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L'Arnsbourg ***: 3ème visite chez l'alchimiste

Article écrit et réalisé par Very Easy Kitchen



On sait d’avance qu’il y a des lieux qui ne nous décevront jamais.
Troisième repas à I’Arnsbourg pour moi en 4 ans (certains de mes compères font même deux à trois cures annuelles)... cela devient un peu un rituel : TGV Paris/Metz, minibus jusqu’à Baerenthal avec stop à Saint-Louis. Arrivée vers 13h pour un moment de magie. Retour le soir même sur Paris, repus et réjouis.



Nous avons retrouvé avec plaisir toute l’équipe de Cathy à Yoshiko, Christelle, Patrick, Nasser. Toujours le même esprit que l’on retrouve nul part ailleurs: sourire et disponibilité, un service impeccable qui reste décontracté mais chic.

On annonce le départ de Jean-Georges Klein depuis quelques mois, ce chef qui fait l’admiration des plus grands. Ferran Adria dans la préface du livre de Jean-Georges qui vient de sortir l’Alchimie des éléments écrit : «Il fait partie des rares personnes qui viennent à El Bulli théoriquement pour apprendre, mais de qui, en définitive, nous apprenons à notre tour». Tout est dit. Rien de classique dans cette cuisine, tout est suggestion et enchantement.


Nous étions 11, la liste des vins va vous sembler énorme mais rapportée au nombre de personnes, cela permet de goûter sans excès à tous les vins. Un grand merci à Yoshiko Takayama, la sommelière japonaise du restaurant depuis 5 ans pour ces précieux conseils et son travail remarquable.

Il était une fois toute une famille d’apéritifs...

- Madeleine au chou-fleur, crème épaisse et caviar de Hareng
- Macaron virtuel de figue, mousse de foie de pigeon
- Noix de cajou en texture (crème de Cajou enrobée de sucre Mannitol)
- Croquant de Comté (eau de comté gélifiée séchée)
- Dans une cuillère : mousse de whisky, sorbet fruit de la passion, huile et rapé de muscade








Ils ont vite été mangés en compagnie d’une coupe de Champagne Billecart Salmon rosé.
Dans la famille Amuse-bouche arrivent ensuite l’Oeuf l’Or : un jaune et un blanc ayant la même consistance accompagné d’une mousse au yuzu, de potimarron, graines de courge caramélisées et huile de courge.
et une déclinaison de légumes orange d’Automme. Le tout servi avec un Riesling Cuvée des Comtes d'Eguisheim Léon Beyer Alsace 2003 à la jolie robe dorée.





Faisons un petit focus sur cette déclinaison de légumes oranges :
- Dans le cornet de carotte on trouve : un tartare de maquereau (ciboulette, échalotte et huile d’olive), crème double et julienne de carottes acidulées




- Dans l’assiette : nouilles de potiron assaissonnée (huile de sésame et sauce soja), salade de coques et couteaux avec Pak Soi, oignons cébette et wasabi frais confit, noix de pétoncle et noix de cajou, gelée de noix de cajou et ponzu, coriandre cress.





- Dans le verre : une sublime mousse de yaourt, huile de citron et sorbet de patate douce pour lesquels j’ai eu un très gros coup de coeur.




On ne serait pas à l’Arnsbourg sans la fameuse huitre en graduation servie cette fois-ci avec un gel de coing, une mousse de citron vert, et un sorbet pamplemousse. Elle est divine comme d’habitude. le gel de coing est particulièrement intéressant.





Changement de vin pour le plat suivant : un Mâcon-Verzé Domaines Leflaive (Puligny-Montrachet), un vin blanc fin et élégant aux nuances d’agrumes et de fleurs blanches mais aussi avec un léger nez de truffe que j’ai bien apprécié. Il allait particulièrement bien avec l’émulsion de pommes de terre et truffes qui nous a été servis ensuite.






Suite des entrées avec une découpe de noix de St-Jacques au sel d’agrumes, raisins et perles de fromage blanc, algues Kombu, groseilles de mer et bourrache. Nous trouvons souvent à l’Arnsbourg ce type de plat : découpes de langoustines ou de Saint-Jacques accompagnées d’un fruit et d’un fromage (nous avions déjà eu des perles de féta avec des langoustines). Une entrée très fraiche, dégustée avec un Vouvray Pouilly Fumé 2006 de chez Fournier (un 100% sauvignon, excellent avec poisson et fruits de mer).







Premier plat de poisson, un plat qui va beaucoup faire parler : une solette au beurre noisette, vinaigre de Tanaisie, artichaut en texture, gel de Granny Smith. Esthétiquement le plat est somptueux avec des nuances de vert céladon, en revanche pour le goût j’ai eu beaucoup de mal à l’apprécier : je ne suis pas une grande fan de l’artichaut et je déteste particulièrement la Tanaisie après une mauvaise expérience chez Jean Sulpice.





Pour mémoire, la Tanaisie est une plante à fleurs jaunes rustique. C’est une plante amère, vermifuge (Herbe aux vers) très utile au jardin (un peu moins dans l’assiette selon moi). Elle est utilisée en cuisine surtout dans les Pays Nordiques (influence de Moshij Roth, accessoirement meilleur chef du monde pour Gilles Pudlowski, et chef très présent à l’Arnsbourg) et dans certaines liqueurs digestives. Ce plat a suscité un vrai débat et a été considéré comme le meilleur plat du repas par certains de mes compères.

Pour moi un des meilleurs plats a été le suivant : un homard bleu au Kaffir, mousse de lait entier, bonbon de racine persil, wasabi et Kombu. Très bien équilibré, une pointe d’acidité avec le Kaffir, et le léger piquant du wasabi. Nous avons bu pour l'accompagner un vin de l’Herault Domaine la Marfée 2005 Frissons d’Ombelles : Il était parfait ce vin, une belle découverte.





Avant de passer aux viandes, on nous sert un plat en deux temps. D’abord une variation de légumes pas si oubliés que ça : oignons grelot cuits à brun, céleri au parmesan, sifflets de salsifis et truffes noires, navet et des pleurotes vinaigrées. Sous cette assiette, on trouve des cannelonis de topinambour au foie gras, servis avec un bouillon à l’infusion de muscade.






L’association topinambour et foie d’oie gras est désormais classique, mais l’introduction de ce bouillon parfumé à la muscade rajoute de la longueur en bouche. Très très bon.

Nous cheminons vers la fin du repas. Une petite bouché de foie vient nous bousculer les papilles et assure le transit vers le plat de viande.





Nous prenons un vin rouge pour accompagner le canon de chevreuil, miso en chutney, betteraves blanches et rouge et un gel de mandarine. Il faut manger une bouchée avec tous les ingrédients réunis. Le miso en chutney est parfait. C’est un Baux de Provence domaine Hauvette de 2004, un vin superbe à la belle robe carmin, au nez de clou de giroffle et de poivre. Nous avons tous unanimement apprécié ce vin.












Pour conclure avant le dessert, le plat d’anthologie du restaurant : le cappucino de pomme de terre et truffe : un plat d’exception, celui que vous devez absolument goûter dans ce restaurant... toujours un goût de trop peu que nous avons accompagné d’un St-Emilion, Château Dassault 2006, floral mais aussi charnu aux notes de fruits rouges comme le cassis.




Nous nous étions promis de ne pas prendre de fromages mais je ne sais pas ce qu’il s’est passé, il y a un craquage général (que certains ont largement regretté) sur la mimolette, tome du Revard et autres fromages. Cela a entrainé l’ouverture de nouvelles bouteilles : un Bourgogne blanc Viré Clessé cuvée Thevenet 2004 (domaine de la Bongran). Si vous voulez un avis sur ce vin suivez le lien.









Pour ma part je me suis réservée pour le Gewurztraminer Furstentum Domaine Weinbach 2002. J’adore les Gewurztraminer avec les desserts, les fromages ou les foies gras. Les arômes de rose, jasmin, épices et agrumes confites sont parfaits.


Le temps presse nous n’avons plus qu’une demi-heure avant de lever le camp pour reprendre notre TGV.



Premier dessert : autour de la pomme Granny, chocolat blanc, crémeux de citronnelle et une glace à l’Alma mater (une écorce que l’on râpe et dont le goût ressemble à un mélange de vanille et caramel légèrement épicé).






Second dessert : autour de la figue,en sorbet avec une fine baguette de spéculos, des notes de yuzu et une écume à la Charteuse jaune. Aussi joli que bon.






Le café a été expédié avec les mignardises habituelles, caramels, guimauve à la noix de coco et vieux rhum, guimauve au pamplemousse, gingembre confit et tuiles fruit rouge et truffe.




Pour ceux qui ont eu le courage de lire toutes ces lignes, je vous souhaite à tous de vivre cette expérience. Unique en France, cette table se mérite et se vit comme un parcours initiatique. J’espère que Jean-Georges Klein restera encore aux commandes de cette belle maison mais si successeur il y a, celui-ci devra se raccrocher à cet univers et ce lieu si enchanteurs. N’est pas alchimiste qui veut.


Oud Sluis, 3 étoiles entre terre et mer

Nous avons côtoyé les étoiles tout au long de ce week-end en Belgique avec un stop aux Pays-bas afin de découvrir les jeunes cuisiniers qui révolutionnent les palais gourmands de nos voisins du Nord. Leur chef de file est certainement Sergio Herman, à la tête de l'Oud Sluis *** dont les mérites ont été largement mis en valeur par les GoT. Nous sommes restés dans la région de Bruges et avons affolé les compteurs avec 4 restaurants étoilés en 3 jours mais seuls deux méritaient vraiment la visite.






Commençons par l’Oud Sluis, au centre d’un gros bourg à la frontière entre la Belgique et la Zélande, là où la terre et la mer se confondent, pays de l’huitre, de la salicorne, et de l’anguille. Comme pour l’Arnsbourg, nous sommes au bout du monde, ce bout du monde qui permet à l’imagination de se développer pour nous surprendre.





Un 3 étoiles dans le plat pays ne signifie pas un service guindé et un accueil obséquieux. Nous sommes rapidement conduits à notre table dans une des deux petites salles du restaurant (une quarantaine de couverts), la météo assez froide ne nous permet pas de prendre l’apéritif en terrasse. Notre table est sobre. Nous prenons une flute de champagne François Secondé, excellent et choisissons le menu Père et Fils avec la sélection des vins du jeune sommelier de la maison.

Quelques amuses-bouches arrivent en raffale sur notre table

-des chips de pommes de terre avec une crème à la coriandre et au gingembre (sans beaucoup d’intérêt)

- une émulsion d’asperges avec une dentelle en pâte filo





A peine le temps de finir notre flûte, que l’on nous sert un verre de Pacherenc de Vic Bihl – Jardins de Bouscassé d’Alain Brumont – 2007 – vin d’appelation Madiran.

D’autres amuses-bouche continuent d’arriver notamment une petite salade d’huitres de Zélande avec de la papaye verte et un croustillant d’huitres.



Une merveille de fraicheur iodée. Décidement j’aime beaucoup la façon dont on nous présente les huitres dans les restaurants étoilés.

Viennent ensuite :
- un biscuit d’olives noires, différentes strates d’olives avec un pain d’olive – la présentation est juste parfaite et la douceur des olives s'arrondit en bouche,







- un tartare d’homard, accompagné de sa pétale de rose, d’une émulsion d’agrumes avec une perle d’huile d’olive et des germes de blé. Le contenant est superbe, mais il y a trop de saveurs pour que l’on puisse les ressentir individuellement.





- Enfin nous finissons nos apéritifs avec un couscous maison accompagné de couteaux, sauce paprika brulé et une magnifique verrine de betteraves et d’anguille fumée.




Deux bouchées merveilleuses de ces betteraves et de ce poisson qui résument à elles-seules tout le terroir dont elles sont issues. Un plat qui restera un vrai souvenir de ce restaurant (et nous n’avons toujours pas commencé notre repas).

Pour accompagner le premier plat, on nous sert un rosé ce qui est assez rare dans ce type d’établissement : un château Puech Haut rosé de Gérard Bru – Saint Drezery, c’est un vin d’assemblage avec une vinification basse température qui permet de conserver de la fraicheur et les aromes de fruits. N’étant absolument pas fan de rosé, je n’ai pas d’avis particulier sur ce vin que j’ai à peine gouté.

Jeune maquereau mariné, salade de crabe de la Mer du Nord, pousses et plantes salées, saveurs frais « concombre-citron vert-pomme aigrelette.





C’est un jardin de fond de mer, de poisson et d’algues, d’un bel esthétisme dans une assiette qui se referme sur le plat comme un coquillage protecteur avant que l’on ne dépose cette neige de fraicheur qui va envelopper notre maquereau et nos algues. J’ai adoré ce plat même si ce n’est pas le cas de tous à table. Si beau que l’on ose à peine y toucher. Ce sera le cas à de nombreuses reprises lors de ce repas.

Le second plat s’accompagne d’un vin allemand, un Riesling (pinot gris) de Baden Trocken – Spätelse graver- maison Michel. Je ne sais pas si tout est dans le bon ordre mais j’ai bien apprécié ce Riesling. On commence à sentir un peu inquiet sur la quantité de vin qui nous est servi car les verres sont généreux. A raison d’un vin par plat, notre raison va lâcher avant notre palais.



Asperges blanche de Zélande, jaune d’œuf légèrement fumé, crème de morilles et macaron à la Bière, langoustine et jus de Bernardus et citron vert.
A l’unanimité, le plat le moins apprécié du repas. La langoustine et la crème de morille se suffisent à elles-mêmes. (nous aurons également un plat d’asperges et morilles le lendemain chez De Karmeliet traité d’une façon totalement différente). Je ne suis ni fan d’asperges blanches et encore moins de jaune d’œuf. Le macaron est aussi aérien que celui de l’Arnsbourg et fond dans la bouche.



Le troisième plat est servi avec une merveille de vin que nous découvrons tous ce jour là. Un Gewurtztraminer de Marc Tempé Zellenberg 2006, au nez fleuri, à la bouche fruitée de roses, framboises et litchee. Nous avons littéralement la saveur de l’Ispahan d’Hermé en bouche. Un véritable dessert, dont nous avons du mal à comprendre l’association avec un crumble de foie gras d’oie.





Le plat de notre déjeuner. Une crème de foie gras à l’azote, avec une truffe de foie gras et Moscatel et un sorbet de pomme verte. Imaginatif, tout est parfait entre le croustillant, le suave, le frais, le légèrement sucré et le salé. Parfait.


Pour accompagner le Homard de Zélande aux légumes printaniers, oignon roti, herbes aigrelettes et fraiches, accompagné d’une vinaigrette de homard, chlorophylle et épices, un verre de Chateauneuf du Pape blanc de Patrick Magni Grandes Vignes du Roy 2007 (un grenache blanc).



La crème de petits pois et la bisque de homard soulignées par une huile aux épices me laissent assez indifférente même si la cuisson du homard est parfaite. J’ai trouvé la vinaigrette de homard trop proche de la bisque dont je ne suis pas une grande amatrice.

Dernier plat et premier vin rouge : un Côte du Rhône Village de chez ReynaudChâteau des Tours, un peu épicé au léger goût de cacao. Encore une assiette dessinée et équilibrée avec un morceau d’agneau cuit à la perfection et une variation autour de la tomate et de la courgette, un nuage de mozarella fouettée quelques pousses de basilic et roquette et un trait de jus épicé.








Là-aussi désaccord entre nous sur l’intérêt de ce plat mais la simple beauté de ce morceau d’agneau et des légumes d’été m’a vraiment séduite. Tout est léger, absolument pas gras ce qui sera le cas de tous les plats de notre repas, l’assaissonnement est impeccable ainsi que la température à laquelle ils nous sont servis.

Nous décidons de goûter au plateau des fromages sagement présentés dans un meuble sur roulettes. Nous n’avons plus faim, notre taux d’alcoolémie a dangereusement augmenté mais nous restons vaillants devant la vieille Mimolette, et l’Epoisse. Le sommelier nous surveille et nous sert deux verres : un Vouvray de la Maison Huet – Clos du Bourg – un blanc demi-sec et une Gueuse, bière belge de 2005 pour accompagner les fromages à pâte dure. A ce stade, je ne fais que tremper mes lèvres dans les verres quant à notre ami Fabien, son teint vire au vert pâle, ce qui va lui gacher le reste du repas.



Une assiette très intéressante nous est servie : l’idée de la salade revisitée par un Sandwich crème de noix de pécan, miel et Roquefort, juste zestée de combawa. Une petite (malheureusement) « grande » assiette.

Cela fait 4 heures que nous sommes à table. Dehors le beau temps est revenu sur Sluis, il est temps de s’attaquer au dessert.

Comme pour les plats, les desserts sont construits comme des architectures ou des jardins.

Chocolat rocks : une mousse de chocolat, avec un insert de galanga, un trait de menthe et un sorbet au citron vert superbe, qui rattrape à peine cependant la déception du reste : le chocolat a peu d’intérêt et nous est servi trop chaud.




Ce dessert s’accompagne d’un verre de Casa de la Ermita 2006 – vin espagnol moelleux Dulce Monastrell qui effectivemet souligne la rondeur du cacao.

Le second dessert est ouvertement influencé par l’architecture de Zaha Hadid. Black : café, sésame noir et réglisse.




Habituellement je fuis le réglisse et adore le sésame noir et le café, mais cette association fonctionne merveilleusement. Il y a du fondant, du lisse et du granuleux, du léger et du croustillant, des textures, des matières et des formes qui rappellent effectivement l’architecture d’un bâtiment. Pour faire glisser le vaisseau, un Banyuls blanc 2005 dont je n’ai pas noté la référence mais qui fonctionne bien avec ce dessert très peu sucré.

Enfin le troisième dessert appelé 3 épices : basilic, mélisse, verveine, fleur d’oranger transparente et poudre d’amandes. Le nom n’est pas forcément justifié. On y retrouve un granité, un sorbet et une crème.




C’est frais, léger, également très peu sucré malgré la crème au chocolat blanc, on ne sent pas assez l’amande pour moi. 4 bouchées et c’est fini. Les verres traînent sur la table. Il nous reste le café accompagné d’un plateau de mignardises

- shot de fruits de la passion : on croit croquer un beignet et on découvre le froid glacial d’un bonbon gelé à la passion (magnifique)


- une lamelle de feuilleté, abricot et lait de soja







- chamallow à la vanille
- bouchée deux chocolats
- mignardise pistache aloe vera
- pâte de fruits de cassis
- meringue, gel d’agrume et citron vert
- bouchée chocolat tonka
- bouchée chocolat et vinaigre de Sauvignon.


Tout est beau comme dans un jardin japonais. La salle est vide, nous sommes prêts pour une petite marche digestive dans le village à 18 h, heure à laquelle on prend l'apéro habituellement.

Nous avons été globalement très satisfaits de notre visite en Zélande même si nous restons divisés sur ce restaurant. Principal reproche pour certains : les plats ne sont pas assez épurés, trop d’ingrédients, certains plats méritaient d’être divisés en deux plats séparés pour apprécier d’autant plus les produits du terroir qui nous sont proposés (ce sera un trait commun à d’autres restaurants que nous testerons lors du week-end). Nous avons fait l’erreur de prendre le menu avec la sélection des vins. Trop de vins, pas forcément toujours en adéquation avec les plats servis mais quelques belles découvertes dont ce Gewurtz.



Pour ma part, j’ai beaucoup apprécié l’esthétisme très précis et fleuris des plats, l’originalité des associations, la créativité du chef et sa générosité dans sa volonté de nous faire découvir les facettes de son talent sans faire de l'esbrouffe autour des nouvelles techniques culinaires même s'il les utilise de façon très intelligente. Si le service est loin des standards parfois trop guindés des 3 étoiles français, le jeune personnel en salle était agréable, professionnel mais assez froid. J’y retournerai avec beaucoup de plaisir car ce jeune chef trentenaire ne peut que nous réserver d'excellentes surprises à l'avenir.

Oud Sluis
Beestenmarkt 2
4524 Sluis - NL
tel: +31 117 46 12 69
www.oudsluis.nl


Je vous distillerai tout au long de ce printemps les compte-rendus de nos autres repas en Belgique : De karmeliet ***à Bruges, C-Jean* à Gand (belle découverte), l'Auberge de l'Herborist* à Bruges (très déceptif).

Une adresse de chambres d'hôtes avec Emmanuel aux commandes de cette maison du 16ème siècle. Confortable, idéalement située dans Bruges, nous avons été chouchoutés tout au long du week-end.
La Maison Le Dragon
Eekhoutstraat 5, 8000 Brugge,
Tel. +32 (0)50 72 06 54,
info@maisonledragon.be



et enfin quelques images et tableaux qui me font beaucoup aimer cette partie des Flandres






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