Cake Maracudja (passion et framboises)




Stéphane Vandermeersch ancien élève de Pierre Hermé, Fauchon et Ladurée tient une pâtissierie avenue Daumesnil tout proche de la Porte Dorée, à Paris. Il est le créateur de la tarte Maracudja qui associe une crème de fruit de la passion entourée de framboises fraiches sur une fond de tarte. Un délice absolu que ce chef avait proposé dans une version simplifiée en cake que j’avais honteusement arrachée d’un ELLE magazine.
Je ne vous rappelle pas mon intérêt inconsidéré pour le fruit de la passion, un jus de maracudja bien frais restant pour moi le must de la boisson tropicale. Voilà longtemps que je n’avais pas fait de cake, et une bonne raison de finir le stock de purée de fruits.




Cake Maracudja
110 g de beurre salé (pas de cristaux) ramolli
120 g de sucre en poudre
130 g de purée de fruits de la passion
3 gros œufs
220 g de farine à levure incorporée
40 g de framboises

Préchauffez votre four à 250°C. Battez le beurre avec le sucre en poudre jusqu’à mélange complet. Le mélange doit augmenter de volume. Rajoutez les œufs un à un en mélangean bien entre chaque œuf, ensuite la purée de fruit de la passion et enfin la farine.

Versez 2/3 de la pâte dans un moule beurré ou en silicone. Disposez les framboises et versez le dernier tiers de pâe. Mettre au four en baissant celui-ci à 180°C. Faites cuire environ 1h en fonction de votre four. La lame d’un couteau doit ressortir sèche quand vous la plongez au cœur du cake.
Servez accompagner de framboises fraiches.


Comme tous les cakes il gagne à être fait 2 jours avant dégustation.

Vous pouvez trouver des purées de fruit pasteurisées ou surgelées dans les épiceries spécialisées ou sur internet. Attention, une fois ouverte il faut les utiliser rapidement ou les surgeler si vous les avez achetées pasteurisées.




Autre recette de saison réalisée à Annecy pour le 14 juillet, framboises et pêches jaunes en salade avec de la menthe ciselée et des éclats d'amandes grillées. Plus rapide que le cake à réaliser mais tout aussi gourmande.


Prochain post, probablement une nouvelle recette et mon compte-rendu de notre repas chez Sa-Qua-Na à Honfleur.

PS : il faut aussi goûter aux galettes de Stéphane, parmi les meilleures de Paris (pâte feuilletée inversée et frangipane hyper légère). Promis pour l'année prochaine.
Stéphane Vandermeersch
278 avenue Daumesnil
75012 paris



De Karmeliet*** Bruges - Chiberta* de Guy Savoy



Je me suis rendue compte que j’avais oublié de vous poster le compte-rendu du dernier repas à Bruges lors de notre grand week-end belge du 8 mai.

Nous avons diné chez Geert van Hecke chef de De karmeliet , le 3 étoiles de Bruges. En fait cet oubli est presque inconscient tant ce repas finalement ne m’a laissé que peu de souvenirs. Il est vrai qu’Oud Sluis la veille m’avait tellement plu que j’étais quasiment sûre d’être déçue. Nous sommes ici dans un restaurant gastronomique classique. Malheureusement pour nous, nous y avons mangé un samedi soir (au pied levé quasiment car nous n'avions pas réservé), dans un restaurant bien rempli avec un personnel certes efficace mais peu expansif en explication sur le menu

Geert Van Hecke, aux commandes depuis 27 ans, parle ainsi de sa cuisine «C'est une cuisine franco-belge d'aujourd'hui, une cuisine légère, avec de beaux produits ». Le moléculaire, ce n'est pas son truc avec une carte renouvelée 5 fois par ans.Nous avons été sages et pris le Menu de printemps.

Pour accompagner notre champagne Billecart Salmon rosé, quelques apéritifs : tarte basilic tomate cerise, pied de porc moutarde et biscuits de parmesan aux pistaches et citron (excellent le biscuit) : c’est bien en deça de ce que l’on peut attendre d’un trois étoiles.





Viennent ensuite les amuse-bouche :

Foie gras, petit pois et gelée de boeuf
Saumon mariné et salade de fenouil
Mousse de hareng et betterave

Rien n’est spectaculaire mais ce n’est pas mauvais.








    Ensuite une petite mousse de crevettes accompagné d’un tartare de langoustine (non pris en photo). Classiquement belge et sans surprise.

    Notre véritable entrée arrive : Filet de Saint-Pierre marine, infusion aux algues, homard et tartare à l’orientale (je ne vous mets pas la photo avec le bouillon qui dessert le plat)





    L’assiette est jolie mais n’a finalement aucun intérêt gustatif. Les produits sont bons, l’infusion d’algues est une bonne idée avec son trait de coriandre mais on n’en retient rien.

    Comme lors des 3 autres repas dans la région, on nous sert l’éternelle asperge de Malines, morilles fraiches et jambon « sanbucano », œuf mollet.C’est la version la plus réussie de l’asperge que nous ayons mangé ce week-end. La sauce aux morilles est excellente ainsi que la chips d’asperge qui l’accompagne. Impeccable.



    Nous attaquons ensuite notre pavé de bar de ligne, tapioca aux herbes vertes, coques et bigorneaux, gnocchis frits. Excellents produits mais rien ne dépasse et vient nous titiller les papilles.


    Pour accompagner nos entrées et plats, un Condrieu Petite Cote 2005, un vin excellent aussi bien avec un légume comme l’asperge que le poisson.
    Pas de fromages (nous avons été raisonnables) et les desserts arrivent. Deux desserts, un autour du fruit et un autour du chocolat.

    Une glace fraise/vanille avec de la rhubarbe confite et une mousse à l’Elixir d’Anvers (Liqueur jaune inventée par François-Xavier de Beukelaer en 1863 et préparée à partir de 32 plantes macérées et distillées lentement, puis vieillie 5 mois en fûts de chêne. Pasteur lui aurait reconnu des vertus bienfaisantes en 1887, et quelques gouttes sur un sucre avant le coucher est une pratique encore courante en Belgique).



    Et ensuite une mousse au chocolat, sorbet au pamplemousse, herbes au citron.




    Deux desserts de bonne facture sans être totalement originaux. J’ai beaucoup apprécié l’association chocolat et pamplemousse avec l’acidité de cette herbe au citron.

    Quelques mignardises et cubes glacés pour finir le repas.


    Lorsque nous avons quitté le restaurant, aucun de nous n’a été totalement séduit. Je ne sais pas si c’était notre repas mémorable de la veille chez Oud Sluis ou l’agréable découverte de C-Jean à Gand le midi qui nous avaient un peu anesthésiés les papilles et l’esprit. Un bon restaurant mais certainement pas un trois étoiles pour nous au sens où nous l’entendons. A conseiller si vous souhaitez déguster d’excellents produits classiquement cuisinés et élégamment présentés mais à contourner si vous souhaitez ouvrir vos papilles à de bouleversantes associations et textures.

    les cuisines ouvertes sur le jardin


    Reste à faire un tour chez Peter Goossens, chef de Hof Van Cleve à Kruishoutem note 19,5/20 au Gault Millau dont on ne cesse de nous vanter la cuisine. A suivre donc nos aventures belges l'année prochaine peut-être.

    Je suis un peu en retard sur d’autres compte-rendus notamment Atmosphères d’Alain Périllat au bord du Lac du Bourget, excellent restaurant étoilé dans la lignée d’Alain Petit à Annecy. Mais je suis tellement débordée que j'ai du laisser de côté ce blog pendant presque 3 semaines. je vous promets d'être plus assidue cet été.

    Pour finir quelques mots sur le Le Chiberta repris par Guy Savoy en 2004 (chef Gilles Chesneau), design de Wilmotte un peu froid mais qui met en avant de biens belles bouteilles en décoration. Tables espacées parfaites pour parler affaires (80% d’hommes lorsque j’y suis allée déjeuner). Un menu à 55 euros à midi : entrée plat dessert. Une cuisine gastronomique mais simple et authentique servie rapidement. (comme j’étais avec des personnes plutot cool, j’ai pu prendre des photos juste pour vous).




    Une royale d’asperges vertes au tourteau pour moi et grosses gambas poelées au pamplemousse et thé pour les autres



    Dorade royale aux olives pour moi et selle d'agneau à l'aubergine pour les autres





    Les desserts : une association ananas coco pour moi et un cappucino à la fraise pour les autres :






    et les mignardises pour le café


    Très honorable pour le prix à midi dans le quartier (nous sommes quasiment place de l'étoile), à éviter à la carte qui atteint des sommets quand même. Nous avons bu un Chassagne Montrachet excellent tout au long du repas.

    A bientot pour une recette cette fois-ci.




    Le fenouil selon Gilles Choukroun






    Après notre brève découverte d'un plat du Moyen-âge, revenons à une époque plus contemporaine avec un chef Gilles Choukroun à 100% dans son siècle.
    Avec son Café des Délices, il étonna Paris avant l'heure avec ses plats fusion-food. Ensuite avec Angl’opéra, ses plats deviennent ludiques, drôles et toujours aussi créatifs : Saint-Jacques au boudin noir, tarte au citron à l’envers ou la pizza au chocolat pour le Mini-Palais dont il a composé la carte de l'ouverture. Consultant pour Accor, il a participé à quelques émissions sur Cuisine TV, et aujourd'hui il officie dans son nouveau resto MBC dans le 17ème. Vous trouverez plein de recettes sur son site.






    Pour ma part, j’ai choisi chez lui, deux recettes de salades qui contiennent chacune du fenouil. Premièrement, j’adore le fenouil et deuxièment pour fêter l’été, rien de mieux que deux plats à manger bien frais :
    • Fenouil comme un tsatski
    • Salade de pêches au fenouil cru et en graines.


    Fenouil comme un tsatski2 bulbes de fenouil
    une cuillère à café de zestes de citron haché
    50g de pignons de pin
    150g de fromage blanc (de brebis pour moi)
    1/5 de botte de cresson ou d’herbes (ciboulette et persil plat pour moi)
    1 pointe de couteau de piment
    sel, poivre et huile d’olive

    Coupez le fenouil en lamelles fines. Faites-les revenir vivement à la poêle avec un peu d’huile d’olive. Rajoutez pignons et zestes de citron ainsi qu’une pointe de couteau de piment. Le pignon brulant très vite il faut le rajouter le plus tard possible et le faire dorer. Dès que le fenouil est cuit (tout en restant légèrement croquant), le réserver de côté.
    Mélangez le fromage avec les herbes, salez et poivrez généreusement. Quand le fenouil a refroidi mélangez le au fromage. Laissez au frais.
    Servez avec du pain grillé, des tomates ou de la viande froide.


     
    Absolument délicieux et super pratique pour un pique-nique par exemple.



    Toujours en pique-nique vous pouvez également préparer cette salade de pêches aux saveurs anisées.

    Salade de pêches au fenouil « cru et en graines »Pour 4 personnes
    2 pêches blanches
    2 pêches jaunes
    60 g de fenouil
    1 cas de graines de fenouil
    5 cl de thé glacé
    1/2 citron vert
    1/2 gousse de vanille

    Commencez par tailler 80 g de fenouil cru en petits dés de 5 mm que vous ferez blanchir dans une eau portée à ébullition et en les retirant dès la reprise de l’ébullition. Laissez refroidir et égoutter. Disposez dans un petit bol avec 1 cuillère à soupe de graines de fenouil, 5 cl de thé glacé, le jus d’1/2 citron vert et les grains d’1/2 gousse de vanille. Réservez ce mélange au frais. Epluchez les pêches que vous taillerez chacune en huit quartiers. Mélangez l’ensemble au fenouil au thé que vous tiendrez au frais pendant environ trente minutes. Répartissez ensuite la salade dans quatre coupelles et dégustez en buvant un thé glacé.





    Pour finir quelques mots sur les produits des Etablissements Lion, épicerie installée rue des Abbesses depuis 1895 dans le 18ème arrondissement et qui propose des épices, des infusions, des bonbons, des chocolats mais aussi des préparation pour soupes, cakes, risottos et riz au lait entre autres, super simples à préparer et très originaux : risotto girolles amandes, polenta cèpes noisettes, riz au lait fraises au sucre et thé du hammam. Je trouve leurs produits à la Ferme de Levallois.




    J'ai testé leur semoule aux abricots, amandes et fleurs de lavande. Très bonne, peu sucrée et bien dosée.



    Il me reste à essayer leur préparation pour cake courgettes persil noisettes. Pensez-y pour faire des cadeaux originaux et pas trop chers.


    Lapin au syrop, recette du 14ème siècle – et quand un herboriste ne tient pas ses promesses.





    Bruges : le béguinage
    Bruges : les canaux


    Michele Barrière, journaliste à Régal fait des aliments, des personnages de l’Histoire. Elle réalise de grands repas réunissant tous les gens de sa rue et leur cuisine des plats du Moyen-Age, de la Renaissance italienne ou du 18ème siècle.
    Jusqu'au 19ème siècle, les recettes n’étaient pas écrites avec leurs listes d’ingrédients ou leur temps de cuisson. Elle imagine alors les proportions. Ainsi on apprend que la cuisine du Moyen-Age n’était pas grasse : ni beurre et de crème qui n’entrent en cuisine qu’au 17ème siècle. La liaison des sauces se faisait avec de la poudre ou du lait d'amande et de la mie de pain. Il y avait deux grandes caractéristiques dans cette cuisine :


    - l’acidulé qui venait contrebalancer le gras des viandes. Le produit incontournable pour ça était le Verjus. C'est un acidifiant qui ajoute naturellement de la fraîcheur à un plat de viande par exemple. Les agrumes et leur jus étaient aussi beaucoup employés en cuisine.


    - le sucré salé. Le sucre était un produit de luxe que les bourgeois achetaient pour montrer leur fortune. Les fruits secs aussi étaient partout en grosse quantité, notamment dans les viandes et les poissons.





    Seuls les paysans mangeaient des légumes, des racines qui étaient vulgaires alors que les épices, au contraire, étaient réservées aux riches. Contrairement à ce qu'on croit, ce n'était pas du tout pour cacher les viandes avariées. Les bêtes arrivaient vivantes sur les marchés et étaient abattues et vendues immédiatement comme dans beaucoup de pays pauvres actuels.
    Au Moyen-âge, l'Europe entière mange de la même manière. Au 15 et 16ème siècles, l'Italie fait toutes les découvertes culinaires, puis la France s'impose au 17ème siècle.
    C'est le moment où l'on abandonne les épices et le sucré/ salé en France. On estime alors qu'il s'agit d'une "cuisine gothique, faisant référence à des temps barbares". L'Italie a suivi la France, un peu plus tard. Au contraire, l'Allemagne, l'Angleterre et les pays nordiques sont restés attachés au mélange d'épices comme au sucré salé.
    Au 19ème siècle, siècle bourgeois en France, on veut moins dépenser et surtout ne pas être extravagant en cuisine comme ailleurs. C'est le siècle de la blanquette de veau et des plats bourgeois qui sont venus jusqu'à nous.

    Le dernier Elle à Table publie quelques recettes intéressantes de Michele Barrière dont ce lapin au syrop recette anglaise du 14ème siècle qui m’a immédiatement séduite car j’aime beaucoup cette viande et encore plus cette cuisine à base d’épices. Et puis cela me permet de renouveler le stock de plats tout prêts au congélateur. Aussi bon que le lapin au pain d'épices que j'adore faire.



    Lapin au syrop1 lapin coupé en morceau
    50 g de beurre
    1 CAS d’huile de tournesol
    25 cl de bouillon de volaille
    25 cl de muscat Beaumes de Venise*
    2 CAS de vinaigre de vin
    50 g de gros raisons noirs et jaunes
    1 clou de girofle broyé
    1 CAC de cannelle en poudre
    1 CAC de gingembre en poudre

    Faites revenir vos morceaux de lapin dans un cocotte beurrée et huilée. Quand ils sont dorés, versez le bouillon de volaille et faites mijoter 15 minutes. Rajoutez tous les autres ingrédients et continuez le mijotage pendant 30 minutes. Enlevez les morceaux de lapin et réservez les au chaud. Faites réduire la sauce et nappez le lapin de ce délicieux syrop épicé.

    Aucune indication de sel ou de poivre dans cette recette. j'ai quand même salé légèrement après avoir gouté la sauce. Bien meilleure avec cette pointe de sel

    * Muscat de Beaumes de Venise vin doux naturel éléboré à base de muscats petits grains, qui honorait la table de la papauté d’Avignon au 14 ème siècle. J’ai eu la flemme de chercher ce vin et j’ai pris un muscat de Corse aussi issu de petits grains.







    Enfin, avant-denier compte-rendu de notre week-end belge avec notre déjeuner à l’Auberge de l’Herboriste à Bruges le 11 mai dernier, 1 étoile au Michelin. Entre notre repérage sur leur site internet et notre visite sur place, il y a une vraie différence et une belle déception.
    Alex hanbuckers : tastes make the difference. Quand on affirme un tel positionnement, il faut assurer derrière et malheureusement ce n’est pas le cas ; d’autant plus que le chef ne s’inspire pas non plus du nom de son Auberge. Rappelons qu’un herboriste est un artisan des plantes et un grand connaisseur de leurs propriétés.




    Le lieu : une ferme flamande au milieu de la campagne, la décoration un peu ringarde sans aucun intérêt, le dimanche un menu unique à 76 euros avec les vins.


    Quelques amuses-bouche nous sont servis avec une flûte de champagne





    - mousse d’anguille fumée
    - tartare d’osso bucco avec une émulsion au yuzu
    - une verrine de poulet au curry

    On a un peu l’impression de manger les restes de la veille revus sous forme de bouchées ou verrines. Passons à l’entrée..





    Homard, tartare de tomates, mousse de tomates, crème aigrelette, pesto et wasabi…
    Trop de choses sans lien entre elles Le homard aurait mérité mieux qu’un mariage impossible entre le pesto et le wasabi.

    Bar de ligne, riz à la provençale, tube de tomate … incroyable : un vulgaire riz à la tomate, trop basique, pas de travail sur ce plat même si le bar est bon. Et ce ne sont pas les 3 fleurettes sur le plat qui font la différence





    Le service est très lent. Forcément nous avons l’impression que le chef passe plus de temps en salle qu’en cuisine ou alors ce jour-là la moitié de son équipe est en congés mais l’attente est horriblement longue et le restaurant plein. Nous avons pris un seul vin pour tout le repas, Clos Floridène - un Graves (Bordeaux blanc).

    Avant notre plat de viande, un toast, tapenade et mousse de paprika sans aucun intérêt. Le toast est trop épais et gras.






    Un copieux plat d’agneau vient ensuite. L’agneau n’est pas assez cuit à mon goût mais nous avons un peu forcé le service…ne tenant plus en place après plus de 35 minutes d’attente.






    Les desserts sont vraiment en deça d’un restaurant étoilé : un granité de fraises avec une mousse d’amandes, et une fraise incisée d’un trait de mascarpone et de pistaches concassées. Incroyable : aucun travail sur ce dessert : un enfant de 4 ans peut le faire sans aucun problème.







    Quelques mignardises pour accompagner le café.


    Vous avez compris, ce restaurant est donc à éviter et montre visiblement la différence entre la volonté d’un chef de travailler l’esthétisme de ses plats pour son site internet et son livre (car livre il y a) et son incapacité à créer des plats et de les cuisiner en respectant un timing. Moins prétentieux, préférez de loin C-Jean si vous êtes dans la région.

    Allez faire un tour sur son site :

    Auberge de l’Herboriste et dites moi si ce n'est pas trompeur.


    Quelques photos de Bruges. Bientôt le dernier compte-rendu gastronomique : rendez-vous chez De karmeliet.




    Bruges : le béguinage

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