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Pots de chocolat, ouzo et grenade - Où manger à Paris ?

Ecrit et réalisé par Very Easy Kitchen







Comment faire d’une simple crème au chocolat, un petit bonheur gustatif et visuel ?
Un peu d’Ouzo grec à la saveur anisée, de la grenade du Moyen-Orient et la douceur du chocolat pour un dessert qui donne des couleurs à l’hiver. La recette vient d’une australienne... vous aurez deviné que Donna Hay est dans la boucle. Je suis abonnée à la version numérique de son superbe magazine. Une merveille.






Pot de chocolat noir à l’ouzo et au sirop de grenade
Recette de Donna Hay pour 4 personnes
30 cl de crème liquide
200 g de chocolat noir à 70%
3 oeufs
5 cl d’ouzo
45 g de sucre brun
1 grenade
50 g de sucre blanc

Faites chauffer la moitié de la crème dans une petite casserole jusqu’au point d’ébullition. Cassez le chocolat en morceaux. Retirez la casserole du feu et plongez le chocolat dans la crème. Mélangez bien jusqu’à la fonte complète du chocolat et versez dans un cul de poule. Ajoutez les jaunes d’oeufs préalablement battus et l’ouzo. Mélangez bien à nouveau cette ganache.
Montez les blancs en neige, ajoutez le sucre brun dans les blancs d’oeuf. Incorporez les blancs d’oeufs dans la ganache en soulevant bien cette mousse.
Montez le reste de la crème au fouet et quand elle est ferme intégrez la à la mousse au chocolat.
Versez votre mousse dans des pots ou des jolis verres de présentation. Placez au réfrigérateur pour 3 ou 4 heures
Coupez la grenade en deux. Conservez bien le jus de grenade qui s’écoule. retournez chaque moitié de la grenade et frappez la avec un objet lourd pour que les grains de grenade se libèrent. Conservez 3 ou 4 belles cuillères de grains. Pressez bien la grenade pour obtenir le jus restant. Placez le jus dans un petite casserole avec le sucre blanc, mélangez bien et portez à ébullition. Faites cuire et réduire pendant 5 bonnes minutes afin d’obtenir un sirop. Laissez refroidir.
Servez vos pots avec un filet de sirop de grenade et quelques pépites de grenade en décoration.





Quelques news ? que manger ? où manger sur Paris

Ma galette de l’année, celle de Gontran Cherrier (22 rue caulaincourt à Paris mais deux autres adresses aussi sur Paris)





Vous avez envie de gouter à une galette des rois décalée et originale ? Foncez chez Gontran Cherrier pour une galette au citron confit et sarrasin grillé. Je ne sais pas jusqu’à quand elle est proposée mais elle est une belle alternative à la frangipane que je trouve souvent écoeurante.



Où manger ? Si vous venez en week-end réservez dès à présent.

Pirouette et l’Atelier Rodier. Deux essais concluants cette semaine.


Pirouette installé près des Halles, une belle salle en bois clair et une terrasse ombragée l’été. Une carte bistrot moderne et une belle sélection de vins. On peut vous proposer aussi bien de l’alouette qu’une belle pièce de boeuf ou de poisson. Leur spécialité en entrée, l’oeuf parfait que j’ai pu déguster avec une crème d’artichaut et des trompettes de la mort. L’oeuf parfait dans le menu déjeuner de midi (18 euros) était servi avec un velouté de châtaignes.





Ensuite, lieu jaune, coques et éclats de chorizo avec des poireaux crayons grillés pour moi et un beau morceau d’onglet pour mon compère. Des plats simples et plus complexes dans la carte pour ravir tous les estomacs.





En dessert, un superbe et fabuleux riz au lait au caramel au beurre salé à se partager.






Certainement un bel avenir pour ce restaurant tenu par le chef Tommy Gousset un ancien de Taillevent, du Meurice et de Daniel à New-York.
Pirouette 5, rue Mondétour 75001 Paris 01.40.26.47.81


L’atelier Rodier. Vous trouverez chez Stéphanie un super article sur ce restaurant et de magnifiques photos. Les miennes étaient ratées du fait de manque de lumière.

Deux chefs étrangers, Destin Ekibat (Congo) et Santiago Torrijos (Colombie), aux fourneaux pour une cuisine française revisitée. Là aussi une formule déjeuner à 18 euros, une formule à 37 euros aussi mais la possibilité de faire un repas 5 services pour 55 euros le soir.

Chez eux, l’entrée signature est composée de délicieux ravioles de girolles, jambon cru ibérique et d’une crème à la verveine citronnelle très gourmande qui ouvre les papilles. J’avais pris une terrine de foie gras de canard mi-cuite, betterave et oignons rouges également parfaite. Juste avant,  en amuse bouche,  une délicieuse crème de chou-fleur aux éclats de noisettes.

Ensuite,  j’ai pu y manger la meilleure joue de boeuf de ma vie proposée avec des dés de céleri rave et topinambours. La joue de boeuf est effilochée (pas besoin de couteau), reconstituée et légèrement snackée avant d’être servi dans un jus dense. Très très bon.
Il y avait aussi une belle pièce de cabillaud pour les amateurs de poisson avec un espuma de pommes de terre et une viennoise citron gingembre.
En dessert, un Paris Brest minute à la glace praliné et mousse de caramel beurre salé avec une pointe de menthe qui vient affoler les papilles et allége la sensation de sucre.

La carte des vins est courte mais va probablement s’étoffer.

L'Atelier Rodier
, 17, rue Rodier, Paris (IXe), 01-53-20-94-90, tous les soirs de mardi à samedi, ainsi que les midis de jeudi à samedi

Un peu de comfort food, un peu de Shanghai, un peu de musique


Article écrit et réalisé par Very Easy Kitchen


Je ne sais pas pour vous mais je trouve que cette année particulièrement la reprise cette semaine a été difficile. Cela fait longtemps maintenant que les entreprises demandent beaucoup à leurs salariés sous prétexte que la situation économique est dure. Et toute cette pression constante depuis de nombreux mois commence à peser très lourdement, avec peu de satisfaction en retour. J’aimerais un jour entendre que la situation économique est bonne, que l’on peut embaucher plus de monde, que l’on peut enfin réfléchir sans stress et oser des choses avec la possibilité de se planter sans dommage. Un jour peut-être...




Alors rien de mieux qu’une recette de Donna Hay, la reine de la Comfort Food australienne pour reprendre un peu de tonus. La recette d'origine est avec des navets mais j'ai préféré utiliser des navets boule d'or, à la belle couleur jaune et au goût plus sucré qui se prête bien à être rôtis.




Porc aux navets d’or et poires caramélisées
Pour 2 personnes
2 belles côtes de porc
2 poires fermes type conférence
4 navets boule d’or
1 citron bio
50 g de beurre
1 cuillère à soupe de sucre brun
sel et poivre du moulin


Faites préchauffez votre four à 220°C. Lavez et pelez vos navets. Coupez en tranches pas trop grosses. Coupez vos poires en 4 sans les peler. Dans un grand saladier, mettez vos navets, vos poires, arrosez les d’un demi-jus de citron et de cuillère à soupe d’eau. Avec les mains c’est plus facile, enrobez tous les légumes et fruits du jus de citron et du sucre. Quand vous avez bien mélangez, mettez les dans un plat allant au four, rajoutez le demi-citron non utiisé dans le plat et deux noisettes de beurre et enfournez pour 15 minutes.
Pendant ce temps, faites dorer à la poêle vos côtes de porc 2 minutes de chaque côté c’est juste pour la coloration. A mi-cuisson des navets, sortez le plat, remuez et placez sur le dessus vos côtes de porc. Remettez au four pour 20 minutes environ en diminuant le four à 200°C. Servez aussitôt.




En octobre l’année dernière je suis partie à Shanghai et après l’hôtel URBN je ne vous avais pas encore parlé de Shintori. Si vous avez prévu de vous rendre à Shanghai n’hésitez pas une seconde; La cuisine est fusion mais largement orientée vers le Japon. L’endroit est impressionnant et énorme.













C’est un espace tout en béton, rien de superflu, avec une estrade où officient les cuisiniers qui saluent à la japonaise toute personne qui entre. Une longue table d’hôtes au centre et un bar à sushis près de l’entrée permet de manger sans avoir à attendre une table. Atmosphère d’expats. En haut sur les mezzanines des tables pour voir et être vu (on peut y dîner tard et beaucoup d’expat viennent ici manger des sushis). Aucun endroit comparable en France dans cette demesure. Dommage que l’on n’ait pas l’équivalent à Paris.





La cuisine n’est pas ultra originale mais c’est très bon : poulet teriyaki, des tempuras de légumes, carpaccio de différents poissons ultra frais, une fondue où l’on plonge dans un bouillon des fines tranches de boeufs (beef sukiyaki), des légumes, champignons enoki et tofu, et un sublime dessert : glace au sésame noir avec un flan vapeur au sésame blanc à mourir.






Shintori

803 Julu Road, by Fumin Road 
( French Concession) 

Tel : +86 (21) 5404-5252


Nous avons également craqué deux fois pendant notre séjour pour M.Ms Bund, le restaurant de Paul Pairet, chef français qui ouvre les endroits les plus hype de Shanghai. C’est surtout sa tarte au citron strastosphérique qui nous a fait revenir deux fois. Un citron confit longuement évidé et ensuite rempli d’un sorbet citron, d’un lemon curd et d’une chantilly citronnée accompagné d'une barrette de sablé breton.


(photo prise sur flickr).

On y dîne et ensuite direction l’étage supérieur au Red Bar dont la terrasse panoramique offre une des plus belles vues de nuit sur Pudong (musique pointue et atmosphère décadente ).



Pour finir, un peu de magie avec ce morceau merveilleux de Cascadeur, un des meilleurs morceau de 2010 pour moi. En concert le 23 mars au Café de la Danse à Paris.


Cascadeur - Walker clip officiel
envoyé par jimihubabua. - Clip, interview et concert.



Now I'm lost, I lost the way to go, I walk for miles, I talk for lies, looser...
Now I'm lost I waste my time my days, I eat sometimes I drink some wine, winner...

I'm a walker, walker, walker, walker.

Now I'm lost, I lost my words and soul my cards and keys, but not my name, walker

Now I'm lost, I waste my life away,
Like a blank that's my left wonder

I'm a walker, walker, walker, walker.

Les asperges selon Christian Le Squer et Donna Hay






Voici les deux dernières recettes d’asperges vertes et ensuite je ne vous embête plus avec cette tige verte. Pour finir en apothéose, j’ai choisi deux recettes, l'une d’un restaurant triple étoilé et l’autre de la papesse de la comfort food australienne.

Je vous ai parlé récemment du livre Cuisinez chic avec les grand chefs (Editions Minerva) dont le principe est de prendre un produit simple et de le transformer en un produit sophistiqué passé à la moulinette d’un grand chef. Vous avez peut-être vu l’émission Chic sur Arte dont ce livre est l’aboutissement.



Alors pour commencer une recette de Christian le Squer, chef de Ledoyen*** depuis 1999. Ce breton d’origine élabore une cuisine classique revue et corrigée avec un leitmotiv : que le client conserve de ses plats : «un moment, un goût et des saveurs».
Un des plats préférés des riches habitués du restaurant : le blanc de turbot de ligne juste braisé, pommes rattes écrasées à la fourchette et montées au beurre de truffe.




J’ai donc choisi une recette d’asperges par ce chef car elle est originale et le mélange des produits est intéressant.

Asperges vertes, pamplemousse grillé et sauce à la tapenade
Par Christiane le Squer
Je vous donne les ingrédients pour 4 personnes mais je les ai réduits de moitié.
16 grosses asperges vertes
1 petit pot de tapenade d’olives noires de bonne qualité ou une tapenade maison
25 cl de bouillon de volaille
1 pamplemousse rose
5 cl d’huile d’olive
estragon et gros sel.

Préparez vos asperges en coupant les pointes d’asperges à 15 cm de longueur environ. Conservez les queues. Pelez les queues d’asperges et coupez les en gros morceaux que vous aller faire revenir avec l’huile d’olive dans une casserole. Ajoutez le bouillon et laissez cuire une heure à feu doux. Passez au chinois en pressant bien les asperges pour en extraire le jus et ajoutez la tapenade. Conservez cette sauce au chaud.
Rincez les pointes d’asperges et faites les cuire en botte de 4 asperges dans une eau bouillante très salée pendant 3 ou 4 minutes car elles doivent rester croquantes. Plongez les dans de l’eau glacée.

Pelez le pamplemousse à vif pour obtenir de grosses tranches. faites chauffer une plancha ou un grill sans matière grasse et faites griller les tranches de pamplemousse sur le côté pour les faire noircir légèrement.
Servez vos asperges avec des quartiers de pamplemousse et des feuilles d’estragon cisélées. Nappez avec la sauce à la tapenade.





Ma sauce était un peu trop liquide et je n’aurais pas dû mettre tout le jus des queues d’asperges mais sinon cette association pamplemousse tapenade fonctionne bien avec les asperges. Si vous réalisez cette recette, veillez bien à obtenir une sauce onctueuse.


Passons à une recette beaucoup plus simple que vous pourrez même préparer pour un pique-nique ou un lunch au bureau. Elle est inspirée d’une recette de Donna Hay que j’ai modifiée car celle-ci utilisait du brie... je ne sais pas pourquoi mais le mélange brie+asperges+saumon fumé, je le sentais moyen. Je ne vous présente plus Donna Hay, auteur de nombreux livres de cuisine qui restent des best-sellers plusieurs années après leur publication. Je suis une fan de son magazine culinaire qui est publié en Australie (abonnement possible).





Sandwich au saumon fumé et asperges selon Donna Hay

Pour deux ou 3 sandwiches

8 asperges vertes cuites encore croquantes
2 ou 3 tranches de pain de mie dont vous aurez coupé les bords et que vous aurez légèrement aplaties avec un rouleau à pâtisserie
2 ou 3 tranches de saumon fumé
du fromage frais
quelques gouttes de citron
du raifort en purée
de l’aneth
du papier d’emballage blanc et du raffia pour la décoration.


Préparez votre sauce à l’aneth en mélangeant le fromage frais avec de l’aneth ciselée, une pointe de raifort et quelques gouttes de citron. Vous pouvez zapper cette étape et acheter directement une sauce toute prête si vous êtes un peu pressé ou flemmard.
Posez une tranche de pain de mie, tartinez là de sauce, posez une tranche de saumon fumé et quelques asperges coupées en deux dans la largeur si elles sont trop grosses. Rajoutez un peu de sauce, du poivre et de la fleur de sel. Fermez votre sandwich en faisant se chevaucher les pointes opposées. Enroulez votre sandwich avec une bande de papier d’emballage en serrant un peu. Fermez avec un brin de raffia ou avec du fil de cuisine épais.




Conservez bien au frais avant de déguster. Prévoir un sandwich par personne. L’avantage c’est que l’on ne mange pas beaucoup de pain avec ce sandwich




Pour finir, je ne vous ai pas parlé des 3 derniers concerts vus ces 6 dernières semaines. Benjamin Biolay au Casino de Paris pour un concert très bon mais dont j’ai trouvé le son vraiment mauvais et saturé (les ingénieurs du son actuellement privilégient un son hyper fort et saturé pour le rock et cela en devient inaudible). LCD Soundsystem, incroyable sur scène, un concert d’anthologie avec un James Murphy arpentant le boulevard avant son concert, très proche de ses fans et du bar du coin ! Enfin mes chouchous nord-irlandais de Two Door Cinema Club à la Cigale qui en 4 mois ont pris encore plus d’assurance et nous ont servi un concert enthousiasmant à la Cigale. Pas de concert prévu avant la rentrée, à moins que Foals se décide à faire un vrai concert et non un festival...




Si vous êtes à Paris le 12 juin, n’oubliez pas que le plus grand feu d’artifice d’Europe sera tiré au Parc de St-Cloud. Malheureusement je ne serai pas à Paris mais j’adore les feux d’artifices.

Prochaine recette, je ne sais pas encore, cela dépendra du marché mais ce sera peut-être une tarte ou un wok.

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