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Plats express : easy couscous poulet et fraises en paquet. L'Ame des chefs en Savoie

Ecrit et réalisé par Very Easy Kitchen





Je participe très rarement à des concours, je ne suis jamais dans le timing, bref c’est pas trop mon truc surtout quand les résultats dépendent uniquement des votes des internautes. Et puis il y a des périodes où l’on se dit pourquoi pas ? le thème est sympa : une recette de tous les jours mais avec votre twist personnel, rapide à préparer et avec les ingrédients des plus communs. Avouez que c’est pas trop difficile.

Plus d’info chez Fashioncooking à l’initiative de ce concours et des supers prix Magimix à gagner.


                        Le lilas blanc ma fleur préférée


N’ayant pas de recette fétiche ou secrète qui me sauve à la dernière minute (à part le lapin au pain d’épices ou les pâtes au citron de Ducasse), je me suis dit que j’allais travailler avec des ingrédients super basiques : poulet, graines de semoule, légumes : carottes, poireaux, celeri, navet, et avec un féculent : le pois chiche. Bref tout pour faire un couscous mais un couscous revu, pas du tout traditionnel et surtout plus rapide et plus light. L’originalité du plat : le poulet est roulé dans le couscous qui devient une panure croustillante que vous tremperez dans une crème de pois chiche.




Easy couscous poulet
Pour 4 personnes

Préparation : 25 minutes

Cuisson : 20 minutes


8 aiguillettes de poulet fermier

2 jaunes d’oeuf

3 carottes

3 poireaux

3 navets

1 branche de celeri

60 g de grains de semoule fine

100 g de pois chiche en boite égouttés

1 gousse d’ail

1/2 cuillère à café de cumin
 moulu
1/2 citron

6 cuillères d’huile d’olive

1 petit bouquet de thym et laurier

Confit de piment ou harissa en tube.


Réaliser la crème de pois chiche : Mixez les pois chiches avec la gousse d’ail et le cumin. Quand le mélange est finement mixé, rajoutez le jus d’un demi-citron et 3 cuillères d’huile d’olive. Réservez. L’opération vous a pris 5 minutes grâce à votre super robot.
Préparez vos légumes : Epluchez-les et grâce au rasoir à légumes ou une mandoline, coupez des bandes fines de carottes et des tranches de navet. Coupez en julienne les poireaux et le céleri branche. Si vous êtes lent comptez 10 minutes pour cette opération.
Faites bouillir 1 peu plus d’un litre d’eau chaude avec du sel et le bouquet garni. Versez 120 g d’eau chaude sur les 60 g de semoule que vous aurez préalablement mis dans un saladier et mélangée avec deux cuillères à soupe d’huile d’olive. La semoule va absorber toute l’eau. Remuez la semoule à la fourchette. Pas besoin de finir la cuisson à la vapeur car nous ne mangerons pas cette semoule telle quelle. Cette opération vous a pris 5 minutes également.
Dans le reste de l’eau chaude, versez les légumes d’abord les carottes et les navets. Au bout de 5 minutes rajoutez les poireaux et le celeri branche. La cuisson est très rapide car les légumes sont taillés finement.
Battez les jaune d’oeuf et enduisez chaque aiguillette de jaune d’oeuf. Ensuite dans une assiette creuse, versez un peu de semoule. Roulez chaque aiguillette dans le couscous. Elle doit être entièrement recouverte.
Pendant que vos légumes cuisent, graissez légèrement une poêle antiadhésive, faites cuire à feu moyen vos aiguillettes jusqu’à qu’elles soient bien dorées.
Dans chaque assiette, placez une grosse cuillère de crème de pois chiche, un tout petit peu de confit de piment ou d’harissa, deux belles aiguillettes panées au couscous et une belle cuillère de légumes égouttés. Toutes les saveurs du couscous mais en beaucoup plus rapide.


Toujours plus vite (c’est l’époque) encore avec des tartelettes express aux fraises.









4 tartelettes express aux fraises
8 grosses fraises

5 feuilles de pâte filo

90 g de beurre fondu

4 cuillères à soupe de sucre glace

1 jaune d’oeuf

50g d’amandes en poudre

1 zeste d’une demi-orange bio


Préchauffez votre four à 180°C.
Mélangez le jaune d’oeuf, 2 cuillères à soupe de sucre glace, les amandes en poudre, 40 g de beurre fondu et le zeste de l’orange. Réservez.
Placez vos feuilles de filo sur le plan de travail, superposez les en les enduisant à chacune du reste de beurre fondu et d’un peu de sucre glace.
Coupez 4 fonds de tartelettes dans vos feuilles (environ 20 par 15 cm). Placez au centre 2 cuillères de crème d’amandes et décorez avec des grosses tranches de fraises. Rabattez les côtés pour créer un encadrement. Un nouveau coup de pinceau avec du beurre fondu sur les côtés et un peu de sucre glace avant de mettre au four pour 8 à 10 minutes. Les fraises doivent être à peine cuites et le bord doré.
A dégustez tièdes ou froides avec un peu de crème fouettée ou une boule de glace.








Pour finir je vous conseille de regarder le 1er mai sur la chaîne Stylia (si vous l'avez), le second volet de la série : l’Ame des chefs. Après la Côte d’Azur, 5 chefs savoyards parlent de leur cuisine, de l’amour d’un terroir, de leurs producteurs et des clients :





Yoann Conte - La Nouvelle Maison de Marc Veyrat – Veyrier-du-Lac à coté d’Annecy, est bourré d’humour. L’héritage est lourd pour ce breton d’origine mais il a décroché sa première étoile en 2011.

Emmanuel Renaut - Le Flocon de sel – Megève qui vient de décrocher sa troisième étoile, mesuré, réservé mais à l’éblouissante cuisine.

Julien Machet - Le Farçon – La Tania - qui propose un menu express à 25 euros en 25 minutes pour régaler les skieurs gastronomes pressés mais aussi des plats élaborés d’un étoilé.

René & Maxime Meilleur - La Bouitte – Saint-Martin de Belleville- le père et le fils, complémentaires, travailleurs et passionnés. Deux étoiles pour cet établissement de renommée mondiale.

Jean Sulpice - La Bouitte– Val Thorens - le double étoilé le plus haut d’Europe, le sportif amoureux de sa station et des beaux produits.

Retrouvez plus d'infos sur le documentaire L'Ame des Chefs sur fan page

Il n’y a pas que le ski en Savoie...

L'Oxalys**, premières impressions






«J'ai commencé cancre et j'ai fini par aimer la difficulté», voilà ce que dit Jean Sulpice lors d’une interview donnée à l’Express. Et la difficulté commence par les cuisines de Marc Veyrat à 18 ans face à l’Homme en noir et aux pianos de la Ferme de mon père à Megève. Il apprend la cuisine lors de stages notamment dans mon restaurant préféré à ce jour, L’Arnsbourg de Jean-Georges Klein, maison au fond des bois alsaciens, là-encore une nature omni présente à l’ombre des mélèzes. Autant dire que dans l’assiette, on va retrouver cet attachement à la nature avec la mise en avant des saveurs et des produits locaux.




Mais histoire de compliquer cette cuisine qu’il veut simple, il va la réaliser à 2 300 m d’altitude au chalet de L’Oxalys à Val-Thorens, où il va décrocher une première et une seconde étoile au Michelin. Plus haut et jeune étoilé de France et probablement du Monde… et aussi le seul à dévaler les pistes avant et après les fourneaux.



Annecy/ Val Thorens, 2h10 de route, on longe le lac aux eaux turquoises avant de plonger vers Albertville et la Vallée de la Tarentaise, Moutiers et la longue montée vers St-Martin de Belleville, les églises baroques, les Ménuires et enfin Val-Thorens. 23°C au départ, 14 °C à l’arrivée, près de 1 850m de dénivelé et impossible de déjeuner sur la terrasse, trop nuageux pour espérer se réchauffer au soleil.









Nous choisissons le menu à 80 euros (3 menus au choix 49, 80 et 110 euros). Pendant notre réflexion sur le choix de nos plats, on nous sert de petites tartelettes sablées au parmesan et petits pois crus, menthe et zestes d'orange dont l’on trouve la recette dans le livre de Jean Altitude 2300 que je n’avais pas amené avec moi et qu’il m’aurait certainement dédicacé. J’adore ce livre et ces petites tartelettes croustillantes.





La salle est sobre, tables en bois, tons orangés et verts, fleurs des « alpages » (il n’y a pas d’alpage à cette altitude mais on ne peut pas décemment dire fleurs des champs). Magali, la femme de Jean et également sommelière de l’établissement, officie en salle et nous propose la carte des vins. Comme je conduis et que la route est sinueuse, je choisis un verre de Condrieu Gerin domaine La Loye 2008 déjà dégusté chez Sa-Qua-Na à Honfleur, et maman choisi un vin entre le rosé et le blanc malheureusement je n’ai pas noté la référence.





Amuses bouche : tartelette fève, écrevisses et sauge, des œufs brouillés aux cèpes, mousse de petits pois et purée de framboises, et une eau de tomate à la sarriette. La tartelette et les œufs surtout nous emballent.










En entrée, un foie gras poêlé à la fleur de sureau, pêches jaunes et vinaigre balsamique blanc. Juste parfait, un poil trop grillé mais sans goût de brûlé heureusement. Accord impeccable avec le sucre de la pêche et la douceur du vinaigre balsamique blanc. En accord avec mon verre de Condrieu. Ma mère a trouvé son vin un peu trop sucré pour ce plat.







Poisson à suivre :
De petits filets de perche du Lac cuites à l’unilatéral, crèmeux de pistaches, jus citronnelle gingembre pour faire frétiller le poisson. Très jolie présentation, c’est bon mais ce n’est pas totalement foudroyant. L’émulsion manque de peps pour moi.





Maman a pris le homard bleu, glacé dans une vinaigrette de miel d’acaccia montée au beurre de Savoie, choux blanc et légumes verts. Plat copieux aux cuissons impeccables et visuellement très beau.





La viande : Le pigeon (3 beaux morceaux et la cuisse), compotée d’oignons doux, basilic pourpre, jus betterave et cassis. Mention spéciale pour moi à la compotée d’oignons doux, toute fine. J’espère que la recette sera dans son prochain livre qui sort à l’automne à un prix raisonnable.




Plateaux de fromages : uniquement fromages de Savoie mais en dessous pour moi de celui de Guy Martin au Grand Vefour ou d’Alain Périllat à l’Atmosphère. J’ai découvert le Persillé de Tignes que je ne connaissais pas et un fromage de chèvre sec absolument divin.

Pas de pré-dessert (étrange pour un restaurant de cette qualité) et arrivent les desserts. Pour tout vous avouer nous n’avons pas aimé les desserts. Nous avons trouvé qu’ils manquaient de gourmandises et de volupté. Le dessert tout chocolat en poudre, en ganache et en sorbet à la Tanaisie, croquants au sel de Maldon. Je n’ai pas aimé le goût particulier de cette plante qui entre dans la composition de la Bénédictine et qui couvrait la douceur du chocolat.



L’autre dessert aux fraises comportait une mousseline légère au houblon, tuiles de pain de campagne grillées. Pas de chance pour moi qui n'aime pas le houblon mais ma mère n’a pas non plus aimé et a trouvé la mousseline un peu gélatineuse à son goût. Ce dessert était très peu sucré et aurait peut-être mérité des tranches de pain grillé très fines mais aussi un peu plus caramélisées pour apporter de la gourmandise et contrer l’amertume du houblon.



Mais il faut avouer que j’apprécie rarement les desserts dans les restaurants étoilés car j’aime avant tout les grands classiques que l’on trouve plus dans les bistrots que les gastros (je me damnerai pour un baba au rhum par exemple).



En revanche la boule de chocolat au cœur de Chartreuse qui fond sous la Chartreuse brûlante nous a apporté un peu de réconfort avec le café mais d’autres petites mignardises auraient été aussi les bienvenues…


Un bon repas, un peu en dessous de ce que j’avais imaginé et au regard de cette catégorie de restaurant. Cela manque un peu de générosité et de gourmandise, pas de pré-entrée, d’avant dessert, pas de mignardises. Au Grand Véfour, deux étoiles également et pour un prix égal au déjeuner, il y a plus de petites choses à tester entre les plats et une tranche de gâteau de Savoie est servie avec le café en plus des mignardises. On sent de la retenue et j’aurais voulu plus d’explosion. Mais difficile de juger en une seule visite.




Pour un prix inférieur, Atmosphères d’Alain Perillat est plus surprenant et audacieux. Donc l'idéal quand vous partez skier : dîner à l'Oxalys** pendant la semaine et en repartant faire un stop au Bourget du Lac (à côté de Chambéry) chez Atmosphères*.

Ils sont quand même doués nos petits savoyards, et pas qu'en cuisine, n'est ce pas Christophe Lemaître !

PS : pour plus d'infos sur le restaurant et les stages, faites un tour sur le site de Mercotte, fidèle ambassadrice des chefs savoyards.

Enfin, je compte sur vous pour voter pour mon quatre-quarts matcha pralines (KKVKVK 35) chez Rouge Framboise

Hamburger Savoyard







Vous avez peut-être entendu parler du concours sur le Reblochon organisé par l’agence Clair de lune pour faire découvrir ce fromage, un des plus vieux AOC de France. Je vous renvoie sur leur site pour plus d’info.





Comme vous le savez je suis de la région d’Annecy mais côté Ouest et non côté Aravis. Cela n’empêche que le Reblochon est un fromage que je mange depuis ma naissance même si je lui préfère une vieille tomme de Savoie ou un Beaufort. Je ne suis pas très fan des tartiflettes. Je préfère le manger avec un morceau de pain de campagne légèrement grillé et une salade d’herbes.





Quand il est parfaitement affiné, c’est un régal crémeux. Je ne voulais pas participer à ce concours, mais en voyant un paquet de polenta, je me suis dit que ce serait rigolo de revisiter le hamburger avec une Savoie ‘s Touch.
En fait c’est devenu un joyeux mélange où l’on retrouve toutes les racines de la Savoie jusqu’à ses frontières jurasiennes et italiennes.




Au départ je souhaitais utiliser une saucisse d’herbes pour remplacer le bœuf. Cette saucisse est composée à part égale de légumes verts, de porc avec une touché d’eau de vie; je n’en ai pas trouvé. J’ai finalement pensé à ma saucisse préférée. Celle au chou du Jura.



C’est une variation de la célèbre saucisse de Morteau. Elles sont fabriquées de la même façon, avec des choux frais, pendant les trois mois d’hiver. Le boyau rempli de farce de saucisse mélangée à du chou ciselé très finement est fumé dans une cheminée. Elle doit se consommer dans les 5 à 6 jours qui suivent sa fabrication, ceci afin d'éviter tout risque de fermentation du chou. Elle se fait cuire une heure, sans être piquée, et se déguste en plat unique, accompagnée de salade verte et de pommes de terre. Un régal de simplicité.




Hamburger savoyard
Pour 4 petits hamburgers
200 g de polenta cuite
une saucisse de chou
1 oignon rouge
1/2 reblochon fermier affiné
jeunes pousses de salade

Préparez votre polenta en suivant les recommandations sur le paquet (de l’eau, de la polenta, sel, et beurre). Coulez votre polenta dans un plat sur une couche de 1 cm maximum. Quand elle est froide découpez des ronds à l’emporte pièce d’une diamètre de 5/6 cm environ.
Faites cuire votre saucisse de chou dans un grand volume d’eau. Quand elle est cuite, égouttez la. Enlevez la peau et réservez la chaud
Faite revenir vos disques de polenta à la poêle avec un peu de beurre. Quand ils sont bien dorés. Arrêtez la cuisson.
Ouvrez votre reblochon en deux et enlever la peau. Coupez à l’emporte pièce des disques de même format que les disques de polenta.
Montez vos hamburgers.
Placez un disque de polenta, 1 disque d’oignon rouge, 2 disques de saucisses au chou, 1 disque de reblochon, quelques feuilles de salade et le dernier disque de polenta, quelques grains de sésame. Dégustez bien chaud.






Photo flickr Anatoli73

Si vous ne connaissez pas le reblochon je vous engage à goûter ce fromage, de préférence fermier. Nos braves vaches travaillent bien tout l'été à l'alpage pour en faire le Prince des Aravis.

Autres recettes savoyardes revues:

Savoie : Tomme et crozets, quelques idées nouvelles


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Je profite du fait que la France soit sous la neige, pour vous présenter deux produits de Savoie particulièrement emblématiques. Comme vous le savez, je suis originaire de la région d’Annecy et comme toute haut-savoyarde, je suis très attachée aux produits de ma région notamment à la tomme de Savoie. Je suis très pointilleuse sur le choix d’une tomme que nous achetons soit en fruitière soit en ferme. Je l’aime vieille, très aromatique, presque piquante. La plupart du temps nous la laissons encore vieillir 1 ou 2 semaines en cave avant de la manger.



La tomme est le plus ancien des Fromages de Savoie. Née au cœur des Alpes, la Tomme de Savoie est enracinée dans l'histoire du Duché de Savoie. Originaire des vallées de la Maurienne et de la Tarentaise, du massif des Bauges et du Chablais, elle fut imaginée par les paysans pour utiliser le lait écrémé restant de la fabrication du beurre et subvenir aux besoins alimentaires de leur maisonnée. Ne pouvant s'en passer à chaque repas, les Savoyards avaient même pour usage de se régaler de Tomme et de café au moment du goûter !
La Tomme de Savoie tient son nom du patois savoyard «Toma» signifiant «fromage fabriqué en alpages», c'est parce que chaque fermier produisait individuellement sa Tomme. Seule la tome des Bauges a conservé un seul M. Les saveurs du fromage reposent sur les parfums du lait, liés notamment aux herbages spécifiques dont se nourrissaient les troupeaux, et sur le tour de main de chaque producteur.
Aujourd'hui, toujours fabriquée dans les règles de l'art et dans le respect de normes rigoureusement cadrées, la Tomme de Savoie reste un subtil nuancier d'arômes.




Depuis 1996 en effet, elle bénéficie d'une Indication Géographique Protégée garantissant sa qualité, et se pare d'un marquage soulignant son identité. Obligatoire depuis janvier 2007 sur chaque Tomme de Savoie laitière, quel qu’en soit le taux de matières grasses, le mot « SAVOIE » est inscrit à l’encre alimentaire couleur bois brûlé, sur tout le pourtour du fromage. Compte tenu de ses spécificités, la Tomme de Savoie fermière fait quant à elle, l’objet d’un marquage distinct et obligatoire en janvier 2006 également, apposé sur le dessus du fromage.


J’aime particulièrement la tomme céronnée. Ce fromage a été créé en 1990. Son affinage dure 3 mois. Sa croûte prend alors une couleur grise et se couvre de fleurs jaunes, tandis que de minuscules acariens (les cérons) entreprennent de la grignoter. La pâte est souple, la saveur douce à affirmée.



Quelques chiffres :

- 6300 tonnes produites chaque année issues du lait de 900 producteurs (Savoie, Haute- Savoie), transformées et affinées par 20 fromagers environ et une trentaine de fermes
- Matière grasse : entre 20 et 45 %
- Poids moyen : 1,5 kg
- Affinage : 1 à 3 mois


Quant aux crozets, ce sont une variété de pâtes alimentaires spécifiques à la Savoie. Ce sont de petits morceaux de pâte alimentaire, aplatie au rouleau et coupée en carrés à l'aide d'un couteau-hachoir spécifique.
L'ingrédient principal est traditionnellement la farine de sarrasin, mais elles sont également fabriquées à base de farine de blé dur. Chaque vallée connaissait des formes, des saveurs et des recettes originales accompagnées des produits de saison.
Ma grand-mère les cuisinait par absorption, c’est-à- dire comme un risotto avec du beaufort bien sûr. Vous voyez l'usine de fabrication juste avant d'arriver par le train à la gare de Chambéry.

Une première recette inspirée de Jean Sulpice, 1 étoile à l'Oxalys à Val Thorens dont je vous ai déjà parlé ici sur ce blog.




Tapas de Tomme de Savoie au céleri et aux noix

Pour 4 personnes
1/4 de tomme de Savoie (pas trop affinée)
1/2 boule de céleri
50 g de cerneaux de noix
huile de noix ou huile de colza
vinaigre de vin ou vinaigre de noix
sel et poivre

Pelez le céleri et taillez le en fines tranches comme pour faire un céleri rémoulade. Torrifiez légèrement les cerneaux de noix
Préparez une vinaigrette en mélangeant :
- Soit de l’huile de noix avec un peu de vinaigre de vin, sel et poivre
- Soit une huile de colza avec un vinaigre de noix, sel et poivre
Rajoutez dans votre vinaigrettes les 2/3 des noix grossièrement concassées
Ajoutez le céleri à votre vinaigrette et mélangez bien.
Coupez des lamelles de tommes de 2 à 3 mm et faites des toast de tomme de 4 x3 cm environ en ayant pris soin d’enlever la croûte.
Disposez un peu de votre céleri rémoulade et décorez d’une noix. Vous pouvez aussi quelques gouttes d’un très vieux vinaigre balsamique pour décorer.





Vous pouvez réalisez comme le fait Jean Sulpice des cannelons de tomme de Savoie en roulant une tranche de tomme avec un peu de rémoulade à l’intérieur. Mais la tomme a tendance à se fendiller, ce n’est donc pas super joli à présenter.

Une seconde recette dont je ne connais pas l'auteur, trouvée dans Côté Est.






Bouillon de volaille aux crozets, dés de foie gras et pétales de navets
Pour 4 personnes
100 g de crozets
150 g de dés de foie gras d’oie en terrine
1 cube de bouillon de poule
2 petits navets
coriandre, cerfeuil ou thym frais
1 petit bouquet garni
huile d’olive parfumée à la truffe
sel et poivre

Faites chauffer le bouillon de volaille avec 75 cl d’eau et le bouquet garni. Laissez frémir 5 minutes et enlever le bouquet garni. Epluchez vos navets et émincez les. Découpez votre foie gras en dés. Versez les crozets dans le bouillon et laissez les cuire 15 minutes. Rajoutez les navets et laissez encuire cuire 5 minutes. Coupez la cuisson. Versez dans des bols votre bouillon de crozets au navets. Décorez avec les dés de foie gras, un trait d’huile d’olive à la truffe, fleur de sel et poivre, quelques pluches de coriandre, cerfeuil ou thym. Dégustez brûlant
.




Enfin juste un mot sur une nouveauté des Etablissements Lion : muffins cerise pistaches. Ils n'ont pas gonflé (je pense que la levure utilisée dans ces préparations est totalement inefficace, il faut donc en rajouter), ils sont restés blancs mais étaient excellents. Si vous les avez aussi testés merci de me dire ce que vous en avez pensé.

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