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Lotte au Banyuls - Madeleines de voyage

Article écrit et réalisé par Very Easy Kitchen




La blogosphère culinaire vit sa baisse de régime annuelle. Il ne se passe pas grand-chose sur les blogs, bloggueurs et lecteurs préférant (on les comprend) se faire dorer à la plage. Comme j'en ai marre moi aussi de voir sur les blogs que des jolis plats sucrés, bien mis en valeur (à croire que l'on ne se nourrit que de sucré, verrines, muffins ou cakes sur les blogs) je voulais aussi présenter un plat en sauce afin de répondre à l'article des Carnets parisiens . Il y a aussi des déjeuners faits de plats cuisinés, bourgeois ou de terroir.





De retour après un grand week-end dans la région de Paimpol/Perros : temps radieux comme d’habitude, plage et tournée des popotes. C’est vraiment un coin magnifique surtout avec un grand ciel bleu, pas de vent, les agapanthes et les hortensias en fleurs. J’ai fait mes réserves de conserves la Paimpolaise et de vinaigre d’hydromel.


Tous droits réservés par Côtes d'Armor Tourisme



Et qui dit retour de Bretagne, dit envie de poisson. Mais cuit avec une sauce au vin doux naturel issu de vieilles vignes cultivées en terrasses sur les coteaux pentus des Pyrénées qui surplombent la Méditerranée. Désolée les bretons mais vous n’êtes pas encore au point pour la vigne. Je ne sais pas d’où est originaire cette recette de lotte qui est un poisson commun à la Bretagne et à la Méditerrannée mais c’est un poisson qui se cuisine un peu comme de la viande donc parfait avec une sauce au vin.




Lotte au Banyuls
Pour 4 personnes
8 tronçons de lotte tranchés de façon égale par votre poissonnier
8 fines tranches de poitrine de porc fumée
6 échalotes
2 feuilles de laurier
2 brins de thym
8 oignons nouveaux
50 cl de Banuyls
Huile d’olive sel et poivre


Préparez vos médaillons de lotte en entourant chaque morceau d’une fine tranche de poitrine fumée que vous maintiendrez avec de la ficelle alimentaire.
Pelez et émincer finement les échalotes et les faire revenir dans une poêle anti-adhésive. Ajoutez le vin,le thym et le laurier, amenez à ébullition et laissez réduire de moitié. Réservez au chaud.
Pelez et coupez la queue des oignons. Les faire dorer dans une sauteuse avec un peu d’huile d’olive. Rajoutez les tronçons de lotte en les faisant cuire sur la poitrine fumée (roulez le médaillon sur lui-même pour dorer toute la surface. Le poisson va cuire en une dizaine de minutes par simple contact avec la poitrine.
Versez la sauce dans un plat et déposez les morceaux de lotte et les oignons dessus avant de servir bien chaud.


Servez avec de belles pommes grenaille ou une fine purée de pommes de terre ou de courgettes.



La semaine dernière, j'ai fait un aller/retour dans la journée à Strasbourg. Et entre deux repérages, j'en ai profité pour me glisser Au fond du Jardin, petit restaurant, salon de thé à côté de la cathédrale dans un esprit totalement victorien dont la spécialité sont les Madeleines de Voyage.




Vous pouvez les commander en ligne mais le lieu mérite le détour. Les Madeleines sont de pures rêveries au nom de voyages : Marrakech, Vancouver, Tibet, ou de personnages imaginaires Angel (praliné touche d'orchidée glaçage curaçao), Sherlock Holmes, de personnages célèbres Carla Bruni, etc.





C'est parfois compliqué et un peu tiré par les cheveux mais les madeleines sont bonnes. Les propriétaires sont passionnés, fournissent la Cour d'Angleterre et se jouent des conventions. Ils sont dans leur univers et le partagent avec vous.




Vous pouvez aussi choisir des thés et des infusions. Le brunch y ait parait-il excellent mais à réserver impérativement car ce petit cocon ne peut accueillir qu'une quinzaine de personnes. Des dîners aux chandelles y ont régulièrement lieu.

Au fond du jardin
6 Rue Râpe, 
67000 Strasbourg
03 88 24 50 06


Je pars pour ma seconde semaine de vacances à Annecy. De gros travaux sont prévus à la maison donc ce ne sera pas de tout repos...

Cabillaud en croûte de shortbread et citron - Café Pouchkine Paris





L’avantage quand on vit à Paris, c’est de pouvoir trouver assez facilement des produits du monde entier ou manger des cuisines ethniques sans avoir à prendre l’avion. Vient de s’ouvrir au Printemps, un petit salon de thé, petit frère du grand Café Pouchkine de Moscou où j’ai eu la chance de manger il y a quelques années.





Ce n’est pas un vieux café historique de Moscou mais un restaurant crée en 1999 qui a surfé sur le renouveau du beau Moscou du 18ème après la chute du Rideau de Fer. Il existait dans les années 50, un vieux café Pouchkine qui aurait inspiré Gilbert Bécaud pour sa chanson Nathalie. L'endroit est sympa, on y mange très bien notamment des pelmenis, gros raviolis russes mais à des prix qui valent ceux de Paris. J’aime beaucoup Moscou. Je m’y suis rendue 3 fois, et la Place Rouge reste un de mes endroits préférés au monde. J’aime cette ville à l’atmosphère particulière, too much parfois, mais qui reste mystérieuse et irrémédiablement inscrite dans l’histoire d’un pays immense, dur et passionné.
Bref, ce joli salon de thé propose des gâteaux inspirés de la pâtisserie russe, réinterprétés par Emmanuel Ryon.


Avant de parler dessert, et dessert pas très léger, un plat de poisson qui lui prend naissance du côté de l’Ecosse. Un beau filet de cabillaud en croûte de shortbread et citron. Vous connaissez tous les shortbreads, ces biscuits écossais pur beurre, délicieux avec un thé. Ils sont très faciles à faire mais par manque de temps, j’ai préféré acheter les plus connus de la marque Walkers.





Cette recette est issue du blog PhamFatale, au jeu de mots un peu ridicule mais qui propose des recettes plutôt cool (vous comprendrez le jeu de mots en allant sur le blog).




Poisson en croûte de shortbread et citron
Pour deux personnes
2 morceaux de poisson blanc (cabillaud, mahi mahi dans la recette originale)
4 shortbread réduits en poudre
1 citron bio
graines de fenouil
1 pointe de couteau de paprika
2 petits oignons nouveaux
4, 5 grains de poivre cubebe
sel
2 kumquats
huile d’olive
sel
persil plat

Préparez votre poisson en le plaçant dans un plat allant au four, poivrez le et saupoudrez le de persil et oignons émincés sur les deux faces. Versez un filet d’huile d’olive. Placez le au frais. ( vous pouvez le faire la veille ou 3/4 heures avant la cuisson).
Préparez la croûte en réduisant en poudre 4 shortbreads. Ajoutez à la poudre, 1 pointe de couteau de paprika, le poivre cubebe pilé, les kumquats réduits en fine purée ou en tout petits morceaux (si vous n'en avez pas vous pouvez mettre un petit morceau d'orange confite), une pincée de sel et les grains de fenouil. Ajoutez une cuillère d’huile d’olive pour créer une pâte grossière. Réservez aussi au frais
Un quart d’heure avant la cuisson, sortez le poisson du frais. Préchauffez le four à 200°C. Placez votre poisson à four chaud 2 minutes. Sortez le et tournez pour à nouveau 2 minutes de cuisson. Au bout de ces 4 minutes, sortez le et panez le avec la pâte de shortbread. Remettez le au four pour 5 minutes de cuisson supplémentaire. Quand la pâte à légèrement doré, votre plat est prêt. Saupoudrez de zestes de citron très fin avant de servir.


Servez avec une salade, ou des pommes de terre vapeur.

Facile, non ?





Il faut bien assaisonner la pâte car il doit y avoir un équilibre entre le sucre du shortbread et le poisson. Il faut que ce soit bien poivré, légèrement piquant et acidulé avec le kumquat.

J'aimerais aussi vous présenter deux sites australiens que j'aime beaucoup.

What Katie ate : superbe mise en page et joli parti-pris photographique
Gourmet traveller : plein d'idées, plein d'infos

Dans les jours à venir, j’espère vous proposer une autre recette avant mon départ en vacances. Je pars pour la Chine mais ça c’est une autre histoire... En attendant, je vous laisse avec un Medevick, gâteau au pain d'épices, miel et sarrasin, très bon mais un peu lourd et avec un cheesecake russe (que je n'ai pas gouté) et un roulé au cassis et pavot léger et bon.












PS : Les Laurent, j'espère que aimerez autant Moscou que moi et bon anniversaire en avance

Espadron en croute de sésame, vinaigrette au Campari - Assaporare






“Il était une fois un vieil homme, tout seul dans son bateau qui pêchait au milieu du Gulf Stream. En quatre-vingt-quatre jours, il n'avait pas pris un poisson.”
Ernest Hemingway : Le vieil homme et la mer. Première phrase du livre.

Il y a 15 jours je vous parlais de Floride et notamment de Key West où Ernest Hemingway vécu. J’ai lu son livre ado et j’avais été profondément marquée par cette lutte entre un vieil homme et un poisson, cette leçon de vie, de ténacité et de respect dans la mer des Caraïbes.


Hemingway posant en 1940 avec un espadon - photo Archives de l'Etat de Floride

« Tu veux ma mort, poisson, pensa le vieux. C'est ton droit. Camarade, j'ai jamais rien vu de plus grand, ni de plus noble, ni de plus calme, ni de plus beau que toi. Allez, vas-y, tue-moi. Ça m'est égal lequel de nous deux tue l'autre. Qu'est-ce que je raconte ? pensa-t-il. Voilà que je déraille. Faut garder la tête froide. Garde la tête froide et endure ton mal comme un homme. Ou comme un poisson. »

Je n’ai pas relu ce livre depuis par peur d’être déçue et de finalement trouver l’histoire trop facile. L’espadon meurt, l’homme blessé s’en retourne vers son île mais les requins attirés par le sang du poisson, le dévorent malgré la lutte sans merci du vieillard pour le conserver entier, preuve de son combat aux yeux de plus jeunes.




Hier matin au marché j’ai vu de l’espadon. J’ai repensé à ce combat et je me suis dit que j’allais pour une fois en prendre. Plonger dans la mer chaude des Caraïbes et le cuisiner dans une vague d’amertume.



Espadon en croute de sésame, fenouil, endives, vinaigrette au Campari
Pour 2 personnes (recette inspirée de Donna Hay magazine Australie)
1 darne d’espadon
1 fenouil
1 endives
du persil plat ou du cerfeuil
de la menthe
1 cuillère à soupe de citron
2 cuillères à soupe de Campari
1 cuillère soupe rase de sucre en poudre
Sésame blanc
huile d’olive
fleur de sel
poivre du moulin

Préparez votre vinaigrette en mélangeant le jus de citron, avec le campari et le sucre. Quand le sucre est dissous rajoutez l’huile d’olive, la fleur de sel et le poivre.
Emincez finement le fenouil. Préparez quelques belles feuilles d’endives.
Préchauffez le four à 200°C. Préparez votre espadon en l’épongeant soigneusement. Mélanger un cuillère d’huile d’olive avec des grains de sésame blanc, un peu de sel et du poivre. Placez la darne dans un plat allant au four. Arrosez la du mélange sésame blanc et huile. Laissez le cuire une quinzaine de minutes avant d’allumer le grill pour griller la croute de sésame.

Présentez dans l’assiette une poignée de fenouil et d’endives, quelques pluches de cerfeuil et feuilles de menthe. Assaissonnez avec la vinaigrette au Campari. Rajoutez votre poisson croustillant.





L’amertume de l’endive et du Campari est contrée par la douceur du sucre et du sésame. Vraiment délicieux. Un plat qui annonce déjà l’été…
Et puis le Campari reste mon apéritif préféré avec le Martini Blanc.




J’ai toujours le compte-rendu de mon déjeuner au Grand-Véfour à publier mais en attendant, dîner chez Assaporare (savourer en italien) cette semaine, restaurant italien dans le 12ème.


Photo prise dans l'Express Style.



Les propriétaires, en avaient marre de "mal" manger italien sur Paris et ont décidé d’ouvrir leur propre restaurant mais à leur rythme (le midi et 2 soirs par semaine). Giuseppe Lo Casale cuisinier-architecte vous sert et vous conseille sur les vins italiens. Cuisine ouverte sur Bianca et un autre Giuseppe, aux fourneaux, la table d’hôtes trône au centre, et sert à préparer les entrées.

On y mange :


un rotolo de mozarella avec de la roquette et de la brésala, ou une burratina pugliese crémeuse qui coule dans l’assiette

Une pizzaiola mozzarella gratinée brûlante dans son plat.

On poursuit avec des linguine au pesto de pistaches avec des morceaux de pancetta


ou une campagna dentro e fuori avec ses artichauts (flan ricotta parmesan œuf) sans parler de la salsiccia alla provola.


Et pour finir : Cassata palermitana ou le mousseux de « François » clin d’œil à François Simon sans parler du gâteau à la noisette et crème de marron.



L’huile d’olive bio vient de Toscane, elle est délicieuse. Les olives de l’apéritif sont énormes et gouteuses juste tombées de l’arbre. Je vous le conseille vivement.

Entrée : entre 11 et 13 euros
Plats : entre 15 et 18 euros
Desserts : entre 6 et 8 euros
Pas de menu

Assaporare
7 rue St-Nicolas
75012 Paris
01-44-67-75-77


Vous pouvez lire aussi quelques mots sur Assaporare chez Let eat be

et merci encore Sylvie pour le livre sur les restaurants triple étoilés. De quoi réver encore plus.

Une photo de Titus mon chat qui désespère de voir apparaître des campagnols à croquer mais la neige pour le moment, les protège de ses griffes. On attend tous le printemps non ?

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