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Salade thaïe aux agrumes et glaces Glazed

Ecrit et réalisé par Very Easy Kitchen




Parmi mes moments préférés, je placerais certainement en tête le tout début d’une journée de fin de printemps. A cause de la lumière, de la transparence de l’air, des gouttes de rosée, de l’excitation des petits oiseaux qui prennent les premiers rayons du soleil. Ce n’est pas un moment calme, car les animaux s’activent, se réchauffent après la nuit et se préparent à chasser pour certains. Même les végétaux s’ouvrent à la chaleur montant de la terre. Bien sûr ce moment magique n’est accessible qu’à ceux qui se lèvent tôt (voire très tôt) ou se couchent très tard. Je suis une inconditionnelle de ce moment. Et partout où j’ai pu me rendre, même à l’autre bout du monde, j’aime la magie de ces minutes de réveil de la nature. Je fais partie des gens qui ne ferment jamais leurs volets pour être aux premières loges du spectacle du lever du jour.  Ensuite, la magie disparait, le temps reprend son cours.




Je suis très frustrée d’avoir eu un printemps gâché cette année. Ces moments m’ont été volés. J’espère que le mois de juin va m’apporter quelques minutes de bonheur matinal.
Et pour inciter le soleil à rester,  une de mes salades préférées.


Salade thaïe aux agrumes
pour 4 personnes
4 gros pamplemousse
2 grosses oranges
1 oignon rouge émincé finement
2 ou 3 petits oignons verts ou cives
1 bouquet de coriandre
1 petite poignée de cacahuètes grillés peu salées
1 citron vert
1 piment rouge
Sauce soja
1 cuillère à café de sucre complet
quelques gouttes de sauce nuoc mam
Huile de cacahuètes grillées (ou sésame)

Préparez les suprêmes de pamplemousse et d’orange en pelant à vif les agrumes. Il ne doit rester aucune petite peau. Dans un saladier, mettez les agrumes, l’oignon rouge émincé. Rajoutez les oignons nouveaux également émincé et un peu de piment rouge finement coupé. Coupez grossièrement la coriandre sur la salade. Couvez et placez au frais.
Juste avant de servir, mélangez le jus de citron vert, quelque gouttes de sauce nuoc mam, le sucre, une cuillère à sauce soja, deux cuillères à soupe d’huile de cacahuètes. Mélangez bien pour dissoudre le sucre.
Servez la salade dans des bols, parsemez de quelques cacahuètes et d’une belle cuillères de sauce.





Pour finir, vous prendrez bien une glace ? je vous invite à découvrir les Glaces Glazed pour les parisiens. Si vous recherchez des parfums classiques, passez votre chemin. Chez eux les glaces sont tout sauf effacées !

Quelques exemples
Poulpe fiction : Glace buttermilk, encre de seiche
Bohémian rasberry : Framboise, sumac
Mojito de tokyo : Rhum, citron, menthe
Pump of the volume : Mangue, piment d’espelette
Mister green : Pur pistache d’iran et crème de sésame noir.

Comment les gouter? soit en étant membre du club en prenant un abonnement mensuel (pas donné) soit en cherchant leur Ice truck pour déguster quelques glaces : aujourd’hui au Parc de la Planchette à Levallois (92). Il existe aussi quelques points relais listé ci-dessous :
L'Artisan Lafayette au 6 rue Lafayette 75009 Paris

Causses 55 rue Notre Dame de Lorette 75009 Paris

Wanderlust 32 Quai d’Austerlitz 75013 Paris

J’ai pris mon abonnement il y a quelques semaines et pour l’instant j’ai choisi cette glace merveilleuse à la faisselle et herbes du maquis, subtile et fraiche.

Un regret : 20 euros pour 500ml de glace, c’est cher et il n’y a pas de petit bonus. ça manque encore de générosité mais ils débutent. A quand une soirée Glazed ?

Cake au sésame noir, salade acidulée au crabe- le lundi de Toshiro et les vins en biodynamie



Je cherchais une recette qui puisse faire le lien entre les derniers beaux jours et les premières brumes de l’automne. On a encore envie de manger dehors d’un repas rapide pour profiter du soleil. J’ai trouvé cette recette de petits cakes au sésame noir accompagnés d’une salade acidulée au crabe dans le dernier Gala Goumand. L’association du sésame noir à la saveur chaude et de l’acidité du pamplemousse fonctionne très bien.




Cakes au sésame noir et salade acidulée au crabe
Pour 4 petits cakes
3 oeufs 
160 g de farine à levure incorporée
100 g de pâte de sésame noir (en épicerie japonaise)
30 g de beurre fondu
sel de guérande et poivre du moulin
Pour la salade
1 boite de chair de crabe
1 pamplemousse rose
1 cuillère de crème fraiche
ciboulette
sel et poivre


Préchauffez votre four à 180°C. Battez les oeufs avec la pâte de sésame noir. Rajoutez le beurre fondu et la farine. Salez et poivrez. Versez dans des moules à cake individuels. Faites cuire environ 25/30 minutes au four. Démoulez les cakes quand ils sont tièdes. Préparez la salade en mélangeant la chair de crabe avec des morceaux de chair de pamplemousse que vous aurez pelé à vif, et la cuillère de crème fraiche. Rajoutez la ciboulette émincée, et rectifiez l’assaisonnement. Pour servir, coupez la tête de vos cakes et creusez les légèrement. Remplissez l’intérieur avec la salade acidulée. Servez comme un plat complet pour un déjeuner léger.




Nous poursuivons l’aventure des Lundis de Fulgurances organisé par Hugo et Sophie au Kitchen Studio de Boulogne.
La dernière édition nous emmenait encore en Belgique avec le second de L’air du Temps dirigé par Sang Hoon Degeimbre, Toshiro Fujii. On commence à reconnaitre quelques visages. Cela devient vite un rendez-vous d’habitués.
Voir le Lundi de Toshiro

Quelques plats intéressants, la mise en bouche Eau de Sakura, fraiche et floral en bouche, l’association du foie gras (français) , de l’anguille fumée (si typiquement belge) et la sauce ponzu (purement japonaise), traits d’union de la cuisine de ce soir. Maquereau, tomate et fleur de capucine. Chou et poutargue. Mais toujours cette cuisine à la pince à épiler qui est très esthétique mais trop attendue...trop artistique pour être vivante. A trop vouloir sublimer le produit on arrive parfois à ne plus le cuisiner mais à l'assembler à d'autres produits afin de voir les interactions possibles. Ce serait un défaut commun à cette cuisine dite du Nord.

L’équipe de l’Air du Temps est présente derrière Toshiro alors que Sang Hoon profite de la soirée accompagné de son plus fidèle client : près de 500 visites chez le chef ! Le jardinier en chef Ben est lui aussi présent, tous les légumes viennent du jardin du restaurant.






Les plats étaient accompagnés par des vins sélectionnés par Wouter de Bakker, sommelier belge, qui nous a proposé des vins natures ou produits en biodynamie. Je n’arrive pas pour l’instant à apprécier ces vins, et ce fut l’objet d’une discussion intéressante avec Laurent des GoT.

Ces vins renaissent de l’idée de révéler les terroirs, de ne plus utiliser de produits chimiques mais uniquement des levures naturelles présentent sur les grains de raisins pour la fermentation. Mon goût est formé aux vins conventionnels contemporains dans lesquels sont parfois rajoutées des levures aromatiques qui artificiellement «fabriquent» des vins aux notes florales, épicées ou fruitées sensées plaire au plus grand nombre et surtout aux critiques. Au final ce sont des vins très minéraux, très vifs et francs et surtout très différents les uns des autres. Impossible de confondre un terroir avec un autre.
Cette culture du vin en biodynamie semble être la voie dans laquelle de nombreux producteurs s’engouffrent (5% des producteurs actuellement) afin de créer des vins avec une vraie identité, respectueux de leur environnement et du consommateur. Ce sont aussi des vins qui se gardent mieux que des vins artificiellement travaillés. Affaire à suivre car la biodynamie semble être la voie de la viticulture de demain. Un article intéressant à lire, et aussi celui remarquable d'Eric du blog Boire Manger ,  quant à moi qui ne suis pas une grande amatrice de vins, toute ma ré-éducation reste à faire.

Allez pour finir un petit morceau de The Horrors, groupe que je découvre seulement maintenant et qui sait retenir le meilleur des 80's.







Les asperges selon Christian Le Squer et Donna Hay






Voici les deux dernières recettes d’asperges vertes et ensuite je ne vous embête plus avec cette tige verte. Pour finir en apothéose, j’ai choisi deux recettes, l'une d’un restaurant triple étoilé et l’autre de la papesse de la comfort food australienne.

Je vous ai parlé récemment du livre Cuisinez chic avec les grand chefs (Editions Minerva) dont le principe est de prendre un produit simple et de le transformer en un produit sophistiqué passé à la moulinette d’un grand chef. Vous avez peut-être vu l’émission Chic sur Arte dont ce livre est l’aboutissement.



Alors pour commencer une recette de Christian le Squer, chef de Ledoyen*** depuis 1999. Ce breton d’origine élabore une cuisine classique revue et corrigée avec un leitmotiv : que le client conserve de ses plats : «un moment, un goût et des saveurs».
Un des plats préférés des riches habitués du restaurant : le blanc de turbot de ligne juste braisé, pommes rattes écrasées à la fourchette et montées au beurre de truffe.




J’ai donc choisi une recette d’asperges par ce chef car elle est originale et le mélange des produits est intéressant.

Asperges vertes, pamplemousse grillé et sauce à la tapenade
Par Christiane le Squer
Je vous donne les ingrédients pour 4 personnes mais je les ai réduits de moitié.
16 grosses asperges vertes
1 petit pot de tapenade d’olives noires de bonne qualité ou une tapenade maison
25 cl de bouillon de volaille
1 pamplemousse rose
5 cl d’huile d’olive
estragon et gros sel.

Préparez vos asperges en coupant les pointes d’asperges à 15 cm de longueur environ. Conservez les queues. Pelez les queues d’asperges et coupez les en gros morceaux que vous aller faire revenir avec l’huile d’olive dans une casserole. Ajoutez le bouillon et laissez cuire une heure à feu doux. Passez au chinois en pressant bien les asperges pour en extraire le jus et ajoutez la tapenade. Conservez cette sauce au chaud.
Rincez les pointes d’asperges et faites les cuire en botte de 4 asperges dans une eau bouillante très salée pendant 3 ou 4 minutes car elles doivent rester croquantes. Plongez les dans de l’eau glacée.

Pelez le pamplemousse à vif pour obtenir de grosses tranches. faites chauffer une plancha ou un grill sans matière grasse et faites griller les tranches de pamplemousse sur le côté pour les faire noircir légèrement.
Servez vos asperges avec des quartiers de pamplemousse et des feuilles d’estragon cisélées. Nappez avec la sauce à la tapenade.





Ma sauce était un peu trop liquide et je n’aurais pas dû mettre tout le jus des queues d’asperges mais sinon cette association pamplemousse tapenade fonctionne bien avec les asperges. Si vous réalisez cette recette, veillez bien à obtenir une sauce onctueuse.


Passons à une recette beaucoup plus simple que vous pourrez même préparer pour un pique-nique ou un lunch au bureau. Elle est inspirée d’une recette de Donna Hay que j’ai modifiée car celle-ci utilisait du brie... je ne sais pas pourquoi mais le mélange brie+asperges+saumon fumé, je le sentais moyen. Je ne vous présente plus Donna Hay, auteur de nombreux livres de cuisine qui restent des best-sellers plusieurs années après leur publication. Je suis une fan de son magazine culinaire qui est publié en Australie (abonnement possible).





Sandwich au saumon fumé et asperges selon Donna Hay

Pour deux ou 3 sandwiches

8 asperges vertes cuites encore croquantes
2 ou 3 tranches de pain de mie dont vous aurez coupé les bords et que vous aurez légèrement aplaties avec un rouleau à pâtisserie
2 ou 3 tranches de saumon fumé
du fromage frais
quelques gouttes de citron
du raifort en purée
de l’aneth
du papier d’emballage blanc et du raffia pour la décoration.


Préparez votre sauce à l’aneth en mélangeant le fromage frais avec de l’aneth ciselée, une pointe de raifort et quelques gouttes de citron. Vous pouvez zapper cette étape et acheter directement une sauce toute prête si vous êtes un peu pressé ou flemmard.
Posez une tranche de pain de mie, tartinez là de sauce, posez une tranche de saumon fumé et quelques asperges coupées en deux dans la largeur si elles sont trop grosses. Rajoutez un peu de sauce, du poivre et de la fleur de sel. Fermez votre sandwich en faisant se chevaucher les pointes opposées. Enroulez votre sandwich avec une bande de papier d’emballage en serrant un peu. Fermez avec un brin de raffia ou avec du fil de cuisine épais.




Conservez bien au frais avant de déguster. Prévoir un sandwich par personne. L’avantage c’est que l’on ne mange pas beaucoup de pain avec ce sandwich




Pour finir, je ne vous ai pas parlé des 3 derniers concerts vus ces 6 dernières semaines. Benjamin Biolay au Casino de Paris pour un concert très bon mais dont j’ai trouvé le son vraiment mauvais et saturé (les ingénieurs du son actuellement privilégient un son hyper fort et saturé pour le rock et cela en devient inaudible). LCD Soundsystem, incroyable sur scène, un concert d’anthologie avec un James Murphy arpentant le boulevard avant son concert, très proche de ses fans et du bar du coin ! Enfin mes chouchous nord-irlandais de Two Door Cinema Club à la Cigale qui en 4 mois ont pris encore plus d’assurance et nous ont servi un concert enthousiasmant à la Cigale. Pas de concert prévu avant la rentrée, à moins que Foals se décide à faire un vrai concert et non un festival...




Si vous êtes à Paris le 12 juin, n’oubliez pas que le plus grand feu d’artifice d’Europe sera tiré au Parc de St-Cloud. Malheureusement je ne serai pas à Paris mais j’adore les feux d’artifices.

Prochaine recette, je ne sais pas encore, cela dépendra du marché mais ce sera peut-être une tarte ou un wok.

Pommes au four au boudin noir/ Fondant aux pamplemousses



On continue sur une inspiration normande pour cette pomme au four. Je ne sais pas si c’est dû au fait que je me rende dans le Perche pour quelques jours, mais j’avais une furieuse envie de pomme et de boudin noir. Et il faut prendre des forces avant 4 jours sur une plateforme logistique dans le vent et le froid.



Le cochon, je l’adore sous presque toutes ses formes à l’exception des pieds, tête, groin ou oreilles. Le boudin noir frais nature ou aux oignons est merveilleux juste grillé. Alors j’ai hésité entre un mille-feuilles de pommes et boudin, un parmentier mais finalement une petite pomme au four me tentait bien. Un plat rustique de saison !




Pomme au four au boudin noir
Pour deux pommes
2 pommes Royal Gala
100 g de boudin noir
100 g de chair à saucisse
1 jaune d’oeuf
1 échalotte finement émincée
huile d’olive
persil, sel et poivre
jus de citron

Evidez vos pommes avec une cuillère parisienne en conservant bien le chapeau. Gardez la chair des pommes et coupez la en petits cubes. Citronnez légèrement vos pommes pour éviter qu’elles ne noircissent.
Faites revenir votre échalotte dans un peu d’huile d’olive. Quand elle est dorée, arrétez le feu et réservez la.
A la fourchette, mélangez la chair à saucisse et la chair du boudin (que vous aurez oté du boyau), avec du persil plat émincé, du sel et du poivre du moulin. A joutez le jaune d’oeuf, les petits cubes de pommes et les échalottes.
Farcissez vos pommes avec ce mélange. Mettez le couvercle de la pomme et au pinceau, badigeonnez un peu d’huile sur les pommes afin qu’elles se caramélissent légèrement à la cuisson.
Mettez vos pommes à four chaud 210°C pendant 30 minutes. Couvez à mi-cuisson avec un papier d’aluminium si nécessaire.

Servez très chaud (je les ai présentées sur une feuille de platane bien propre). Vous pouvez déglacer les sucs de cuisson avec un peu de calva ou de cidre et arrosez vos pommes avec cette sauce.


Voilà de quoi résister aux rafales de vent. Dommage que nos chers solitaires du Vendée Globe ne puissent en profiter.




Enfin pour finir, un petit gâteau vite fait pour le bureau pour mes collègues qui ne faisaient pas le pont lundi afin de se donner du cœur à l’ouvrage avec un bon café de M. What Else. Pour info, dès le 1er décembre vous aurez le choix chez Nespresso entre un café/gingembre confit, café/caramel ou café/mandarine. Et je ne vous parle même pas de la surprise du 17 novembre dans certaines boutiques à Paris, et le 24 novembre en Suisse (Zurich, Bâle, Berne, Fribourg, Lausanne, Paudex, Paris Victor Hugo et Paris Champs-Elysées). Désormais, il n’y aura pas que du café et des machines chez Nespresso…



Fondant aux pamplemousses

Pour 6 personnes
1 pamplemousse jaune bio car nous utilisons son zeste
1 pamplemousse rose
125 g de beurre
175 g de sucre glace
115 g de farine à levure incorporée
2 oeufs
3 c. à soupe de Mandarine impériale/ cointreau ou Grand-Marnier

Préchauffez le four à 180°. Prélevez le zeste du pamplemousse jaune et pressez-le. Blanchissez le zeste 2 fois 3 mn, dans 2 eaux différentes pour ôter l’amertume. Hachez-le finement au couteau.
Travaillez le beurre en pommade, puis ajoutez 100 g de sucre glace, les oeufs, un à un, la farine, le jus de pamplemousse et son zestee. votre pâte doit être bien lisse.
Beurrez un moule à manquer de 20 cm et versez y de pâte. Faites cuire le gâteau 35 mn. Laissez-le tiédir quelques minutes et démoulez-le sur un plat légèrement creux. Pressez le pamplemousse rose et mélangez le jus au sucre glace restant et à l'alcool de votre choix (Grand-Marnier pour moi). Arrosez le gâteau encore tiède de ce jus sucré pour qu’il s’en imprègne. Parsemez-le de petits grains de pulpe de pamplemousse.






Etant une fan d’agrumes, je ne peux que vous le conseiller ce petit gateau qui ne paie pas de mine mais qui est fond merveilleusement dans la bouche.


Ces deux recettes sont inspirées de vieille fiches cuisine de Elle. Comme quoi, il faut parfois savoir garder des magazines. Je fais partie de ces personnes qui jettent tout et ne conservent rien qui ne puissent tenir dans le même petit meuble. Alors quand il est plein, je trie ou je scanne ce qui m'intéresse réellement et je jette le reste.
Prochaine recette... je ne sais pas mais j'ai envie d'exotisme et de soleil.

Smoothie Chèvre et Pamplemousse, huile d'olive et Martini



La semaine dernière a été particulièrement riche. Une journée à Turin, à Pessione Di Chieri plus précisément chez Martini, un cours sur l’huile d’olive à l’Atelier des Sens et du boulot par dessus la tête (une vieille habitude). Pas le temps de vraiment cuisiner mais un petit smoothie frais pour l’été, empruntée à la Station gourmande pour se détendre.

On commence par le Smoothie que nous a concocté Anne qui s’est installée au Cambodge depuis presque une année déjà. Je vous le conseille, il est particulièrement facile à faire et délicieux



Smoothie au chèvre frais et pamplemousse
Pour deux personnes
1 petit billy ou un chèvre frais Lingot du Berry de Ryans de 150g
10 cl de jus de pamplemousse rose
3 petites cuillères de Nuoc mam
basilic ou menthe
poivre, curcuma, graines de fenouil ou sumac


Passez au blender le fromage de chèvre, détendu avec le jus de pamplemousse, le nuoc mam et les herbes. Je n’avais pas de menthe mais j’ai mis du basilic et l’association fonctionnait bien aussi. Poivrez et mettez au frais. Pour le service, saupoudrez de curcuma, de graines de sumac ou de fenouil. Anne nous conseille aussi le riz grillé en poudre. A tester aussi.
Super raffraichissant.



Accompagné de poivrons marinés (faits maison et qui se gardent facilement), un repas complet avec un petit pain aux olives. Et voilà que le lien se fait avec le cours sur l’huile d’olive donné à l’Atelier des Sens samedi dernier. Je ne connaissais pas vraiment les huiles d’olive et cela m’a permis de découvrir plein d’infos et quelques précieux conseils :

- l’huile d’olive se conserve impérativement à l’abri de la lumière (évitez donc toutes les bouteilles transparentes) et de l’air (ne pas laisser la bouteille ouverte, la fermer dès que possible). Préferez donc toutes les petites bouteilles de 50 cl au grand bidon que vous garderez à température ambiante (moins de 25°C) !
- Regardez la date de péremption (une huile se garde deux ans environ) et préferez les dates éloignées.
- Comme le vin, elles font l’objet de grands crus et d’une nomenclature.
Ensuite c’est une question de goût pour choisir. Nous avons gouté une excellente huile espagnole, une huile Kabyle, une merveilleuse huile française et quelques huiles italiennes dont une somptueuse sicilienne magnifique avec des tomates et du fromage. En tout état de cause, elle doit plus ou moins être fruitée, contenir une certaine amertume et piquer signe d’une huile produite en début de campagne.




Pas de secret, le litre d’huile d’olive se négociant aux alentours de 4 euros à la Bourse de l’huile d’olive, toute bouteille de ce contenant à moins de ce prix là, est signe d’un sérieux problème. Et la plupart des huiles que nous consommons en France sont considérées comme « rances » par la plupart des italiens ou espagnols qui gardent leur meilleure production pour leur propre marché. Avec ces huiles nous avons réalisé une mousse au chocolat à l'huile d'olive et quelques bruschettas pour tester les huiles.
Une bonne adresse ci-dessous d'huile d'olive française pour vous aider :
Oliverons notamment l'Elixir Olivier fruité vert et aussi la Maison de l’olive à Paris dans le 17ème et les huiles d'olives italiennes magnifiques que nous avons gouté et que vous avez en photos.


Enfin, quelques photos du musée Martini Rossi à Pessione Di Chieri, près de Turin.

Je vous conseille particulièrement ce musée qui reprend toute l’histoire de la marque depuis 1879, aussi intéressant pour les amateurs, que les graphistes tant le logo a marqué une certaine époque, de Cannes à la formule 1.





La scénographie est parfaite et l’une des usines de production est encore implantée juste à côté du musée. Nous allons avoir la chance d’organiser un événement là-bas début septembre.



Pas le temps de faire les magasins avant de repartir sur Paris, juste de quoi grapiller quelques chocolats et ricciarelli à l’aéroport. Je compte bien me rattraper plus tard…

Pamplemousse rose à la sauge et à l'huile de noisettes



Le beau temps revient…paraît-il sur Paris !
Alors comme il va faire beau et chaud, j’ai eu envie d’un petit dessert fruité original.
J’avais recopié cette recette d’un livre sur les différentes huiles :
olive, noisette, noix : "Histoire d'huiles" aux Editions Solar

Pamplemousse rose à la sauge et à l’huile de noisettes.
Il faut pour 4 personnes

6 pamplemousses roses
6 feuilles de sauge fraiches
5 cuillerées de miel d’acacia
2 cuillerées à soupe d’eau de fleur d’orange
1 cuillère de cannelle de ceylan rapée
2 cuillères à soupe d’huile de noisettes

Pelez à vif les pamplemousses en essayant de garder des quartiers intacts et ne sacrifiant pas trop de jus. Mélangez la cannelle, le miel et la fleur d'oranger. Versez sur les quartiers de pamplemousse et mélanger intimement avec précaution. Versez l'huile de noisette et la sauge ciselée. Protégez votre plat et mettre au frais au moins 30 minutes....








Le résultat est assez surprenant. Pamplemousse, cannelle et sauge fonctionnent très bien ensemble mais l'huile de noisette est trop présente pour moi. Dommage. la prochaine fois je n'en mettrai qu' un léger trait...

PS : photos remises à jour en 2012

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