Affichage des articles dont le libellé est chine. Afficher tous les articles
Un peu de comfort food, un peu de Shanghai, un peu de musique
Article écrit et réalisé par Very Easy Kitchen

Je ne sais pas pour vous mais je trouve que cette année particulièrement la reprise cette semaine a été difficile. Cela fait longtemps maintenant que les entreprises demandent beaucoup à leurs salariés sous prétexte que la situation économique est dure. Et toute cette pression constante depuis de nombreux mois commence à peser très lourdement, avec peu de satisfaction en retour. J’aimerais un jour entendre que la situation économique est bonne, que l’on peut embaucher plus de monde, que l’on peut enfin réfléchir sans stress et oser des choses avec la possibilité de se planter sans dommage. Un jour peut-être...

Alors rien de mieux qu’une recette de Donna Hay, la reine de la Comfort Food australienne pour reprendre un peu de tonus. La recette d'origine est avec des navets mais j'ai préféré utiliser des navets boule d'or, à la belle couleur jaune et au goût plus sucré qui se prête bien à être rôtis.

Porc aux navets d’or et poires caramélisées
Pour 2 personnes
2 belles côtes de porc
2 poires fermes type conférence
4 navets boule d’or
1 citron bio
50 g de beurre
1 cuillère à soupe de sucre brun
sel et poivre du moulin
Faites préchauffez votre four à 220°C. Lavez et pelez vos navets. Coupez en tranches pas trop grosses. Coupez vos poires en 4 sans les peler. Dans un grand saladier, mettez vos navets, vos poires, arrosez les d’un demi-jus de citron et de cuillère à soupe d’eau. Avec les mains c’est plus facile, enrobez tous les légumes et fruits du jus de citron et du sucre. Quand vous avez bien mélangez, mettez les dans un plat allant au four, rajoutez le demi-citron non utiisé dans le plat et deux noisettes de beurre et enfournez pour 15 minutes.
Pendant ce temps, faites dorer à la poêle vos côtes de porc 2 minutes de chaque côté c’est juste pour la coloration. A mi-cuisson des navets, sortez le plat, remuez et placez sur le dessus vos côtes de porc. Remettez au four pour 20 minutes environ en diminuant le four à 200°C. Servez aussitôt.

En octobre l’année dernière je suis partie à Shanghai et après l’hôtel URBN je ne vous avais pas encore parlé de Shintori. Si vous avez prévu de vous rendre à Shanghai n’hésitez pas une seconde; La cuisine est fusion mais largement orientée vers le Japon. L’endroit est impressionnant et énorme.





C’est un espace tout en béton, rien de superflu, avec une estrade où officient les cuisiniers qui saluent à la japonaise toute personne qui entre. Une longue table d’hôtes au centre et un bar à sushis près de l’entrée permet de manger sans avoir à attendre une table. Atmosphère d’expats. En haut sur les mezzanines des tables pour voir et être vu (on peut y dîner tard et beaucoup d’expat viennent ici manger des sushis). Aucun endroit comparable en France dans cette demesure. Dommage que l’on n’ait pas l’équivalent à Paris.





C’est un espace tout en béton, rien de superflu, avec une estrade où officient les cuisiniers qui saluent à la japonaise toute personne qui entre. Une longue table d’hôtes au centre et un bar à sushis près de l’entrée permet de manger sans avoir à attendre une table. Atmosphère d’expats. En haut sur les mezzanines des tables pour voir et être vu (on peut y dîner tard et beaucoup d’expat viennent ici manger des sushis). Aucun endroit comparable en France dans cette demesure. Dommage que l’on n’ait pas l’équivalent à Paris.



La cuisine n’est pas ultra originale mais c’est très bon : poulet teriyaki, des tempuras de légumes, carpaccio de différents poissons ultra frais, une fondue où l’on plonge dans un bouillon des fines tranches de boeufs (beef sukiyaki), des légumes, champignons enoki et tofu, et un sublime dessert : glace au sésame noir avec un flan vapeur au sésame blanc à mourir.




Shintori
803 Julu Road, by Fumin Road
( French Concession)
Tel : +86 (21) 5404-5252
Nous avons également craqué deux fois pendant notre séjour pour M.Ms Bund, le restaurant de Paul Pairet, chef français qui ouvre les endroits les plus hype de Shanghai. C’est surtout sa tarte au citron strastosphérique qui nous a fait revenir deux fois. Un citron confit longuement évidé et ensuite rempli d’un sorbet citron, d’un lemon curd et d’une chantilly citronnée accompagné d'une barrette de sablé breton.

(photo prise sur flickr).
On y dîne et ensuite direction l’étage supérieur au Red Bar dont la terrasse panoramique offre une des plus belles vues de nuit sur Pudong (musique pointue et atmosphère décadente ).

Pour finir, un peu de magie avec ce morceau merveilleux de Cascadeur, un des meilleurs morceau de 2010 pour moi. En concert le 23 mars au Café de la Danse à Paris.
Cascadeur - Walker clip officiel
envoyé par jimihubabua. - Clip, interview et concert.
Now I'm lost, I lost the way to go, I walk for miles, I talk for lies, looser...
Now I'm lost I waste my time my days, I eat sometimes I drink some wine, winner...
I'm a walker, walker, walker, walker.
Now I'm lost, I lost my words and soul my cards and keys, but not my name, walker
Now I'm lost, I waste my life away,
Like a blank that's my left wonder
I'm a walker, walker, walker, walker.

Pour finir, un peu de magie avec ce morceau merveilleux de Cascadeur, un des meilleurs morceau de 2010 pour moi. En concert le 23 mars au Café de la Danse à Paris.
Cascadeur - Walker clip officiel
envoyé par jimihubabua. - Clip, interview et concert.
Now I'm lost, I lost the way to go, I walk for miles, I talk for lies, looser...
Now I'm lost I waste my time my days, I eat sometimes I drink some wine, winner...
I'm a walker, walker, walker, walker.
Now I'm lost, I lost my words and soul my cards and keys, but not my name, walker
Now I'm lost, I waste my life away,
Like a blank that's my left wonder
I'm a walker, walker, walker, walker.
De retour de Chine et un petit risotto selon Michalak pour commencer


Voilà les vacances sont finies, riches en découvertes, en paysages. La Chine est vraiment un pays étonnant. A quelques kilomètres d’un centre ville ultramoderne, propre, ouvert sur le monde, des banlieues et des campagnes où le temps s’est arrêté, pas forcément aussi propres et prospères que cette vitrine qu’est Shanghai mise en avant par un gouvernement chinois avide de séduire. Le parallèle avec New-York se fait immédiatement : Shanghaï ce n’est pas la Chine, comme New-York n’est pas les Etats-Unis.

Balades dans le Sichuan aux paysages d’estampes avec ces villes d'eau, dans le Huangshan aux montagnes acérées, ou dans les villages Ming reculés au milieu des bambouseraies où des films mythiques ont été tournés comme Tigre et Dragon, impossible de s’ennuyer dans cette Chine.



Lieu du tournage de la première scène du film d'Ang Lee "Tigre et Dragon". De nombreuses autres scènes ont été tournées dans le village ainsi que le village voisin Nanpkin.

Mais aussi beaucoup de pollution, de cités géantes pour loger une population urbaine de plus en plus importante. Un avenir de cage à lapins pour des Chinois qui avaient l’habitude de vivre en communauté et qui finissent dans des 2 pièces isolés les uns des autres. Comment sera leur avenir quand on connait ce que sont devenus nos cités idéales des années 70?

La découverte aussi de la cuisine shanghaïenne et de la cuisine du Sichuan. Une découverte dont je vous parlerai plus longuement dans de prochains posts. Une cuisine épicée et assez grasse dont nous nous sommes assez vite lassés, surtout en montagne où le régime dim Sum, riz, légumes nous a rapidement fatigué. Il est vrai que nous n’avons pas osé beaucoup de plats où surnageaient parfois pattes de poulet, oreille de porc et autres bizarreries sans nom pour nous faute de traduction. Mais nous avons fait de bons restaurants à Shanghai, pas forcément chinois mais thaï, japonais et français.
La Street Food était beaucoup plus intéressante à l’exception du stinky Tofu ou tofu puant... rien à rajouter.







Et enfin l'Exposition Universelle, immense et à la demesure du pays. Trop de monde, des files d'attente interminables, un pavillon français très décevant mais quelques merveilles comme les pavillons espagnols, anglais et les pavillons du futur. La Région Rhône-Alpes avait son propre pavillon également ainsi que la Région Alsace. Bocuse y tenait une table très courue par la communauté d'expatriés français et par les Chinois.


Retour donc à Paris et histoire de reprendre le fil du blog abandonné depuis presque 3 semaines, une recette de Christophe Michalak non pas sucrée comme on aurait pu s’y attendre mais salée : un risotto au gingembre confit, citron vert et parmesan. Un lien naturel vers la Chine avec ce gingembre confit.

J’ai pris des calamansis ramenés de Chine qui ressemblent à des minuscules citrons verts. Ils sont de la même famille que le kumquat. Trop bons dans une limonade glacée. Je crois qu'on les appelle aussi les citrons chinois.

Risotto gingembre confit, citron vert (calamansi) et parmesan de Christophe Michalak
Pour deux personnes
2 grosses poignées de riz arborio
250 ml de bouillon de poule
1 citron vert bio ou 2 calamansis
2 échalotes
1 gousse d'ail
50 g de parmesan
40 g de gingembre confit
25 g d'huile d'olive
Faites bouillir votre bouillon de poule avec l'ail. Enlevez l'ail après 10 min d'infusion.
Emincez les échalotes et les faire revenir dans l'huile d'olive. Ajoutez le riz et remuez bien jusqu'à ce que le riz devienne translucide et nacré. Ajoutez au four et à mesure le bouillon de poule jusqu'à la cuisson complète du riz ce qui prend entre 17 et 20 minutes. Ajoutez des cubes de gingembre confit, les zestes de citron vert et des gros copeaux de parmesan. laissez votre risotto couvert pendant 4 minutes avant de servir.
Voilà où vous me trouverez dans les 15 prochains jours



Après ces quelques indices vous aurez forcément compris. Départ pour Shanghai et les montagnes du Huangshan magnifiquement photographiées par Marc Riboud. C'est ma deuxième visite à Shanghai et en 12 ans la ville a dû exploser.
Un peu d’expo universelle, des centaines de buildings, du rouge, du jaune, quelques vieux villages, 5 000 marches, et beaucoup de surprises culinaires. En attendant c'est la course contre la montre, pour tout boucler...
Pas sûr que je fasse ce chemin.. je n'ai pas ultra confiance dans le matériel chinois et j'ai même le vertige en voyant cela. C'est considéré comme l'un des chemins de randonnée (je n'aurais pas utilisé ce mot) le plus dangereux au monde. Heureusement il y a des chemins un peu plus faciles (ouf).
Désolée de ne pouvoir participer au KKVKVK... ce sera pour la prochaine fois.
A dans 15 jours.
Raviolis chinois de canard à la mangue

Les assiettes viennent de Chine, ce sont des gamelles en métal achetées à Pékin et les chardons sont
simplement colorés en bleu...
Je revenais de Rungis samedi matin (côté décoration, horticulture) et un peu dans les nuages, je me suis trompée d’embranchement pour repartir sur Clichy. Au lieu de prendre Porte d’Orléans, je me suis retrouvée Porte d’Italie… L’occasion étant trop belle, autant en profiter pour faire un petit tour chez Tang Frères, histoire de faire le plein en pâte à wonton pour les raviolis, herbes et combawa, grosses billes de tapioca et autres spécialités asiatiques.

Comme j’avais envie de canard et de mangues depuis le début de semaine, je me suis dit que des raviolis au canard, bouillon citronnelle dés de mangues allaient parfaitement faire l’affaire. Pure invention de ma part.

Raviolis chinois au canard et à la mangue
pour une trentaine de raviolis
Un paquet de pâte à wonton (vous congelerez le reste)
Une dizaine de tige de ciboules
Un magret de canard
1 mangue
2 tiges de citronnelle
Bouillon de poule
Sel
Poivre vert
1 mangue mûre
sauce soja
huile de sésame
1 petit morceau de gingembre
coriandre
Faites cuire un magret de canard. Quand le magret est cuit (cuisson légèrement plus que rosée). Coupez-le en morceau en comprenant un peu de peau grillée (pas oligatoire mais cela apporte un peu de gras au plat). Passez au hachoir.
Emincez la ciboule, rapez le gingembre. Coupez la mangue en tout petits dés. Passez au pilon le poivre vert (une dizaine de grains). Dans une poêle, versez 1 cuillère à café d'huile de sésame. Rajoutez le gingembre, la ciboule, le hachis de canard, le sel, le poivre. Faites revenir l’ensemble 3 ou 4 minutes. Rajoutez la moitié dés de mangue et une partie de la coriandre hachée, laissez cuire une minute. Laissez refroidir votre farce. Vous pouvez la préparer à l’avance si vous le souhaitez.
Quand la farce est froide; vous pouvez réaliser vos raviolis. Alors pour ça je vous renvoie sur le site de Beau à la louche pour le pliage. Rien à dire les explications sont parfaites.
Préparez un bouillon avec un cube de bouillon de poule, la citronnelle finement émincée. Quand le bouillon est chaud, placez y vos raviolis. Laissez les cuire 2 à 3 minutes. Servez avec un peu de bouillon, une julienne de dés de mangue, de la coriandre fraiche et quelques zestes de combawa.

Et voilà comment à partir de deux envies : canard et mangue, on se concocte un petit plat asiatique, l’air de pas trop y toucher.
Enfin, petit compte-rendu du diner chez KIKU au 49 rue Richer dans le 9ème.
Un chef : Kyoichi Kai. Ex de chez Zuma, Ozu et Nobu à Londres (belles adresses londoniennes) est maintenant installé à Paris. "Le thon rouge est une espèce menacée, c'est la raison pour laquelle nous avons décidé de ne pas en servir dans notre restaurant." Enfin, une prise de conscience dans l’indifférence totale des pseudos restaurants japonais qui pullulent à Paris. Et ça ne peut que me plaire.
Le chef officie dans le style izakaya (les bars à saké servant des tapas), cuisine japonaise occidentalisée et modernisée : tempura de gambas à la mayo épicée, sashimi de saumon soja-sésame-yuzu, lieu noir mariné au miso blanc. François Simon grand amateur de cuisine japonaise qu’il connait sur le bout des doigts apprécie beaucoup ce restaurant. Voilà qui devrait ravir les amateurs qui pour 35 euros le soir auront 3 plats à déguster. Les photos ne sont pas terribles car je n'avais pas de lumière pour éclairer les plats.
Une belle figue blanche marinée avant de commencer nos entrées :

Sashimis de saumon sauce Kiku (soja, sésame, yuzu)

Salade de bœuf façon Shabu Shabu (fondue japonaise avec du chou chinois, du tofu, et des champignons shiitake). Les aubergines confites étaient divines.

Tatakis de poissons (pas de photo)
Des pickles japonais nous font patienter avant le premier plat
Tempura de gambas à la mayo épicée (pas de photo)
St-Jacques au bœuf sauce salsa

Magret de canard et gingembre

Deuxième plat
Morue charbonnière au miso Saikyo : d'une simplicité extrème mais le poisson était parfait

Yellow tail au citron

Glace sésame noir et matcha pour finir sur une note sucrée (dessert non compris dans le menu)
Impeccable, plein de saveurs, l’attente entre les plats n’est pas si longue que ça (le chef + 1 second en cuisine) alors que nous étions 6 à table, des boosters de papilles : combawa, yuzu, des produits équitables de qualité. A retenir donc mais pensez à réserver à l’avance.

