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Niku miso ramen et encore des fraises mais au gingembre

Ecrit et réalisé par Very Easy Kitchen










La gastronomie japonaise se reconnait de suite grâce à quelques saveurs : mirin, miso, teryaki, vinaigre de riz, soja, matcha, sésame noir... Elle est aussi rapidement identifiable que peuvent l’être la nourriture thaie ou indienne. Je ne suis pas une dingue de cuisine japonaise pour tout avouer mais j’aime bien quelques plats de temps en temps. Malgré deux séjours au Japon, je n'arrive pas encore pleinement à l'apprécier.





Le miso est un aliment salé qui est très utilisé dans la cuisine japonaise. Il est à base de soja fermenté, riz ou orge, de sel et d’un ferment. Il sert d’assaisonnement de base dans les soupes, les bouillons, les sauces par exemple. Difficile de le comparer à un ingrédient occidental mais il pourrait remplacer autant un jus de viande concentré, qu’une moutarde, ou un concentré de tomates.
Dans cette recette, il n’est pas l’ingrédient principal mais sa seule note dans le plat fait que celui ci est immédiatement identifiable comme japonais. Vous le trouverez facilement en épicerie asiatique. Il se conserve dans une boite hermétique au frais.






Niku Mison Udon ou Ramen (en fonction des nouilles utilisées)
(recette de Aki et Arnaud trouvée dans Coté Maisons : 100 recette de printemps)
pour 4 personnes
350 g de udon, ou ramen (je n’avais plus de nouilles udon)
550 g de boeuf haché
1 poireau 
3 mini concombres 
3 cm de gingembre frais 
1/2 gousse d'ail 
1 grosse c à soupe de miso blanc
5 c à soupe de sauce soja 
2 c à soupe d'huile de tournesol 
1 c à soupe d'huile de sésame 
1 c à soupe de Maïzena 
1 c à soupe de sucre. 


Epluchez, lavez, et coupez le poireau en deux dans sa longueur.  Ensuite taillez-le en petits tronçons.  Pelez puis hachez l'ail et le gingembre.  Lavez, séchez et pelez partiellement les miniconcombres.  Ensuite taillez-les en bâtonnets d'1/2 cm.  Mélangez la viande hachée avec la Maïzena. Faites chauffez l'huile de tournesol dans un wok puis ajoutez l'ail, le gingembre et le poireau émincé.  Poursuivez la cuisson à feu vif 2 min et ajoutez la viande hachée. Patientez 3 min, la viande ne doit pas être complètement cuite et ajoutez la sauce soja, le miso et le sucre.  Poursuivez la cuisson 5 min. Cuisez les nouilles puis égouttez-les et refroidissez-les en les passant sous l'eau fraîche.  Lorsque la viande est cuite, assaisonnez-la d'huile de sésame.  Déposez les nouilles dans les bols, répartissez par-dessus la viande cuite bien chaude, ajoutez les bâtonnets de concombre crus.






Le soleil étant revenu sur Paris, un petit dessert réalisé pour le premier pique-nique inspiré par Claude Olivier dans son blog 1001 recettes. J’ai mixé deux de ces recettes. J’aime beaucoup son travail, son ton et la qualité de ses photos. Si vous ne l’avez pas encore, je vous recommande d’acheter O’cha qui est son recueil de recettes. Toutes les infos sur son site.


Panna cottas au gingembre, gelée de fraises
40 cl de crème entière
1dl de lait
50g de sucre
2 cm de gingembre frais que vous rapperez.

3 feuilles de gélatine

200 g de fraises gariguette
40 gr de sucre glace
2 feuilles de gélatine

Faites tremper 3 feuilles de gélatine dans de l’eau froide. Dans une casserole, faire chauffer la crème, le lait et le sucre. Ajoutez le gingembre rapé et laisserz infuser hors feu. Filtrez à travers une passoire fine et remettez à chauffer sans atteindre l’ébullition.

Essorez les feuilles de gélatine puis incorporer dans la crème, mélangez bien pour bien dissoudre la gélatine. Remplissez des petits contenants sur 3 cm environ de hauteur. Laissez refroidir avant de mettre au froid pour minimum 4 heures.
Passez les fraises sous l’eau froide sans les équeuter. Egouttez-les, enlevez les queues (conservez quelques fraises entières) et coupez les grossièrement avant de les passer au blender avec le sucre glace. Faites chauffer au micro-ondes un demi-verre d’eau. Versez cette eau très chaude (non bouillante) sur deux feuilles de gélatine que vous aurez coupées en gros morceaux dans un bol. Mélangez bien pour que la gélatine fonde dans l’eau. Incorporez cette eau gélatineuse à la soupe de fraises.

Sur chaque panna cotta refroidie, versez quelques cuillères de coulis de fraises et remettez au frais pour que la gelée prenne. Avant de servir décorez d’une fraise et d’une sommité de menthe ou zestes de citron vert.





Et on finit avec un groupe français qui tourne depuis quelques mois dans mes oreilles. Il a déjà fait quelques kilomètres en TGV vers Annecy dans mon casque.








Quelques idées autour de la polenta

Ecrit et réalisé par Very Easy Kitchen







Aujourd’hui je voulais vous parler de la polenta ou polente en Savoie. C’est un plat que l’on retrouve sur tout l’arc alpin européen de Nice jusqu’à ses limites orientales. Plat de pauvres, il y a différentes façons de la cuisiner, de la bouillie à base d’eau ou de lait jusqu’au gâteau que l’on coupe en tranches destinées à être poêlées. On peut même appeler Polenta une préparation qui n’est pas à base de semoule de maïs comme en Corse où la châtaigne est utilisée.





En Haute-Savoie nous avons l’habitude de la manger cuite avec du lait et avec du Beaufort. Je me rappelle d’une polente que nous mangions en alpage après 3 heures de marche. Cuite au chaudron sur un feu de bois, filante avec le Beaufort accompagnée de diots, c’était le bonheur parfait. Bon ce n’était pas de la polenta précuite comme on trouve maintenant. C’était la vraie semoule de maïs qu’il fallait cuire 45 minutes en remuant souvent pour qu'elle n'attache pas. Elle avait le goût du feu de bois... J’en rêve encore.
Aujourd’hui deux recettes qui utilisent en accompagnement de la polenta.










Le premier plat va ravir les végétariens et il est parfait en ce début d'automne. Vous pouvez varier les champignons, cèpes, girolles, mousserons...


Polenta, champignons et poireau.
Pour 2 personnes
50 g de polenta
180 g d’eau ou de lait
50 g de fromage rapé (parmesan, pecorino ou même un fromage bleu)
1 poireau
400 g de champignons au choix.
30 g de beurre
20 cl de crème fraiche épaisse

Nettoyez le poireau et coupez le en tranche fines (uniquement le blanc). Nettoyez les champignons (Girolles et champignons de Paris pour moi) Dans une poêle faites fondre un peu de beurre, faites revenir 3/4 minutes les poireaux. Quand ils ont commencé à fondre un peu, mettez les de côté. Faites revenir les champignons dans la même poêle pendant également 3 à 4 minutes. Rajoutez les poireaux aux champignons. Versez la crème fraiche et un peu de persil plat ciselé. Salez et poivrez à votre convenance. Réservez au chaud.
Faites cuire votre polenta. Elle est cuite quand elle se détache des bords de la casserole. Rajoutez le fromage râpé. Poivrez. Servez la avec l’accompagnement au poireau et champignons.
(recette du Delicious magazine)




La seconde recette vous permet d’utiliser la polenta en remplacement des pommes de terre. Vous pouvez réaliser des frites de polenta pour manger avec une viande en sauce par exemple. Je voulais tester depuis longtemps un stifado (stifatho en Grèce d’où est originaire la recette). Un stifado se fait aussi bien avec de la viande, du poisson ou du calamar. On utilise dans cette sauce, du vinaigre, des oignons, de la tomate et des épices. J’ai fait un stifado au boeuf et au porc. Le plat se congèle très bien.





Stifado au boeuf et au porc
Recette inspirée de Jamie Oliver
Pour 4 personnes
400 de boeuf à braiser
400 g d’échine de porc
4 oignons rouges
400 g de tomates en boite
1 cuillère à soupe de concentré de tomate
1 citron jaune bio
du thym frais ou du romarin

Marinade (à faire au moins 6 heures avant)
4 gousse d’ail
3 ou 4 feuilles de laurier fraiches
1 cuillère à café de cumin
1 cuillère à thé de poivre de votre choix
5 clous de girofle
1 bâton de cannelle
1 cuillère à soupe d’origan séché
15 cl de vin rouge sec
4 cuillères à soupe de vinaigre de vin

Placez dans un mortier, les gousses d’ail, le cumin, les clous de girofle, trois grains de poivre. Broyez les ingrédients pour obtenir une pâte que vous mettrez dans un grand saladier. Versez dans le saladier, le vin, le vinaigre, l’origan, les feuilles de laurier que vous aurez déchirées en gros morceaux et les morceaux de viande. Remuez bien, couvrez le saladier et placer au frais pour au moins 6 heures.
Dans une cocotte, faites chauffez un peu d’huile d’olive et versez les oignons rouges coupés en fines tranches. Rajoutez la viande, la marinade, le concentré de tomates, les tomates en boite. Salez avec un peu de gros sel. Laissez cuire à couvert pendant 1 heure en remuant régulièrement. Au bout d’une heure, enlevez le couvercle et faites cuire encore 45 minutes. La viande doit être bien tendre et la sauce doit avoir beaucoup réduit. Rajoutez un jus de citron, une ou deux cuillères d’huile d’olive avant de présenter dans un grand plat avec du thym frais ou du romarin ciselé.
Frites de polenta
Sur la base de la recette précédente mais sans fromage bleu.
Quand la polenta est chaude, versez la dans un petit moule sur une épaisseur de 1,5 cm environ. Laissez la refroidir. Une fois froide, coupez de grandes frites dans la polenta. Faites revenir un peu de beurre ou d’huile d’olive dans une poêle anti-adhésive et faites revenir doucement les frites. Quand elles sont bien dorées, elles sont prêtes à servir.

La petite musique qui fait du bien, c'est pour les amoureux des belles mélodies au piano. ici à 8 mains et c'est Clock Opera








Pizza arménienne et baklava noix/pistaches comme là-bas

Ecrit et réalisé par Very Easy Kitchen



Je pars pour une dizaine de jours en Arménie, toujours dans ma découverte de l’Asie Centrale, dans sa partie caucasienne cette fois-ci, même si culturellement on pourrait la rapprocher de l’Europe (voir mon reportage sur l' Ouzbekistan). Coincée entre la Turquie, l’Iran, la Géorgie et l’Azerbaidjan, elle est le premier pays à adopter comme religion d’état le christianisme en 301. Ce pays a connu une histoire difficile : un terrible génocide au début du 20ème siècle, puis une occupation soviétique jusqu’en 1991 et enfin une guerre avec l’Azerbaidjan contre son rattachement au Haut-Karabagh (point toujours en suspens).


      crédit photo : Olivier Gaudron avec le mont Ararat en fond.

Près de 6 millions d’Arméniens habitent hors de leurs frontières contre 3 millions d’habitants dans le pays, l'une des diasporas les plus importantes au monde. 90% du pays est à plus de 1000 m d’altitude. Pas de randonnée cette année mais plutôt des balades à la découverte des vieux monastères et églises coincées dans de profondes vallées ou à flanc de montagne.





 crédit photo : SPFA France

La cuisine arménienne est un mélange de cuisine perse iranienne, turque, grecque et syrienne/libanaise. J’ai hâte d’y gouter. Et pour me mettre dans l’ambiance, ce week-end c’était baklava et pizza arménienne ou Lahmajin (lehmedjoun). impossible de trouver la vraie recette de la pizza arménienne, entre les variantes turques et les variantes avec ou sans poivron, tomates... Bizarrement elle a l’air très populaire en Amérique du Nord peut-être est-ce dû à la diaspora.

La pizza arménienne est une pizza qui parfois se roule comme un gâteau roulé. La pâte ne doit pas trop cuire. Dans certaines versions, la pâte est roulée à cru avant de découper des tranches qui font cuire au four.





Pizza arménienne
version feignante car je n’ai pas fait la pâte
Pour 4 personnes
Une pâte à pain Picard ou un pâton à pizza de chez Francine
400 g de viande hachée mélange boeuf et agneau
1/4 poivron vert en petits dés
1/4 poivron rouge en petits dés
2 tomates fraiches coupées en petits dés
2 cuillères à soupe de concentré de tomates
1 oignon haché finement
1 petite cuillère à café de purée de piment
coriandre fraiche (ou persil plat)
citron


Dans un grand saladier, mettez la viande hachée assez finement avec le poivron.Puis ajoutez un peu de coriandre ou persil et l'oignon haché très finement. Rajoutez ensuite le concentré de tomate, la purée de piment, salez et poivrez à votre convenance.


Préchauffez votre four à 200°C. Etalez finement votre pâte en plusieurs petites pizzas d’une quinzaine de centimètres ou en un gros rectangle, directement sur une plaque de cuisson protégée par un papier.
Rajoutez la farce avec laquelle vous couvrez la totalité de la pâte. Rajoutez quelques dés de tomates fraiches sur le dessus. Mettez au four pour une dizaine de minutes.


Servez les soit à plat avec un morceau de citron et un peu de coriandre ciselée soit arrosées de jus de citron et de coriandre et roulée sur elle-même (dans ce cas la pâte doit être bien souple pour être roulée).

Servez avec une salade de tomates fraiches, des concombres et une sauce au yaourt citronnée.




Pour les Baklavas ou feuilletés noix et pistaches, je vous conseille la version de Sonia Ezgulian qui les appelle joliment les «soupirs du sérail». Vous connaissez tous Sonia pour ses recettes dans le magazine Régal mais je vous conseille ses recettes sur son blog avec une très bonne idée : vous pouvez les imprimer au format d’un carnet de moleskine. Elle est aussi l’auteur de nombreux livres de cuisine et adore les sardines (ce qui n’est pas mon cas). J’ai suivi sa recette les yeux fermés donc pas d’hésitation (seule rectification, 100 g de pistaches vertes sont suffisants pour la décoration au lieu de 200g). Et n'hésitez pas à vous lancer c'est très facile à réaliser.





Prochain post : fin juin probablement. On parlera peut-être encore d’Arménie ou pas... A moins que je ne programme un ancien post pendant mes vacances...

Et n’oubliez pas le 12 juin : M83 à l’Olympia, cool, la veille de mon départ, trop sympa.

Salade de boeuf au basilic thaï et Spring


Article écrit et réalisé par Very Easy Kitchen


Tout d'abord, une info. Mon blog a été sélectionné par Madame Figaro avec 39 autres dans diverses catégories (mode, beauté, design,etc). A gagner la chance d'être la rédactrice d'un jour. Je ne sais pas à quelle sauce je vais être mangée mais j'espère votre soutien. En tout cas je suis très heureuse.

C’est une première : un pique nique le 10 avril dans le Parc de St-Cloud par 24°C. Tous les arbres n’ont pas encore leur feuillage complet, que les prairies du parc accueillent les pique-niqueurs du dimanche, enfants et chiens au grand complet. Les sous-bois se couvrent d’ail des ours qui n’est pas encore en floraison mais d’ici quelques jours si le beau temps continue, on va pouvoir aller en chercher... Personne n’a respecté l’adage : en avril ne te découvre pas d’un fil.



Pour ce premier pique-nique de 2011, plusieurs salades et des cakes au herbes. Une salade de céleri rave au saumon fumé, une salade d’encornets aux litchees, (deux recettes de Jamie Oliver) une salade riz au jasmin à la noix de coco et pois gourmands et une salade de boeuf au basilic thaï (recettes de Donna Hay) que je vous présente ici.




Le basilic thaï a une saveur très reconnaissable différente de notre basilic commun avec des notes épicées : estragon, anis, menthe et clous de girofle. Les feuilles sont petites et les tiges tirent sur le pourpre. On le trouve dans les épiceries asiatiques.



Salade de boeuf au basilic thaï

80 g de boeuf par personne (filet ou pièce pour fondue)

1 botte de basilic thaï

Quelques feuilles de basilic commun

Quelques feuilles de menthe ou de coriandre

1/2 concombre grec (les petits concombres que l’on n’épépine pas) par personne

1 tige d’oignon verte pour deux personnes

1 citron vert

1 citron jaune

1/2 demi piment rouge épépiné et émincé

2 cuillères de sucre brun

1 cuillère à thé de sauce poisson


Choisissez un beau morceau de boeuf le plus rectangulaire possible. Faites le cuire rapidement à la poêle après l’avoir badigeonner d’huile d’olive. Le coeur doit rester tendre et saignant (j’ai un poil trop fait cuire le mien). Coupez le en tranches fines, salez et poivrez. Réservez les fines tranches au froid. Préparez votre assaisonnement : mélangez les jus de citron + le zeste de citron vert + la sauce poisson + le sucre brun. Passez à la mandoline vos concombres juste lavés et séchés mais non pelés. Sur une assiette ou dans un saladier, mettez les tranches de viande. Rajoutez l’assaisonnement et mélangez avec les mains la viande et la sauce. Rajoutez les tranches de concombre, le piment émincé, les tiges d’oignons verts émincée. Rajoutez les feuilles de basilic. Servez avec une tranche de citron vert.





J'ai un ou deux compte-rendu de repas au restaurant en retard. J'en profite sous ce beau soleil pour vous parler du repas pris fin 2010 chez Spring.

Le Spring de Daniel Rose c’est un peu le Graal du Foodista parisien ou du touriste gastronome. 25 couverts, et plusieurs centaines d’appels par jour pour booker une table. Mais vous avez la possibilité de tenter votre chance et de manger au bar à l’étage inférieur sans réservation. Alors ? tout est déjà dans le lieu.

Une petite salle, 3 niveaux (restaurant, bar à" tapas" et cave à vin) et la cuisine ouverte au milieu : Daniel et sa brigade appliquée de toutes nationalités. Un méga système de ventilation qui fait que vous êtes totalement préservés des fumées. Pas de carte mais un menu découverte à 64 euros pour le soir : 1 entrée, 1 poisson, 1 viande et un dessert. Ambiance décontractée mais il y a de la vivacité dans l’air. Cet américain aime la grande cuisine française et il cuisine avec l’instant et à l’instinct, grâce à de solides bases culinaires. C’est bon et c’est généreux. Pas de moléculaire et pas d’esbrouffe.


"Faire le moins de couverts possibles pour soigner chaque convive le mieux possible"


Amuses-bouche Beignet d’huitre et foie gras (mi-cuit) juste recouvert de quelques zestes de citron vert et de fleur de sel : beignet un peu gras mais belle découverte que le zeste de citron vert sur le foie gras qui le booste et le réveille. Daniel l'adore ce zeste de citron vert.



Entrée : Sous le signe de la Bretagne : Pomme confite, Saint-Jacques, lard grillé, bouillon de poule et fine galette de sarrasin. Toutes les saveurs de cette région dans cette entrée, équilibrée et réconfortante en hiver.


Plat de poisson : Bar poché et sardines de Saint-Jean-de-Luz, huile d’olive, cresson et jus de veau. Le bar est cuit à la perfection, recouvert de lamelles de sardines fraiches ce qui est original. L’association du poisson et du jus de veau équilibre l’assiette que le joli cresson a la saveur douce accompagne.




Plat de viande : Si la réalisation est impeccable, nous avons été déçus car nous nous attendions à une découverte : purée de pommes de terre truffée, canette rôtie et endives. Un plat très généreux mais trop lourd pour un dîner (il est presque 23h).



Nous avons bu tout au long du repas un riesling Domaine Vayra de 2008, vin italien très minéral. Un sorbet pamplemousse pour se nettoyer les papilles et le dessert nous est servi : gâteau aux noix tiède avec une glace vanille et de la pomme. Bon mais là-aussi un poil lourd pour le soir.



Petites mignardises : feuilleté ganache chocolat et prune, caramel au chocolat Alors ? c’est une excellente adresse et un très bon rapport qualité/prix. Est-ce que maintenant, au regard de ce que j’ai pu manger ce soir-là, cela vaut cette effervescence autour de ce restaurant ?





Il est très agréable de voir la cuisine ouverte, Daniel Rose souriant, virevoltant entre les tables et les casseroles. Quelques notes d’une recette traînent sur le comptoir. Cela participe au dynamisme du lieu et à l’esprit « comme à la maison » anglo-saxon. Les cuissons sont parfaites, les plats équilibrés et parfaitement de saison car Daniel Rose cuisine selon son envie et la qualité des produits qu’il reçoit. Maintenant ne venez pas y chercher les dernières tendances culinaires (allez plutôt au Châteaubriand par exemple pour plus d’innovation mais aussi de risques). Nous sommes dans une cuisine de bistrot chic et moderne. Deux regrets : trop copieux pour le soir (en tout cas pour moi) et les desserts un peu rustiques. De toute manière, le temps d’attente est tellement long pour avoir une table que vous ne pourrez pas en faire votre cantine…


En attendant, le printemps est là, profitez en. Prochain post dans une dizaine de jours car je pars en fin de semaine dans le Kent et le Sussex pour une visite des châteaux Tudor du Sud de l'Angleterre, sans Jonathan Rhys Meyer.



Ceci n'est pas un plat sexy... et pourtant




… qu’est-ce que c’est bon !

Non ! les apparences sont trompeuses mais la blogosphère culinaire ne se nourrit pas que de chocolat, caramel beurre salé, macarons et parfois d’un peu de légumes, de poissons ou de viande. En tout cas, pas moi. Et je passe allégrement du tofu soyeux à la queue de bœuf. Mais que voulez-vous, j’avais sorti la cocotte Staub de son placard et elle appelait de toute sa fonte, un plat canaille.



“La queue de bœuf est, comme son nom l’indique, l’appendice caudal des bovins. Elle est composée de l’os entouré de chair. C’est une viande gélatineuse et très savoureuse qui a fait sa réapparition récemment sur nos tables après avoir été longtemps délaissée.
Considérée comme un produit tripier, c’est une viande à mijoter qui agrémente particulièrement bien pot-au-feu, ragoût ou daube car son os parfume agréablement ces préparations. Elle est également employée pour faire le fameux potage anglais oxtail.
Anecdote : le potage oxtail tant apprécié des Anglais est un bouillon à base de queue de bœuf et de légumes, agrémentés d’une brunoise, cuit au four et parfumé de Sherry. Ce potage aurait trouvé ses origines après la révocation de l’Edit de Nantes, sous Louis XIV. Des protestants français émigrés en Angleterre subsistèrent en préparant ainsi les queues de bœuf que les bouchers londoniens laissaient sur les peaux
”. Voilà ce que nous disent nos chers bouchers du CIV.


photo Plainliving - Flickr

Quand à la saveur chaude et piquante du poivre long, moins forte que celle du poivre noir, et légèrement sucrée se marie à merveille avec les viandes. C'est le premier poivre à être parvenu sur nos tables occidentales avant le poivre noir.


Queue de bœuf au poivre longPour 4 personnes
1 kg de queue de bœuf
4 carottes
8 pommes de terre Amandine
500 g de champignons de Paris
2 oignons blanc émincés
3 châtons de poivre long passés au mortier
4 carrés de chocolat noir
1/2 bouteille de vin rouge
1/4 de bouillon de bœuf
4 tomates confites
quelques graines de coriandre
sel
huile d’olive

Faites suer dans l’huile d’olive les morceaux de bœuf sous toutes leurs faces. Retirez de la cocotte. Faites suer dans la cocotte, les oignons avec les grains de coriandre concassés. Rajoutez la viande, salez et poivrez avec le poivre long. Couvrez avec le vin rouge et le bouillon et laissez compoter sur feu doux. Au bout de 60 minutes, rajoutez les carottes coupées en morceaux, les tomates confites, le chocolat. Au bout de 30 minutes supplémentaires, rajoutez les pommes de terre à peau fine sans les éplucher. Laissez cuire encore une heure à feu très doux. La queue de bœuf nécessite au moins 3 heures de cuisson douce en cocotte. 15 minutes avant le service rajoutez vos champignons coupés en gros morceaux. Dégustez chaud.
Si vous souhaitez alléger ce plat en graisse. Faites refroidir votre cocotte et enlever le gras qui se fige à la surface. Vous n’aurez plus qu’à réchauffer votre cocotte pour le service. Encore meilleure
.


Prochaine fois, je me laisserai bien tenter par de la joue de bœuf. Et oui, les filles aussi peuvent aimer la viande. La preuve, dimance midi, petites tripes à la mode de Caen de ma maman. Divines.

Enfin pour les débutants en cuisine, faire des cocottes permet de préparer des plats type Bistrot qui impressionnent mais qui sont hyper simples dans leur réalisation. La cuisson lente dégage des saveurs incroyables et les viandes sont inratables. Lancez vous sinon faite un tour à l'excellent restaurant de Christian Constant : Les cocottes.

Idée de dessert avec du poivre long :

Mousse légère au lemoncurd et poivre long

Tataki de boeuf / Gyu no tataki



On reste sous le signe du Japon avec un tataki de bœuf. On connaît plus le tataki de thon rouge ou de saumon mais comme vous le savez pas de thon pour moi…

C’est une recette super simple à réaliser et qui demande trois ingrédients asiatiques ou japonais que tout le monde a (ou se devrait d’avoir) dans sa cuisine :
- de la sauce soja,
- de l’huile de sésame
- et de sauce Mirin (qui est un saké de cuisine assez doux) que l’on trouve facilement dans les épiceries fines ou même en grande surface (c’est un clin d’œil pour Emilie)…

Le Mirin se fabrique avec du riz collant cuit à la vapeur, de l’eau de vie de saké et du kôji (un microorganisme qui a la propriété enzymatique de transformer l’amidon en sucre). On mélange ces trois ingrédients. On les laisse à 20 degrée pendant 2 ou 3 mois pour favoriser la réaction du kôji. Enfin on filtre ce jus et on obtient le mirin. Parfois on l’affine pendant plusieurs années. Coûtant assez cher on utilise désormais un Mirin industriel. Le mirin est riche en saveurs sucrées et en acides aminés. Ainsi il donne aux plats qu’il assaisonne une couleur dorée et des saveurs complexes, particulièrement ses saveurs sucrées fines et nuancées . Autres propriétés: il enlève la mauvaise odeur du poisson, il empêche les aliments de se défaire pendant la cuisson et il facilite la pénétration de la sauce et du goût dans les aliments. (source : la cuisine japonaise.com)





La seule difficulté de la recette est la cuisson du bœuf et le fait d’attendre au moins une nuit avant de manger ce plat car il doit mariner.

Tataki de boeufPour 2 personnes
1 morceau de rumsteak de 400 g
1 ou 2 carottes
1 morceau de gingembre de 2 cm
1 gousse d'ail
1/4 verre d'huile normale
1/4 verre d'huile de sésame
3/4 verre de sauce soja
1/4 verre de saké*

Coupez les carottes en fins batonnets ainsi que le gingembre et l’ail (le plus finement possible pour ces deux ingredients). Vous pouvez éventuellement rajouter d’autres legumes : navets poireaux…
Préparer votre boeuf, il vous faut un morceau de 15 x15 x 4 cm d’épaisseur dans l’idéal pour pouvoir ensuite couper de belles tranches fines. Préparez un saladier d'eau glacée que vous déposez à côté de votre plaque de cuisson. Saisissez tous les côtés de la viande dans une poêle bien chaude avec un peu d'huile. Dès que la viande est bien saisie, jetez-la dans l'eau glacée pour arrêter sa cuisson, de cette façon, le boeuf restera cru à l'intérieur et aura une belle couleur. Eviter d’avoir un boucher occidental à vos côtés car il aura une attaque à vous voir jeter la viande dans l’eau glacée!

Mettez les légumes dans un sac congélation avec les deux huiles la sauce soja et le mirin. Placez la viande égouttée dans votre sac, fermez et verifiez que votre viande est bien enveloppée par votre marinade. Laissez au réfrigérateur 12h minimum au mieux 24 h.



Avant le service, sortez votre viande du sac, conservez les légumes qui peuvent se manger en accompagnement avec du riz blanc. Coupez votre viande en fines tranches. La viande est crue à l’intérieur mais totalement imprégnée de la marinade. Absolument délicieux avec une salade de roquette pour occidentaliser la recette ou avec du riz vapeur pour rester au Japon.
Enfin je vous conseille en ce dimanche l'écoute du dernier album de M83 qui est, comme les deux précédents, excellent, très 80 dans ses sonorités. Aussi bon que Air... ça tombe bien il est français.

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