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Quelques idées autour de la polenta

Ecrit et réalisé par Very Easy Kitchen







Aujourd’hui je voulais vous parler de la polenta ou polente en Savoie. C’est un plat que l’on retrouve sur tout l’arc alpin européen de Nice jusqu’à ses limites orientales. Plat de pauvres, il y a différentes façons de la cuisiner, de la bouillie à base d’eau ou de lait jusqu’au gâteau que l’on coupe en tranches destinées à être poêlées. On peut même appeler Polenta une préparation qui n’est pas à base de semoule de maïs comme en Corse où la châtaigne est utilisée.





En Haute-Savoie nous avons l’habitude de la manger cuite avec du lait et avec du Beaufort. Je me rappelle d’une polente que nous mangions en alpage après 3 heures de marche. Cuite au chaudron sur un feu de bois, filante avec le Beaufort accompagnée de diots, c’était le bonheur parfait. Bon ce n’était pas de la polenta précuite comme on trouve maintenant. C’était la vraie semoule de maïs qu’il fallait cuire 45 minutes en remuant souvent pour qu'elle n'attache pas. Elle avait le goût du feu de bois... J’en rêve encore.
Aujourd’hui deux recettes qui utilisent en accompagnement de la polenta.










Le premier plat va ravir les végétariens et il est parfait en ce début d'automne. Vous pouvez varier les champignons, cèpes, girolles, mousserons...


Polenta, champignons et poireau.
Pour 2 personnes
50 g de polenta
180 g d’eau ou de lait
50 g de fromage rapé (parmesan, pecorino ou même un fromage bleu)
1 poireau
400 g de champignons au choix.
30 g de beurre
20 cl de crème fraiche épaisse

Nettoyez le poireau et coupez le en tranche fines (uniquement le blanc). Nettoyez les champignons (Girolles et champignons de Paris pour moi) Dans une poêle faites fondre un peu de beurre, faites revenir 3/4 minutes les poireaux. Quand ils ont commencé à fondre un peu, mettez les de côté. Faites revenir les champignons dans la même poêle pendant également 3 à 4 minutes. Rajoutez les poireaux aux champignons. Versez la crème fraiche et un peu de persil plat ciselé. Salez et poivrez à votre convenance. Réservez au chaud.
Faites cuire votre polenta. Elle est cuite quand elle se détache des bords de la casserole. Rajoutez le fromage râpé. Poivrez. Servez la avec l’accompagnement au poireau et champignons.
(recette du Delicious magazine)




La seconde recette vous permet d’utiliser la polenta en remplacement des pommes de terre. Vous pouvez réaliser des frites de polenta pour manger avec une viande en sauce par exemple. Je voulais tester depuis longtemps un stifado (stifatho en Grèce d’où est originaire la recette). Un stifado se fait aussi bien avec de la viande, du poisson ou du calamar. On utilise dans cette sauce, du vinaigre, des oignons, de la tomate et des épices. J’ai fait un stifado au boeuf et au porc. Le plat se congèle très bien.





Stifado au boeuf et au porc
Recette inspirée de Jamie Oliver
Pour 4 personnes
400 de boeuf à braiser
400 g d’échine de porc
4 oignons rouges
400 g de tomates en boite
1 cuillère à soupe de concentré de tomate
1 citron jaune bio
du thym frais ou du romarin

Marinade (à faire au moins 6 heures avant)
4 gousse d’ail
3 ou 4 feuilles de laurier fraiches
1 cuillère à café de cumin
1 cuillère à thé de poivre de votre choix
5 clous de girofle
1 bâton de cannelle
1 cuillère à soupe d’origan séché
15 cl de vin rouge sec
4 cuillères à soupe de vinaigre de vin

Placez dans un mortier, les gousses d’ail, le cumin, les clous de girofle, trois grains de poivre. Broyez les ingrédients pour obtenir une pâte que vous mettrez dans un grand saladier. Versez dans le saladier, le vin, le vinaigre, l’origan, les feuilles de laurier que vous aurez déchirées en gros morceaux et les morceaux de viande. Remuez bien, couvrez le saladier et placer au frais pour au moins 6 heures.
Dans une cocotte, faites chauffez un peu d’huile d’olive et versez les oignons rouges coupés en fines tranches. Rajoutez la viande, la marinade, le concentré de tomates, les tomates en boite. Salez avec un peu de gros sel. Laissez cuire à couvert pendant 1 heure en remuant régulièrement. Au bout d’une heure, enlevez le couvercle et faites cuire encore 45 minutes. La viande doit être bien tendre et la sauce doit avoir beaucoup réduit. Rajoutez un jus de citron, une ou deux cuillères d’huile d’olive avant de présenter dans un grand plat avec du thym frais ou du romarin ciselé.
Frites de polenta
Sur la base de la recette précédente mais sans fromage bleu.
Quand la polenta est chaude, versez la dans un petit moule sur une épaisseur de 1,5 cm environ. Laissez la refroidir. Une fois froide, coupez de grandes frites dans la polenta. Faites revenir un peu de beurre ou d’huile d’olive dans une poêle anti-adhésive et faites revenir doucement les frites. Quand elles sont bien dorées, elles sont prêtes à servir.

La petite musique qui fait du bien, c'est pour les amoureux des belles mélodies au piano. ici à 8 mains et c'est Clock Opera








Des sardines pour un concours et un clafoutis cerise/anis

Article écrit et réalisé par Very Easy Kitchen





Lorsque j’ai vu que l’on pouvait gagner une journée à l’Air du Temps de Sang Hoon Degeimbre, j’ai tout de suite su que je participerai à ce concours organisé en association avec Les Casseroles pertinentes. Mais il a fallu que j’attende le dernier jour pour proposer ma recette. L’objectif est d’associer un poisson bleu (hareng, sardine, maquereau,...) et la poitrine de porc dans une recette pour 4 personnes sans dépasser les 20 euros. Il faut si possible utiliser une race de porc locale. Habitant Paris, la race de porc locale je la cherche encore...mais en ce qui concerne les marées, nous avons de belles poissonneries. 
J’ai donc choisi de pocher une belle tranche de poitrine de porc dans un bouillon de légumes, de la découper ensuite en tranches et de la faire dorer rapidement avec quelques gouttes de sauce mirin. Pour l’accompagner un condiment sardines grillées/persil de la mer. Une recette simple peu onéreuse que l’on peut associer à un légume ou un féculent.




Le persil de la mer est un mélange de deux algues : la dulse et la laitue de la mer. J’ai acheté mon paquet de persil de la mer à Guérande la semaine dernière mais on le trouve sur le net chez Algoplus par exemple. 







L’idée était de faire une espèce de Furikake mais pas déshydraté (le furikake est un mélange japonais de poisson et d’ingrédients déshydratés comme de la bonite, sardine ou des crevette avec de l’oeuf, des graines de sésames, des algues). Il se saupoudre sur le riz ou les légumes. Il ramène surtout dans le plat une note iodée intéressante avec le porc.
Poitrine de porc pochée, grillée et son condiment sardine/persil de la mer.
Pour 4 personnes
500g de poitrine de porc bio fraiche (environ 6 euros)
300g de sardines en filet (environ 4 euros) préparés par le poissonnier.
Persil de la mer (un paquet de 50g coûte 5 euros, j’en ai utilisé un quart environ soit 1,20 euro)
Une botte d'asperges vertes (environ 5 euros)
1 cube de bouillon de légumes
2 petites cuillères d’huile d’olive
1/2 citron jaune
quelques gouttes de sauce mirin
des graines de sésame blanc et noir (sésame mix de chez Tanushi par exemple)


Faites pocher la poitrine de porc dans un bouillon de légumes préparé avec de vrais légumes si vous avez le temps sinon avec un bouillon cube. Votre viande doit cuire à feu doux environ environ 45 à 60 minutes pour 500 g de viande. Laissez-la refroidir dans le bouillon avant de la sortir du plat. Vous pouvez la préparer la veille.
Le lendemain, faites cuire les filets de sardine à la plancha ou au grill. Les filets cuisent très rapidement. Placez les dans un plat et émiettez les sardines en les mélangeant avec le persil de la mer, les grains de sésame, une cuillère d'huile d'olive, un demi jus de citron jaune, de la fleur de sel. Vous obtenez un condiment qui sent terriblement l'iode avec une légère acidité amené par le citron.
Epluchez vos asperges et faites les cuire à la vapeur. Ne pas les cuire complètement car elles vont finir de cuire au grill. Passez les au grill chaud pour les brûler légèrement.
Coupez la poitrine de porc en tranches d'environ 1 cm. Faites la griller rapidement dans la poêle avec quelques gouttes de mirin (saké très doux qui sert à l'assaisonnement) qui va lui donner une jolie couleur dorée et légèrement caramélisée. Rectifiez l'assaisonnement : fleur de sel et poivre noir.
Servez les tranches de poitrine avec les asperges et une cuillère de condiment sardines/persil de la mer.
Pour accompagner du riz blanc ou de belles asperges vertes comme ce que j’ai fait.




Et en dessert, un clafoutis.
Tout le monde connait les associations cerise/ amandes ou cerise/pistache. Excellentes en clafoutis ou en tartes. Cependant l’association cerise et anis est moins connue mais tout aussi intéressante. Il suffit de mettre un tout petit verre de pastis ou d’ouzo dans votre pâte à clafoutis, quelques grains de fenouil et vous surprendrez les papilles de vos amis. 
Quant à la question noyaux ou pas, j’ai tendance à préférer sans.
Clafoutis cerise et anis
pour 4 personnes
300 g de cerises
2 oeufs entier
30 ml de crème liquide 
20 ml de lait
40 g de beurre fondu
2 grosses cuillères à soupe de sucre brun (j'aime les desserts peu sucrés mais vous pouvez rajouter une cuillère si nécessaire).
2 grosses cuillères à soupe de farine de blé
1 gros bouchon de pastis ou d’ouzo
Quelques graines de fenouil 
Beurrez largement un plat allant au four. Saupoudrez d'un peu de sucre. Placez dans le plat vos cerises dénoyautées ou non. Dans un plat, mélangez tous les autre ingrédients ensemble et mélangez bien votre pâte qui doit être bien lisse. Versez sur les cerises et mettez à four chaud pour 20 à 30 minutes selon la profondeur de votre plat. Plus le plat est profond et plus la cuisson sera longue. Sortez du four et saupoudrez d'un voile de sucre glace.

Source : Elle à table.


N'oubliez pas que vous pouvez encore voter pour moi au concours de Madame Figaro jusqu'à dimanche prochain.
Le lien est en haut de la colonne de droite

Et pour finir un morceau de Metronomy (je rate leur concert de juillet mais je compte bien me rattraper en novembre à l'Olympia). 


Un peu de comfort food, un peu de Shanghai, un peu de musique


Article écrit et réalisé par Very Easy Kitchen


Je ne sais pas pour vous mais je trouve que cette année particulièrement la reprise cette semaine a été difficile. Cela fait longtemps maintenant que les entreprises demandent beaucoup à leurs salariés sous prétexte que la situation économique est dure. Et toute cette pression constante depuis de nombreux mois commence à peser très lourdement, avec peu de satisfaction en retour. J’aimerais un jour entendre que la situation économique est bonne, que l’on peut embaucher plus de monde, que l’on peut enfin réfléchir sans stress et oser des choses avec la possibilité de se planter sans dommage. Un jour peut-être...




Alors rien de mieux qu’une recette de Donna Hay, la reine de la Comfort Food australienne pour reprendre un peu de tonus. La recette d'origine est avec des navets mais j'ai préféré utiliser des navets boule d'or, à la belle couleur jaune et au goût plus sucré qui se prête bien à être rôtis.




Porc aux navets d’or et poires caramélisées
Pour 2 personnes
2 belles côtes de porc
2 poires fermes type conférence
4 navets boule d’or
1 citron bio
50 g de beurre
1 cuillère à soupe de sucre brun
sel et poivre du moulin


Faites préchauffez votre four à 220°C. Lavez et pelez vos navets. Coupez en tranches pas trop grosses. Coupez vos poires en 4 sans les peler. Dans un grand saladier, mettez vos navets, vos poires, arrosez les d’un demi-jus de citron et de cuillère à soupe d’eau. Avec les mains c’est plus facile, enrobez tous les légumes et fruits du jus de citron et du sucre. Quand vous avez bien mélangez, mettez les dans un plat allant au four, rajoutez le demi-citron non utiisé dans le plat et deux noisettes de beurre et enfournez pour 15 minutes.
Pendant ce temps, faites dorer à la poêle vos côtes de porc 2 minutes de chaque côté c’est juste pour la coloration. A mi-cuisson des navets, sortez le plat, remuez et placez sur le dessus vos côtes de porc. Remettez au four pour 20 minutes environ en diminuant le four à 200°C. Servez aussitôt.




En octobre l’année dernière je suis partie à Shanghai et après l’hôtel URBN je ne vous avais pas encore parlé de Shintori. Si vous avez prévu de vous rendre à Shanghai n’hésitez pas une seconde; La cuisine est fusion mais largement orientée vers le Japon. L’endroit est impressionnant et énorme.













C’est un espace tout en béton, rien de superflu, avec une estrade où officient les cuisiniers qui saluent à la japonaise toute personne qui entre. Une longue table d’hôtes au centre et un bar à sushis près de l’entrée permet de manger sans avoir à attendre une table. Atmosphère d’expats. En haut sur les mezzanines des tables pour voir et être vu (on peut y dîner tard et beaucoup d’expat viennent ici manger des sushis). Aucun endroit comparable en France dans cette demesure. Dommage que l’on n’ait pas l’équivalent à Paris.





La cuisine n’est pas ultra originale mais c’est très bon : poulet teriyaki, des tempuras de légumes, carpaccio de différents poissons ultra frais, une fondue où l’on plonge dans un bouillon des fines tranches de boeufs (beef sukiyaki), des légumes, champignons enoki et tofu, et un sublime dessert : glace au sésame noir avec un flan vapeur au sésame blanc à mourir.






Shintori

803 Julu Road, by Fumin Road 
( French Concession) 

Tel : +86 (21) 5404-5252


Nous avons également craqué deux fois pendant notre séjour pour M.Ms Bund, le restaurant de Paul Pairet, chef français qui ouvre les endroits les plus hype de Shanghai. C’est surtout sa tarte au citron strastosphérique qui nous a fait revenir deux fois. Un citron confit longuement évidé et ensuite rempli d’un sorbet citron, d’un lemon curd et d’une chantilly citronnée accompagné d'une barrette de sablé breton.


(photo prise sur flickr).

On y dîne et ensuite direction l’étage supérieur au Red Bar dont la terrasse panoramique offre une des plus belles vues de nuit sur Pudong (musique pointue et atmosphère décadente ).



Pour finir, un peu de magie avec ce morceau merveilleux de Cascadeur, un des meilleurs morceau de 2010 pour moi. En concert le 23 mars au Café de la Danse à Paris.


Cascadeur - Walker clip officiel
envoyé par jimihubabua. - Clip, interview et concert.



Now I'm lost, I lost the way to go, I walk for miles, I talk for lies, looser...
Now I'm lost I waste my time my days, I eat sometimes I drink some wine, winner...

I'm a walker, walker, walker, walker.

Now I'm lost, I lost my words and soul my cards and keys, but not my name, walker

Now I'm lost, I waste my life away,
Like a blank that's my left wonder

I'm a walker, walker, walker, walker.

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