de sel, de romarin... rien de meilleur. 







Je ne sais pas pourquoi cette salade est dite «parisienne». Peut-être était-elle consommée aux Halles avec un beau morceau de cochon grillé ? Si vous connaissez d’où vient cette recette, faites-le moi savoir. Elle est parfaite pour accompagner viande ou poisson et vous en profiterez pour finir le Chablis à table. 









Salade de pommes de terre à la parisienne 
pour 4 à 6 personnes 
700 g de pommes de terre (Belle de Fontenay ou Charlotte) 
15 cl de vin blanc (muscadet ou Chablis) 
Vinaigrette 
3 CAS huile d’arachide ou d’huile d’olive 
1 CAS de vinaigre de vin 
1 échalote grise 
3 CAS de mélange d’herbes : cerfeuil estragon persil ciboule 
1/2 oignon blanc émincé finement 
poivre et sel 


Dans une grande casserole versez de l’eau froide et placez vos pommes de terre non épluchées. Choisissez-les de tailles identiques et oblongues afin d’avoir une belle cuisson uniforme. Faites cuire 30 minutes environ. Les pommes de terre doivent être cuites mais rester fermes. Au bout de 30 minutes, égouttez-les. Dès que vous pouvez les tenir en main, épluchez les et coupez les en grosses tranches. Placez les dans un saladier et arrosez-les avec le vin blanc. Laissez reposer. 
Pendant ce temps, ciselez vos herbes et émincer oignons et échalottes. Préparez votre vinaigrette, salez et poivrez-la. Versez la vinaigrette sur la salade encore tiède. Mettez vos herbes et mélangez avec précaution pour ne pas écraser vos pommes de terre. 




Vous pouvez rajouter des filets d’anchois, des oeufs durs coupés en quartiers ou des olives. Je la préfère nature et tiède (vous pouvez la réchauffer au bain marie ou au micro-ondes).
Cette salade est gourmande en vinaigrette mais veillez à ne pas noyer les pommes de terre dans la sauce. 




Je ne vous propose pas beaucoup de recettes actuellement, entre les travaux dans l'appartement et le travail, je ne passe pas beaucoup de temps chez moi. La situation va redevenir "normale" j'espère d'ici une grosse dizaine de jours. 


Un peu de l'univers de David Lynch qui vient de sortir un album assez inégal. Le clip reste totalement dans son univers onirique et glauque.







Histoire de pommes et de myrtilles - Omnivore 100% Flandres

Article écrit et réalisé par Very Easy Kitchen








L’automne est propice aux gâteaux vous ne trouvez pas? en tout cas on a envie de confort et de réconfort quand les jours raccourcissent. J’ai donc voulu tester deux recettes.
La première recette ne s’avère pas vraiment réussie mais j’ai sauvé un peu les meubles et en clin d’oeil je l’ai renommée. La seconde est plutôt une réussite.


Commençons par le raté. Je voulais tester La fameuse Tarte Bouquet de roses d’Alain Passard. Rien de compliqué dans cette recette : de la pâte feuilletée et des pommes. Mais malheureusement pour moi, je n’ai pas choisi les bonnes pommes. J’ai pris des Royal Gala bien rouges mais elles se sont avérées cassantes et impossible de rouler des boutons de roses comme le recommande la recette. Au final, cela ressemble plus à une chiffonnade de pétales de roses. D’où son nom. Mais elle était très bonne quand même. Bien sûr je vais réitérer dans les prochaines semaines et je vous présenterai la recette à ce moment là. Pour les impatients vous trouverez facilement la recette sur le net.



La seconde recette vient de Réquia et elle est parfaite.
Je l’ai faite dans un grand moule à charnière (30 cm) qui permet de servir jusqu’à 12 personnes. J’ai conservé quasiment les mêmes quantités que Réquia. Vue de haut on dirait une lune. La bonne idée dans ce gâteau est la couche de pommes sur son dessus qui empêchent les myrtilles de s'enfoncer dans le gâteau. A la découpe c'est très joli.





 Gâteau streusel aux myrtilles et aux pommes  
- 300 g de farine à levure incorporée

- 200 g de sucre blond de canne

- 120 g de beurre mou

- 2 gros oeufs

- 20 ml de lait entier

- 1 grosse pincée de sel

- 2 pommes Royal gala

- 3 poignées de myrtilles décongelées et égouttées 
Pour le streusel

- 70 g de farine

- 40 g de beurre

- 80 g de sucre blond de canne

- 1 paquet de sucre vanillé


Préparez votre streusel en mélangeant du bout des doigts le beurre mou et la farine. Rajoutez le sucre. Vous devez obtenir une pâte sableuse et très friable que vous placerez au frais. Préchauffez votre four à 170/180°C, chaleur tournante. 
Fouettez le beurre très mou avec le sucre et blanchissez le au batteur. Ajoutez les oeufs entier et mélangez bien la pâte. Rajoutez la farine en plusieurs fois ainsi que le sel. Ajoutez au four et à mesure le lait. La pâte doit être fluide et homogène.
Beurrez et farinez un moule à charnière.Versez la pâte. Coupez vos deux pommes en fines lamelles. Recouvrez la pâte à gâteau de ces lamelles. on ne doit plus voir la pâte. Ces lamelles de pommes font empêcher les myrtilles de plonger au fond du gâteau. Recouvrez des myrtilles bien égouttées. Avec les doigts émiettez le streusel sur le gâteau. Placez votre gâteau au four pour 40/45 minutes environ en fonction de votre four. Je l’ai laissé refroidir au four porte entrouverte. Il se mange à température ambiante.






Excellent dîner 100% Flandres que celui proposé par Omnivore au 104 le 17 octobre dernier en compagnie de Julien Burlat (restaurant Dôme, à Anvers) et de Davy Schellemans (restaurant Véranda à Berchem- lire l'article de Food Intelligence en lien)

Julien, jeune chef français passé par chez Pierre Gagnaire, Alain Ducasse et Bernard Pacaud est installé à Anvers depuis quelques années. Après Dôme ouvert il y a 9 ans, et un succès grandissant, il ouvre Dôme-sur-mer,  annexe version écailler du restaurant principal 4 ans plus tard, et Domestic, une boulangerie- pâtisserie depuis 3 ans. Il reprend la cuisine du chalet Zannier à Megève cet hiver.
Davy Schellemans ancien 2nd de chez Kobe Desramault (In de Wulf) a ouvert  à Anvers un bistro gastro. On retrouve typiquement les caractères de cette cuisine flamande dans ses assiettes un peu roots, nature et paysagères. On est très proche de l’univers de Kobe que j’adore. Des associations fortes qui émoustillent les papilles. On est parfois à la limite du brûlé qui devient une saveur complémentaire.


Malheureusement peu d’explications sur le menu dégusté mais il semble que l’assiette de chou chinois, crème citron, pickles d’oignons et herbes fraîches puisse être de Julien, remarquable plat fin et savant soigneusement agencé autour d’un brocoli chinois cuit à la vapeur, accompagné d’un assaisonnement puissant au citron et nuancé par la finesse des herbes et fleurs fraiches. On peut aussi sentir dans l’assiette de canard bain de sang, une touche précieuse d’hibiscus et de coing, éventuelle signature de Julien Burlat.


En revanche l’anguille au soja, cerfeuil tubéreux, sabayon et crumble d’encre semble être de la signature de Davy, dans sa cuisson et son dressage. Qu’est-ce que c’est bon. De la même manière, le dessert tout en aspérités, mélange de sésame noir dans une génoise aérienne, de glace au chocolat blanc et d’une mousse au citron vert aux fortes notes de lait. Le lait caillé, signature d’un Kobe que l’on retrouve dans ce dessert.

Bref, un excellent repas accompagné d’un Saint-Péray Les Pins 2008 de chez Gripa et d’un Irouléguy Arretxea 2008, pour 45 euros avec les vins. Et une bonne excuse pour une nouvelle virée à Anvers au printemps prochain.


Poire au chocolat, crumble aux noisettes - Fetish Azur

Article écrit et réalisé par Very Easy Kitchen





Comme vous le savez peut-être, il y a peu de recettes à base de chocolat sur mon blog. Je n’aime pas trop le cuisiner, je préfère le croquer. Cependant la période des poires est à son apogée et il faut avouer qu’associer poire et chocolat, si n’est pas très original, en revanche c’est toujours très gourmand.
Amoureux du chocolat aux noisettes et de la poire confite, foncez vers cette recette. Ne prenez pas des poires trop grosses (maximum 6/7 cm de longueur), mûres mais fermes.
La liqueur aux noisettes Frangelico est utilisée dans la recette originale (Delicious). Elaborée avec la célèbre noisette du Piemont, elle est obtenue par distillation des noisettes dans l'alcool. Le mélange est ensuite infusée avec du cacao, du café grillé, de la vanille de la rhubarbe, fleur d'oranger... N'en ayant pas trouvée, et n'ayant pas vraiment le temps d'en chercher, j'ai mis de la liqueur de noix. Afin de respecter l’association poire, chocolat, noisette, n'aromatisez pas une liqueur type Cointreau, Grand-Marnier qui dénaturerait la recette.







Poire gourmande au chocolat, crumble aux noisettes
Pour 6 personnes
6 petites poires
Le sirop : 
1 litre d’eau, 
250 g de sucre en poudre, 
zestes de 2 oranges, 
1 gousse de vanille ouverte, 
1 bâton de cannelle, 
1/2 jus de citron, 
3 clous de girofle
La crème pâtissière au chocolat : 
30 cl de lait entier, 
30 cl de crème liquide, 
3 jaunes d’oeuf, 
50 g de sucre en poudre, 
1 cuillère à soupe de maïzena, 
200 g de chocolat noir, 
1 bouchon de liqueur de noisettes Frangelico,
Le crumble aux noisettes : 
30g de farine, 
70g de flocons d’avoine pour porridge, 
40 g de sucre muscovado, 
50 g de beurre doux en cubes, 
40g de noisettes grillées en morceaux, 
15 g d’amandes effilées, 
1 cuillère de golden syrup ou miel léger si vous n’en avez pas.


Préparez votre crumble. Vous pouvez le faire à l’avance et le conserver dans une boite à l’abri de l’humidité. Préchauffez votre four à 180°C. Mélangez avec les doigts, le beurre, la farine, les flocons d’avoine, le sucre et le golden syrup. Incorporez ensuite, les noisettes et les amandes grillées. Vous devez obtenir des gros morceaux de pâte que vous placerez dans un moule passant au four. Faites cuire pour 15 minutes environ. Surveillez la cuisson afin d’éviter que le mélange ne brûle. Laissez refroidir et cassez les plus gros morceaux. Placez dans une boite après complet refroidissement.


Préparez le sirop en mélangeant tous les ingrédients avec l’eau. placez sur le feu à chaleur moyenne. Coupez la base de vos poires pour qu’elles tiennent droites. Pelez-les en gardant bien leur petite queue. Essayez de les évider légèrement sans les abîmer. Placez-les dans le sirop et faites-les confire doucement pendant 20 minutes environ. Elles doivent être fondantes. Gardez-les légèrement tièdes.


La crème pâtissière se prépare de façon très classique. Faites chauffer dans une casserole à fond épais, la crème et le lait. Attention le mélange ne doit pas bouillir. Pendant ce temps, mélangez les oeufs, le sucre et la maïzena. Rajoutez le chocolat que vous aurez fait fondre. Quand le lait et la crème sont chauds, versez quelques cuillères dans le mélange oeuf/chocolat pour le détendre un peu. Versez ce mélange dans le lait chaud et faites cuire à feu très doux quelques minutes jusqu’à ce que la crème nappe la cuillère. Rajoutez au dernier moment la liqueur. Mélangez bien.


Si vous comptez la service froide, couvrez la crème au contact avec un film alimentaire afin qu’il ne se forme pas de peau. Vous avez ensuite trois solutions pour le service : tiède ou froid selon votre choix. Crème et poire tièdes, crème froide, poire tiède, ou crème et poires à température ambiante.







Nouveau Fetish : Azur chez Pierre Hermé qui associe un chocolat noir Manjari à 64 % de cacao et le Yuzu dont la saveur rappelle la mandarine avec une pointe de citron vert. Rencontre de l’acidité et l’amertume teintée par la rondeur du chocolat. Une pointe de sel exacerbe la rencontre. Jusqu’au 13 novembre en boutique ou en ligne.





Mention spéciale pour l’éclair et le gâteau Azur avec son sablé sans farine et sa feuille de chocolat, le millefeuilles était décevant car trop riche selon moi.


Si vous aimez les beaux paysages islandais, jetez un coup d'oeil au clip de Washed Out, Amor Fati. Je ne peux que vous conseiller son album qui tourne en boucle à la maison. Et d'aller visiter ce merveilleux pays.



 

Couvert, Couvert et raviolis au pâtisson chèvre, et noix

Article écrit et réalisé par Very Easy Kitchen





Encore une virée en Belgique, le week-end dernier. Certains vont finir par croire que je ne vais au restaurant que dans ce pays mais j’avoue aimer l’enthousiasme et la créativité des chefs belges. J’ai toujours eu une attirance pour la région flamande, la beauté de ses villes aux maisons étroites mais si confortables. Il faisait un temps splendide comme en France d’ailleurs, et le magnifique ciel bleu limpide mettait en valeur les briques, les pignons et les ferronneries des maisons.



Nous étions cette fois-ci en balade entre Bruxelles et Anvers, chez Couvert Couvert et la Pastorale (qui fera l’objet d’un poste spécial : gros coup de coeur pour la maison de Bart de Pooter).

Commençons par Couvert Couvert, tenu par deux alsaciens Laurent et Vincent Folmer, pâtissiers de formation installés depuis quelques années en Belgique. Solides parcours pour les deux notamment chez Marc Meneau, Fauchon, pâtissiers mais devenus aussi les chefs de cet ancien hangar à légumes transformé et fraîchement rénovée en une salle de restaurant minimaliste (très belles chaises japonaises en hêtre clair) mais très chaleureuse. Le temps permet que nous déjeunions en terrasse face à la prairie pour un déjeuner léger et équilibré. Le maître mot, choisir le meilleur produit qui ne sera pas forcément le produit du producteur le plus proche du restaurant, produit qui sera accompagné d’une belle sélection de vins à la carte.

Quelques amuses bouches pour commencer tranquillement avec un verre de champagne Fallet-Prévostat blanc de blanc extra brut, à signaler cette parfaite émulsion de pommes de terre à l’anguille fumée qui est définitivement mon produit belge préféré. Tartelette seiche et choux-fleurs, tartine anchois et radis.






Le pain maison est juste parfait : pain aux algues, pains aux olives noirs aussi doux qu’une brioche, pains aux grains, belle huile d’olive pour tremper son morceau de pain.
Nous avons choisi le menu à 40 euros (entrée plat dessert) histoire de se réserver pour La Pastorale où nous devions dîner le soir.


En entrée, maquereaux, betteraves, vinaigre figues et cassis, très esthétiques et photogéniques comme vous en vous en rendez compte. En revanche, les saveurs sont assez neutres et on aurait pu attendre plus de percussion avec une telle vinaigrette.




L’autre entrée, choisie par les allergiques aux maquereaux était un montage de tomates, de crevettes au basilic qui manquait aussi de percussion. Avec les entrées nous avons bu un Riesling Fronholz 2006, vin bio au nez d'agrume citronné très minéral.
Plat unique pour tous : un cabillaud cuit à la perfection qui s’effeuille gentiment avec des poireaux, des champignons, des noisettes et un jus léger au vin jaune. Quelques feuilles de verveine citronnelle frites viennent nuancer le plat. Le jus manque de concentration ce qui est dommage car il aurait pu être une révélation avec un poisson. Avec le poisson, un magnifique Saint-Joseph Blanc Le Lombard de chez Cuilleron, un vin magnifique.





Les frères se révèlent avec les plats sucrés qui sont leur domaine de prédilection.
Le dessert est parfait pour la saison : un pain de Gênes sur une compote de prunes servie avec une glace aux épices parfaitement équilibrée. Très très bon. Tout comme les mignardises : madeleines aux kumquats confits, mousse de chocolat au caramel salé et une excellente crème au citron et à la rose parfaite même pour moi qui n’aime pas cette saveur en cuisine.







Nous avons passé chez Couvert Couvert, un excellent moment de quiétude, alanguis par les 29°C degrés ce premier jour d’octobre, à discuter tranquillement avec Laurent ou Vincent (?), de ce plaisir de se retrouver au restaurant en Belgique, de cette audace que peuvent avoir les chefs, enthousiastes à l’idée de bousculer la cuisine sans attache ou forte tradition comme nous pouvons en avoir en France.  C’est tellement agréable de pouvoir discuter avec un chef disponible et ouvert sur la cuisine de ses voisins comme Sang Hoon Degeimbre, Bart de Pooter ou Kobe Desramault plus à l’Ouest. Il nous avoue son admiration pour Frédéric Bau, directeur de l’école du grand chocolat Valrhona, certainement un des plus grands pâtissiers contemporains. Bref, ne faites pas l’impasse sur ce restaurant dans la région de Bruxelles.

Pour revenir à la cuisine, n’étant pas beaucoup chez moi, je n’ai pas le temps de cuisiner actuellement. Je n’ai pas pu me rendre à l’invitation de producteurs d’ïle de France au Petit restaurant dans la Prairie, lundi dernier dans le cadre de la Semaine du Goût, fatiguée par un A/R dans la journée à Strasbourg et une trachéite persistante.

J’ai préparé rapidement des raviolis aux pâtissons, chèvre et sauce au noix que je vous présente ici mais la recette reste largement perfectible.
Je devais utiliser un paquet de feuille de ravioles de chez Saint Jean, très pratiques pour préparer des raviolis.





Raviolis au pâtisson, chèvre et noix 
Pour une vingtaine de gros raviolis 
 quelques feuilles de pâtes à ravioles 
 200 g de chair de pâtisson cuite à la vapeur 
70 g de chèvre frais 
10 g de fromage de chèvre sec et fort rapé 
sel, poivre 
noix de muscade rapée 
50 g de cerneaux noix 
1 demi gousse d’ail 
20 cl de crème fraiche liquide 


Pelez et épépinez votre pâtisson que vous couperez en gros cubes. Faites le cuire à la vapeur pendant 15 minutes (la pointe d’un couteau doit traverser un cube facilement). Réduisez la chair en purée, rajouter le chèvre frais pour l’onctuosité, le chèvre sec rapé pour le goût, salez et poivrez. Rajouter de la noix de muscade qui rajoutera un peu de peps à la chair un peu fade du pâtisson. Etalez une fine feuille de ravioles sur un plan légèrement fariné. Avec une petite cuillère, versez 4 boules de farce sur la pâte. Humectez les bords autour d’une boule avec de l’eau. Placez dessus une seconde feuille de raviole. Formez avec le doigt le contour du ravioli en faisant adhérer les deux feuilles de pâtes. Avec un emporte pièce coupez vos raviolis. Vérifiez qu’ils sont bien hermétiques en pressant le contour avec le doigt. Laissez les bien à plat dans un plat fariné avant de les cuire à l’eau bouillante pendant 3/4 minutes; Faites griller légèrement vos cerneaux de noix. Dans le bol du mixer, mixez les avec un peu de crème liquide, un trait d’huile de noix, une demi-gousse d’ail. Salez et poivrez. Servez les raviolis avec cette sauce très chaude.






Un mot pour finir Merci, M. Jobs

Bon pour un été indien brûlant : Egg Curry



Article écrit et réalisé par Very Easy Kitchen



Ceux qui en vacances cet été, ont subi la mauvaise météo, doivent se dire qu’il y a une certaine injustice. Nous avons une fois de plus un très beau mois de septembre et c’est tellement agréable.
Bon cela ne va pas sans quelques angines et nez qui coulent mais cette chaleur se mérite. Je vous présente aujourd’hui un plat qui n’est pas indien mais malaisien qui lui aussi va vous piquer le nez et faire pleurer vos yeux si vous avez la main trop lourde avec le sambal oelek sauce indonésienne à base de piment, sel, vinaigre et autres épices.




Un curry aux oeufs que vous pouvez faire pour un repas du soir ou pour un brunch. Cela change des oeufs brouillés ou des oeufs cocotte traditionnels et ce n’est pas très dur à faire une fois que vous avez réuni les ingrédients. Je ne suis pas très amie avec les oeufs que je digère difficilement (deux intoxications à mon actif notamment par des jaunes non cuits). Je ne mange que des oeufs de poule bio extra frais (tout autre oeuf y compris de poisson est immangeable pour moi) que je teste avant manger (je les plonge dans l’eau froide et s’ils remontent à la surface, ils ne sont plus très frais) et surtout j’évite de manger le jaune totalement cru. Pas de souci en revanche avec les oeufs incorporés à une préparation cuite.






Egg curry ou Sambal Telur 
Pour 4 personnes 
8 oeufs frais 
2 cuillères d’huile d’arachide 
4 échalotes 
4 tomates grappe pelées 
1 gousse d’ail émincée 
1 cuillère à thé de Sambal oelek (pâte de piment rouge que l’on peut trouver chez Suzy Wan) ou si vous ne trouvez pas, remplacez par deux cuillères à thé de curry rouge. 
4 cm de gingembre frais pelé et rapé 
1 cuillère à thé de graines de coriandre moulues 
1 cuillère à thé de graines de cumin moulues 
1 cuillère à thé de curcuma 
400 ml de lait de coco 
2 cuillère à thé de pâte de tamarin 
1 cuillère à thé de sucre de palme ou de sucre brun 



Vous pouvez préparer votre curry soit avec des oeufs durs soit avec des oeufs mollets. Vous pouvez les préparez à un peu à l’avance afin de gagner du temps. (9 minutes dans l’eau bouillante pour les oeufs durs et 6 minutes dans l’eau bouillante pour des oeufs mollets). 
Dans un wok, faites revenir les échalotes émincées dans un peu d’huile d’arachide avec l’ail et le gingembre pendant 1 minute. Ajoutez toutes les épices, le sambal oelek et ensuite les tomates coupées en cubes. Faites frire quelques minutes. Rajoutez ensuite le lait de coco, la pâte de tamarin et le sucre brun. Salez. Portez à ébullition afin de rendre votre curry bien homogène (cuire environ 5 minutes). Plongez vos oeufs dans le curry pour les réchauffez et servez aussitôt avec des pluches de coriandre et un peu de riz blanc. Je préfère pour ma part, quelques mouillettes de pain. 





Comme vous pouvez préparer les oeufs et la sauce en avance, ce plat se réchauffe facilement. Parfait pour un brunch car cela ne vous oblige pas à surveiller la cuisson des oeufs. Vous pouvez rajouter dans la sauce des dés d’aubergine ou aussi du céleri branche émincé, ainsi que des champignons.

J’ai trouvé cette recette dans l’excellent magazine Delicious de septembre 2011 (merci Laurent). Il existe aussi une version en ligne. J’ai annoté quelques recettes notamment des aubergines au miso à la japonaise ou une glace au yaourt à la citronnelle et basilic thaï ou encore une tarte Amaretto à tomber, presque aussi irrésistible que ce cheesecake praliné noisette de chez Berko.




Berko est terrible pour les amateurs de cheesecakes et cupcakes. Vous pouvez aussi imaginer en ligne le gâteau de vos rêves. Tout un programme.

PS ; je cherche un billet pour le concert de Coldplay le 14 décembre. Tous les billets ont été vendus en 30 minutes et je n'ai jamais réussi à me connecter pour en avoir un, tellement les sites de vente étaient overbookés... A bon entendeur.

Cake au sésame noir, salade acidulée au crabe- le lundi de Toshiro et les vins en biodynamie



Je cherchais une recette qui puisse faire le lien entre les derniers beaux jours et les premières brumes de l’automne. On a encore envie de manger dehors d’un repas rapide pour profiter du soleil. J’ai trouvé cette recette de petits cakes au sésame noir accompagnés d’une salade acidulée au crabe dans le dernier Gala Goumand. L’association du sésame noir à la saveur chaude et de l’acidité du pamplemousse fonctionne très bien.




Cakes au sésame noir et salade acidulée au crabe
Pour 4 petits cakes
3 oeufs 
160 g de farine à levure incorporée
100 g de pâte de sésame noir (en épicerie japonaise)
30 g de beurre fondu
sel de guérande et poivre du moulin
Pour la salade
1 boite de chair de crabe
1 pamplemousse rose
1 cuillère de crème fraiche
ciboulette
sel et poivre


Préchauffez votre four à 180°C. Battez les oeufs avec la pâte de sésame noir. Rajoutez le beurre fondu et la farine. Salez et poivrez. Versez dans des moules à cake individuels. Faites cuire environ 25/30 minutes au four. Démoulez les cakes quand ils sont tièdes. Préparez la salade en mélangeant la chair de crabe avec des morceaux de chair de pamplemousse que vous aurez pelé à vif, et la cuillère de crème fraiche. Rajoutez la ciboulette émincée, et rectifiez l’assaisonnement. Pour servir, coupez la tête de vos cakes et creusez les légèrement. Remplissez l’intérieur avec la salade acidulée. Servez comme un plat complet pour un déjeuner léger.




Nous poursuivons l’aventure des Lundis de Fulgurances organisé par Hugo et Sophie au Kitchen Studio de Boulogne.
La dernière édition nous emmenait encore en Belgique avec le second de L’air du Temps dirigé par Sang Hoon Degeimbre, Toshiro Fujii. On commence à reconnaitre quelques visages. Cela devient vite un rendez-vous d’habitués.
Voir le Lundi de Toshiro

Quelques plats intéressants, la mise en bouche Eau de Sakura, fraiche et floral en bouche, l’association du foie gras (français) , de l’anguille fumée (si typiquement belge) et la sauce ponzu (purement japonaise), traits d’union de la cuisine de ce soir. Maquereau, tomate et fleur de capucine. Chou et poutargue. Mais toujours cette cuisine à la pince à épiler qui est très esthétique mais trop attendue...trop artistique pour être vivante. A trop vouloir sublimer le produit on arrive parfois à ne plus le cuisiner mais à l'assembler à d'autres produits afin de voir les interactions possibles. Ce serait un défaut commun à cette cuisine dite du Nord.

L’équipe de l’Air du Temps est présente derrière Toshiro alors que Sang Hoon profite de la soirée accompagné de son plus fidèle client : près de 500 visites chez le chef ! Le jardinier en chef Ben est lui aussi présent, tous les légumes viennent du jardin du restaurant.






Les plats étaient accompagnés par des vins sélectionnés par Wouter de Bakker, sommelier belge, qui nous a proposé des vins natures ou produits en biodynamie. Je n’arrive pas pour l’instant à apprécier ces vins, et ce fut l’objet d’une discussion intéressante avec Laurent des GoT.

Ces vins renaissent de l’idée de révéler les terroirs, de ne plus utiliser de produits chimiques mais uniquement des levures naturelles présentent sur les grains de raisins pour la fermentation. Mon goût est formé aux vins conventionnels contemporains dans lesquels sont parfois rajoutées des levures aromatiques qui artificiellement «fabriquent» des vins aux notes florales, épicées ou fruitées sensées plaire au plus grand nombre et surtout aux critiques. Au final ce sont des vins très minéraux, très vifs et francs et surtout très différents les uns des autres. Impossible de confondre un terroir avec un autre.
Cette culture du vin en biodynamie semble être la voie dans laquelle de nombreux producteurs s’engouffrent (5% des producteurs actuellement) afin de créer des vins avec une vraie identité, respectueux de leur environnement et du consommateur. Ce sont aussi des vins qui se gardent mieux que des vins artificiellement travaillés. Affaire à suivre car la biodynamie semble être la voie de la viticulture de demain. Un article intéressant à lire, et aussi celui remarquable d'Eric du blog Boire Manger ,  quant à moi qui ne suis pas une grande amatrice de vins, toute ma ré-éducation reste à faire.

Allez pour finir un petit morceau de The Horrors, groupe que je découvre seulement maintenant et qui sait retenir le meilleur des 80's.







17th Century Honey Cake - Dîner chez Septime

Article écrit et réalisé par Very Easy Kitchen



On peut dire cette année que nous avons eu un été anglais et encore suis-je, là, un peu mauvaise langue car lors de notre périple printanier dans le Sussex et le Kent, la température avait été très agréable. Les nuages qui jouent avec le soleil au Nord de la Loire, nous obligent presque à envisager des goûters à l’intérieur autour d’une tasse de thé. Il reste un mois d’été, voilà qui promet.





En Angleterre il existe deux organisations : English Heritage et National Trust dont le but est de préserver les monuments historiques. Le National Trust a été fondé en 1895 avec l'objectif de « promouvoir la préservation permanente, pour le bénéfice de la nation, des terres et des habitations d’intérêt historique ou de grande beauté ». Il est depuis devenu la plus grande organisation de conservation d’Europe. C’est une organisation indépendante du gouvernement qui ne reçoit ni subvention ni donation publique pour son activité. Il compte sur le soutien de ses 3,6 millions de membres, des 55 000 bénévoles et des 15 millions de visiteurs, sans compter les mécènes, les partenaires, etc. Le travail des bénévoles est important avec près de 3 millions d’heures de travail, l’équivalent de 25 millions de £. Le coût d'un visite d'un lieu protégé par le National Trust est onéreux mais cela permet d’ouvrir à la visite de nombreuses maisons, manoirs, jardins, châteaux ou lieux industriels intéressants. L’achat d’un National Trust Pass est intéressant si vous avez prévu plusieurs visites lors d'un séjour en Grande-Bretagne.





Au cours d’une visite, j’avais acheté un livre : National Trust tea time baking book, comprenant des recettes de scones, breads, cakes et pies de toutes les régions d’Angleterre la plupart inconnues en France. Beaucoup de lieux tenus par le National Trust, proposent une cuisine de qualité, fraiche et simple, ancrée dans son terroir ainsi que des produits à emporter : confitures, lime curd, miels, biscuits et bonbons. Je n'avais pas encore étrenné ce livre mais ce dimanche maussade et ma visite chez deux anglophiles enthousiastes m’ont stimulé à tenter cette recette du 17ème siècle : un cake au miel très simple recouvert d’un glaçage plus moderne.





17th-Century Honey Cake
Pour un gâteau de 22 cm de diamètre (8 personnes)
175g de beurre doux
175g de sucre blond
3 oeufs battus
175g de farine à levure incorporée tamisée
1 belle cuillère à soupe de miel clair
1 cuillère à thé de bicarbonate de sodium
quelques gouttes d’essence d’amandes améres 


pour le sirop
1 belle cuillère de miel clair
1 jus de citron


 Pour le glaçage
150 g de fromage frais (type philadelphia ou nature à tartiner)
100 g de sucre glace
1/2 jus de citron


 Préchauffez votre four à 180°C. Battez longuement le beurre et le sucre. Rajoutez les oeufs battus. Continuez à fouetter. Rajoutez le miel, l’amande amère et versez la farine en deux fois dans laquelle vous aurez incorporé le bicarbonate. Mélangez longuement votre pâte. Versez dans un moule beurré et placez au four pour 50 à 60 minutes. A mi-cuisson recouvrez votre gâteau avec un papier de protection car le gâteau colore très vite. Le gâteau est cuit quand la lame d’un couteau ressort sèche. Pendant la cuisson, préparez votre sirop en mélangeant le miel et le jus de citron. Dès que le gâteau est cuit, sortez-le du four et imbibez-le de sirop. Attendez son complet refroidissement pour le glacer. Pour cela mélangez intimement le fromage frais avec le sucre et le citron. Faites prendre votre glaçage au frais. Sortez le gâteau du frigo au moins une heure avant dégustation. Ce gâteau est meilleur le lendemain.






Si vous souhaitez une recette encore plus ancienne, faites un tour du côté de mon Lapin au Syrop du 14ème siècle. Vous avez raté la découverte des jardins du Kent et du Susses, suivez le lien.


Pour finir, un petit compte-rendu de ma visite chez Septime en juillet. J’avais déjà donné mon avis sur Itaste mais pas encore partage sur le blog.

Chaque année, j'attends de tester les restos qui font le buzz surtout ceux des chefs pleins de promesses comme Bertrand Grébaut (ex Agapé). A peine ouverts, la liste d'attente est déjà longue. Avant de vous donner mes conclusions voici ce que nous avons dîné ce soir de juillet.
Entrée : tomates anciennes eau de tomate râpé de chèvre



Entrée 2 : gnocchis juste poêlés purée de maïs vieux gouda 24 mois






Poisson : merlu purée de courgettes emulsion de jambon italien chou pointu



Viande : agneau, aubergine fumé oignon en robe des champs






Dessert : chocolat (ganache), café et glace à la menthe




Vins : vin d'anjou nature de chez Mosse 2010 et un vin de Savoie 2009 Grandes Jorasses de chez Beluard.
 Infusions : excellents notamment celle au Shisho/mandarine






Tout était très bon mais un très gros coup de gueule sur ces menus imposés "carte au chef" pour une cinquantaine d'euros : honnêtement il n'y a rien dans les assiettes : portions microscopique : si nous avons mangé 50 g de poisson et 50 g de viande c'est bien le bout du monde, on aurait presque pu compter les 5 gnocchis dans l'assiette. A ce vouloir "bistrot gastronomique" il faut aller jusqu'au bout de l'idée : amuse bouche, mignardises, entre-plat façon Bistrot. De quoi amuser les convives.

Moralité : entre chaque plat on mange du pain, et on boit des vins natures parfois difficiles à apprécier. Au royaume de la boboitude, il faut être stoïque... Dommage car le chef est très doué

. Je préfère Spring : au moins les plats sont généreux même si cela reste bcp plus classique. Points à améliorer les portions vraiment minuscules 
la carte des vins : trop de vins natures produits en bio dynamie,  certains produits viennent par avion (mandarine d'uruguay...) pas terrible et surtout beaucoup trop bruyant.

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